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qye l'eau et les pièces soient chauffées au maximum, c’està-dire presque au degré de l’ébullition. On fait retomber le couvercle B, et l'on met le cylindre en mouvement; les trous qui, sont sur Içs fonds laissent entrer librement l’eau chaude et la vapeur. La vitesse du cylindre doit être telle qu’on doit entendre tomber les pièces d’une cloison sur l’autre, chaque fois qu’il est élevé hors de l’eau. Si le mouvement était trop rapide, le linge serait retenu, par la force centrifuge, contre les parois du cylindre; s’il était trop faible, il coulerait le long des cloisons : dans les deux cas, il n’y jurait que peu ou point d’effet produit. Quand la machine a la vitesse convenable, elle peut laver sa charge de pièces en moins d’une demi-heure.
Deuxième machine à laver les étoffes, pl. 1, fig. 2. — Il a été inventé depuis plusieurs années, ep Angleterre, une machine à laver qui est employée avec avantage dans la blanchisserie établie à Paris, sur la Seine, en face du Louvre; elle diffère de la précédente par plusieurs dispositions importantes. L'intérieur de la roue B est divisé, comme la précédente, par des cloisons diagonales, en quatre parties égales, sans communication les unes avec les autres; les objets à laver s’introduisent par des ouvertures elliptiques d,d,d,d, qui sont ensuite exactement fermées. L’axe de rotation est creux et communique intérieurement , par des trous, avec chacun des compartiments, et extérieurement avec les tuyaux a, b , c, garnis de robinets. Le premier robinet sert à introduire de la vapeur dans la roue, le second de l'eau de savon, le troisième de l’eau pour le rinçage. Ou ouvre l’un ou l’autre de ces robinets, selon le besoin qu'on en a. Le liquide, après avoir séjourné un temps suffisant dans la roue à laver, sort par des ouvertures pratiquées sur quatre points de Ja circonférence de la roue également distants. Les ouvertures dont nous venons de parler, et qui correspondent chacune à une divisiou de la roue, sont rectangulaires; elles sont dis-
ü première partie.
posées sur la même circonférence et sur une même ligne parallèle à. l’axe de rotation ; elles peuvent s'ouvrir et se fermer toutes à la fois par une plaque à coulisse qui ferme séparément chacune des ouvertures. Un cercle léger en fer enveloppe librement la circonférence du cylindre de la machine et ne peut obtenir qu'un mouvement de va-et-vient circulaire, à cause de quatre ouvertures longitudinales d'une longueur égale au trou pratiqué pour laisser sortir l’eau. Chaque plaque à coulisse porte un bouton qui entre librement, et avec un peu de jeu, dans des trous semblables pratiqués dans le cercle de fer, indépendamment des trous longs dont nous avons parlé. Sur la circonférence du cylindre sont fixés, dans des points correspondants aux trous longs du cercle de fer, des goujons en fer qui entrent dans ces trous : une cheville en fer qui traverse chaque goujon retient le cercle à une hauteur convenable pour lui laisser toute sa liberté et l’empêcher de sortir de la place qu’on lui a assigné. Ce cercle est garni d’un talon fort, destiné à le faire mouvoir en avant ou en arrière, afin d’ouvrir ou de fermer à volonté les quatre trous à. la fois pour faire sortir l’eau ou pour l'y retenir.
Actuellement, il est facile de concevoir le jeu de cette machine. Si le cercle est poussé en avant, autant que le lui permettent les goujons qui passent dans l’entaille longitudinale, les quatre trous sont fermés ; mais si l’on tire le talon en arrière, autant que le permet la longueur de l'entaille longitudinale, tous les trous sont ouverts, puisque le cercle entraîne avec lui les plaques à coulisse par les boutons qui sont liés avec lui, en entrant dans les trous ronds qui y sont pratiqués : ce mouvement ne se fait pas à la main, il est produit par la rencontre d’une pièce en fer fixée contre les montants x,y.
Le liquide qui s’écoule est recueilli sous la roue par un encaissement qui le conduit au dehors. Cette roue, celle qui
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précède et celle qui va suivre, reçoivent le mouvement du moteur adopté dans l’établissement , par des courroies que l'on peut facilement embréer ou débréer , comme on le verra dans la description qui va suivre.
