DE L'IMPRESSION DES ÉTOFFES DE COTON ET DE LIN
Les procédés pour l’impression des toiles de lin étant les mêmes que pour les toiles de coton, nous ne parlerons que de ces dernières : tout ce que nous dirons sur le coton est applicable au lin. Nous observerons d’ailleurs que les fibres textiles du coton, du lin et du chanvre, ne sont que des ligneux, proprement dits ( cellulose ), d'une même nature chimique.
Les étoffes de coton sur lesquelles l’imprimeur exerce son art, sont connues dans le commerce sous le nom de calicots , plus ou moins fins, tissés unis, c’est-à-dire à deux marches. On imprime quelquefois sur mousseline; mais les procédés étant les mêmes pour toutes les étoffes de coton, nous n'en ferons aucune différence dans nos descriptions.
Notons simplement ici qu’avec la fibre textile du coton, oia fabrique actuellement, en étoffe unie , le calicot, la percale, le croisé pour meubles, le jaconas, la mousseline, le velours de coton, le barège, l’organdis; et en étoffe ouvragèe, la mousseline satinée, à jour, etc., les organdis rayés, les organdis fondus, les balsorines, le crêpe de Chypre, le crêpe façonné, le barège ouvragé, le willis, étoffe imitant le tulle, la percale brochée (brillanté), les piqués grecs.
Ces étoffes exigent toujours des préparations plus ou moins multipliées, selon qu’elles sont livrées à l’imprimeur par le tisserand lui-même, ou par le commerce. Dans ce dernier cas, elles n'ont presque pas besoin de préparation, parce