MARQUES ET PRÉPARATION DES ÉTOFFES
que le manufacturier a intérêt de livrer ses toiles apprêtées, afin de leur donner un coup-d’œil plus agréable ; cependant comme ceci n'est pas une mesure générale, nous entrerons dans les détails des préparations, et pour cela nous supposerons que l’imprimeur les reçoit du fabricant au sortir du métier.
Il est nécessaire d’observer, avant tout, que celui qui se livre à l'impression des tissus doit toujours se mettre à même de reconnaître l’origine des matières premières qui ont servi à leur fabrication, et la manière dont les fibres textiles ont été filées et tissées. Pour le coton , il doit savoir que toutes les espèces ne sont pas également propres à recevoir les mè>mes teintes; que le coton de Fernambouc se teint mieux en rouge turc, et produit des nuances plus vives que le coton Géorgie; que le coton Macédoine est inférieur aux deux précédents pour tous les genres de teinture, attendu qu’il ne présente jamais que des couleurs ternes, maigres et ràclées.
La qualité d’une toile de coton destinée à l'impression, dit M. Persoz, dépend aussi de l’égalité du fil, de la manière dont il est tondu, en un mot de la régularité du tissu.