‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 8 sur 156 · DÉGRAISSAGE DES TOILES · texte numérisé non relu

DÉGRAISSAGE DES TOILES

. Au sortir du métier, les toiles sont imprégnées de colle et d’une matière grasse dont on couvre les fils, afin de les faire glisser plus aisément. Dans le blanchiment, cette graisse fondrait nécessairement, se répandrait sur l’étoffe, la tacherait et empêcherait la couleur de prendre; il est donc important de l'enlever entièrement.

Pour cela, on les fait tremper pendant vingt-quatre heures dans une dissolution de potasse un peu caustique, marquant de 1 à 2 degrés à l’aréomètre de Baumé, chauffée à lr température de 30 degrés (Réaumur) : on les lave, on les replonge ensuite dans la même lessive de potasse, on les fait bouillir pendant quinze ou vingt minutes, on les lave avec soin à la mécanique que nous allons décrire, pour en enlever toute la lessive, chargée des parties graisseuses avec lesquelles l'alcali s’est combiné, et a formé un savon qui se dissout parfaitement dans l'eau qui l’entraîne.

Le dégraissage de la fibre ligneuse , dit M. Persoz, se compose de deux ordres d’opérations, les unes chimiques, les autres mécaniques.

Dans les opérations chimiques , on soumet les toiles à l'action : 1° d’une ou deux lessives de chaux, dans le but principal de saponifier, en formant des combinaisons calciques, les corps gras ou résineux qui s’y trouvent adhérents ; 2® d’uh bain acidulé, soit d'acide sulfurique, soit de chloride hydrique, appelé à décomposer les savons calcaires, formés dans l’opération précédente et à mettre les acides gras ou résineux en liberté; 3® d'une ou de plusieurs lessives de carbonate sodique, qui doivent opérer la dissolution des acides précédents.

Dans les opérations mécaniques , qui sont le complément des premières, on a pour objet de fâiro disparaître les sub-

stances insolubles et solubles qui se rencontrent, les unes à la surface, les autres dans \cs. pans 4e l'étoffe.

Plusieurs appareils soit à feu nu, soit à la vapeur, ont été inventés successivement pour lessiver lçs tissus qu'on destine à l’impression.

Première machine à, laver les éloffcSj pl. 1. — La

figure X représente la machine \ue çn perspective. On vuit en CjDj une bâche ou un çoffre dans lequel tourne le cylindre A, dont l'intérieur est divisé en quatre compartiments par deux plans qui se, coupent à. angles droits, suivant l'axe 4u cylindre. Qu, a supprimé çUps la figure un quart du fond du cylindre pp#r çriQnlrcr l’in.térieur de l’un, des compartiments. .

pans les bonnes manufactures, on ne fait PA 15 chauffer les. liquides dans des chaudières bAties dans, d es fourneaux, à l’aide du fep qu'on entretient dans les foyers; c’est à l’aide 4a la vapeur de l’eau bouillante, que l’on fiaty arriver dans de? Loquets dp bois, plus ou moins grands selon les circonstances, par de petits, tuyau? en cuivre armés de robinet?. Ce moyen est infiniment plus économique, il supprime les chaudières en cuivre, les fourneaux, l’entretien du feu sou? chaque chaudière, ce qui est très-dispençHeux : on y substitue des baquets eq ppis, construits avec dçs douves et cerclés en fer, qui permettent aux ouvriers de manipuler auprè? sans danger. Un seul feu chauffe une grande chaudière., en forme d'alambic, çn fournissant une vapeur abondante qu’oq dirige dans les baquets, comme nous l’avons déjà dit, et on en arrête l’émission en fermant le robinet.

Dans cette hypothèse, que noos supposerons toujours existante dans les ateliers, voici comment on opère avec la machine à laver : Op verse dans la bâche C,D, l’eau en quaulité convenable pour qu'elle s'élève à uu décimètre dans le cylindre A. La bàçhe 0, f), est garnie d’un tuyau à vapeur partant de la pliaudière. Ça jaisse arriver ce fluide jusqu’à çq

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