‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 7 sur 156 · MARQUES ET PRÉPARATION DES ÉTOFFES · texte numérisé non relu

MARQUES ET PRÉPARATION DES ÉTOFFES

Marques des étoffes. — La première opération que l’on fait subir aux étoffes écrues, consiste à mettre aux extrémités ou chefs de toutes les pièces, une marque au moyen de laquelle on puisse toujours la reconnaître durant les diverses périodes du travail pour l’impression. Cette marque doit être faite avec une encre grasse, capable de résister à tous les traitements auxquels on soumet la toile. On peut donc se servir d'encre d’imprimerie, noire ou rouge, ou d'une encre

formée d’halle de lin rendue siccative, dans laquelle on délaie soit du goudron avec du noir de fumée, soit de la sanguine.

Préparations. — Quels que soient le» perfectionnements apportés à l’art de Hier, il est impossible d’obtenir des fils qui soient exempts de duvet, et de fabriquer des tissus qui ne présentent quelques aspérités, qui proviennent, soit des brins de fils, soit des nœud9 formés durant le tissage. Ces aspérités, qui rendent déjà le blanchiment inégal, présentent des inconvénients bien plus graves çncore à l’impression, en ce que les fils et les nœuds qui les forment, empêchent, en se rabattant sur l’étoffe, les parties qu’ils masquent do recevoir la couleur, et la font apparaître ensuite, en se relevant comme autant de points blancs réservés.

Pour que les étoiles reçoivent avec avantage l’impression ' des diverses couleurs employées en teinture, il ne suffit pas d’enlever toutes les aspérités que présente leur surface; il faut encore, pour que les matières colorantes s’y combinent uniformément, pour que les couleurs y soient lixées en conservant leur vivacité et leur éclat, pour que les parties destinées à, rester blanches conservent leur pureté, môme après avoir passé dans les bains de teinture , que par des opérations rationnelles , chimiques et mécaniques, on en fasse disparaître toutes les matières étrangères, soit inhérentes à la nature de la Cbre brute, soit introduites par le fait mémo du filage et du tissage ; do là vient la nécessité des diverses préparations.

Ces préparations sont au nombro de cinq, dont voici l’énumération ; elles consistent : 1° à bien dégraisser les toiles ; 2° à leur donner le roussi ; 3° à leur faire subir l’opération du blanchissage ; 4° celle du passage au sur; 5° celle du calandrage. Nous allons décrire successivement chacune de ces opérations.

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