Troisième machine à laver les étoffes^ pl. 1, fi g, 3. — Le rinçage à l'eau froide se fait, sur un courant, par uu moyeu facile à concevoir. On se sert de cylindres à grosses canne-, lures ou taillés en polygones, de sorte que la toile qui passe entre eux éprouve un battage qui la dégorge.
Dans les localités où l’on n’a pas de courant d’eau claire* Qn se sert de roues à laver dans le genre de celles que nous venons de décrire (fig. 1 et 2) dans les deux articles précédents. La figure 3, représente en coupe horizontale cette troisième machine, qui olfre quelques dispositions différentes de. la précédente.
C'est un tambour de % mètres { G pieds ) de diamètre, 8j2 milîim. (30 pouces) de, long, tournant, sur son axe avec, une vitesse de 30 to.urs par minute environ, et. qui emploie, lia force d’un demi-cheval. Son intérieur est divisé , comme les deux précédentes, en quatre compartiments, par des, cloisons,, dpns la direction du rayon, formées par des planches qui laissent entre elles des, ouvertures, de 27 millim. (J, poqpe), Le fond P est percé, comme celui de la deuxième machine , de quatre grands trous ovales correspondant aux compartiments, et le fond C est percé tout autour de Taxe, et du, bord extérieur;, près de la circonférence, d’un grand nombre, de. petite trpu^, par lesquel? l’eau r introduite dans la, roue, par l’a^e même du cylindre, comme dans la dguxjème, machine, s’échappe, à mesure qu’elle y arrive, par une rangée de trous bj pratiqués sur upc ciccopférenc.c inteçmé?, djairc. où, elle ç?t jetée, à deux points diamétralement opposés, par' deux tqyaux, «r, n* cm'rpspoudanf à un, grand, tube P,, garni d’uu robinet E : on voit en. r, r, r, etc., les b|0us p^ lesquejs ^eau est.,iu(jço(lyit^. a j . ... t .
Étoffes imprimées, 2
Les pièces de toile à dégorger étant jetées dans le tambour par les ouvertures du fond B , en paquet à peu près égal dans chaque compartiment, on met Ja roue en mouvement, et l’on ouvre en môme temps le robinet I; ces paquets, sans cesse remontés et retombant de même par leur propre poids, tantôt de la circonférence sur l’axe, et de l’axe sur la circonférence, se trouvent, au bout d’une heure, parfaitement dégorgés.
Cette roue, comme les deux précédentes, peut être mise en mouvement, ou être arrêtée à volonté, par le levier d'embréage d, à l’aide d’un mécanisme très-simple, qu’il est important de décrire une fois pour toutes.
Une pièce circulaire f, ordinairement en fer ou en bronze, est invariablement fixée sur l'arbre de la roue , et ne peut tourner qu’en l’entraînant. Une pièce semblable et à manchon g, peut, au contraire, se mouvoir librement sur le prolongement de cet arbre : cette pièce g porte la poulie 7», sur laquelle passe la courroie qui la fait tourner. La pièce f porte deux ou plusieurs forts taquets i, i, qui, lorsqu'ils sont engagés dans les croisillons de la pièce g, reçoivent le mouvement imprimé à la poulie h; tandis que lorsque les croisillons ne sont plus en prise, la poulie h peut tourner sans entraîner la pièce g ; et par conséquent le tambour. On appelle embréage la communication de ces deux pièces, et débréage leur séparation.
C'est par le moyen du levier coudé d que s’opère ce changement. Le levier a son centre de mouvement au point o, sur le bâti de la machine; son petit bras est engagé entre les deux parois de la poulie, dans la partie qui n’est pas couverte par la bande de cuir qui transmet le mouvement, de sorte qu’en élevant le bras du levier d , on rapproché les deux pièces f et g , qui marchent ensemble, bt l’on a fait Yem^rr^age. Lorsqu’on veut arrêter le tamboui 4 , ou baisse le bras d du levier, les deüx pièces f et g déséngrènent, lq
CRILLAGE ET FLAMBAGE. 15
poulie h tourne seule, le tambour ne bouge plus, et le débréage est opéré.
Cette machine est mise en mouvement par le moteur de l'établissement, soit par eau, par machine à vapeur ou manège : c'est ce que nous entendrons toujours en parlant de moteur. Nous ne le répéterons plus.