MACHINE A IMPRIMER A PLUSIEURS COULEURS
11 faut bien faire attention à ce que les cylindres à devise et le cylindre de transport, ainsi que leurs engrenages, aient des dimensions ou des rapports propres à donner un registre correct dans le sens longitudinal de toutes les devises. On opère l’ajustement latéral des cylindres à devises avec les pièces représentées au pointillé en A x et a* dans la ligure 32.
La première, ou A*, est un anneau à coulisse faisant partie du bâti, et les secondes a s des vis à caler qui jouent dans cette coulisse pour opérer le mouvement requis d'ajuste- *ment.
Les rouleaux encreurs ou à couleur l 1 ont un mouvement
fl |
de glissement le long de leurs axes qui sont à nervure pour les empêcher de tourner dessus. Ce mouvement de glissement est produit par des ressorts ou des plans inclinés, placés à chacune de leurs extrémités, et qui, à mesure qu’ils tournent, viennent toucher des épaulements ou des pièces en saillie établies et fixées sur le bâti, et disposés de manière à imprimer alternativement le mouvement dans deux directions opposées au moment ou deux des quatre dépressions dans les cylindres sont en regard des petits rouleaux e 1 et <?*, comme on l'a représenté dans les figures, afin de procurer une distribution plus. uniforme de l’encre ou des couleurs.
Le travail de la machine est facile à concevoir, d’après la description qu’on vient d’en donner. L’effet produit consiste en ce que chaque cylindre à devise est respectivement chargé d'encre ou de coul'eur par ses rouleaux distributeurs, et imprime les lettres, les dessins, légendes ou devises qu'il porte, soit en creux, soit en relief sur le cylindre de transport, quj transmet les impressions qu’il a reçues à la surface de la matière qu’on veut imprimer par la pression de cette matièro sur la surface convexe de ce cylindre de transport, pression qu'on applique à l'aide du tambour c qui fonctionne en même temps que le cylindre.
APPENDICE
Impression mécanique des Papiers peints, par M. Leroy, fabricant de papiers peints, rue Lafayetie, 86. (Rapport fait par M. Ch. Larollaye.)
Les beaux résultats obtenus par l’emploi des rouleaux dans l’impression des tissus, ont dû naturellement faire penser à. appliquer les mêmes procédés à l’impression des papiers peints ; mais la solution de ce problème, qui semblait devoir être facile, a présenté, dans la pratique, des difficultés bien grandes, lorsqu’on en est venu à remplacer par le papier l'étoffe composée de fils écartés entre lesquels pénètre la couleur, qui peut supporter des pressions considérables, et offre une grande résistance à la traction.
M. Zuber, de Rixhcim, près Mulhouse, tenta le premier d’employer, pour l’impression des papiers peints, les cylindres gravés en creux qui servent à imprimer les étoffes, et réussit parfaitement pour des dessins délicats, des tarots de cartes, etc. Mais lorsqu’il voulut, comme cela est indispensable dans la fabrication des papiers courants pour tenture, appliquer des masses de couleur un peu considérables, il fut obligé de renoncer à ce procédé, qui est peu propre à donner un semblable résultat, même pour les étoffes.
M. Zuber essaya bien aussi le cylindre en relief, mais n'obtint pas de bons résultats ; il préféra quitter cette voie pour l'exécution des papiers rayés, qu’il fabrique par un système de boites à couleurs à compartiments, qui viennent fournir les diverses couleurs à des pinceaux ou tire-lignes qui les déposent sur le papier qui s’avance en ligne droite.
A Paris, un essai continué avec persévérance a conduit à quelques résultats, achetés à grand prix, un inventeur, M. Bis- - nnet, résultats qui lui ont permis do continuer une fabric-.„/nn assez restreinte. Nous reviendrons plus loin sur le principe qui lui a permis de les obtenir.