RAPPORT SUR LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC
isentiel de rendre le caoutchouc moins altérable par les alrnatlves du chaud et du froid en présence de l’humiditô mosphérique.
Le caoutchouc volcanisé possède en effet une élasticité us durable et plus grande que le caoutchouc pur ; il se raollit moins que ce dernier à la température de 40 degrés, ne devient pas poisseux sous l'influence des rayons solaires,
1 se gerce plus et ne durcit pas autant au froid soutenu de , centig., il reprend enfin sa forme élastique et ses dimenns primitives, même après avoir supporté une compression :-te et longtemps prolongée.
De plus, le caoutchouc volcanisé contient habituellement ( pour 100 de soufre interposé, ce qui n’est pas à négliger i point de vue du bénéfice réalisable par la différence des ! x du soufre et du caoutchouc.
On connaît maintenant quatre procédés de volcanisation J caoutchouc :
1° L’incorporation du soufre en fleur, suivie d’un étuvage la température comprise entre 115 et 130° centig., (prolé patenté en 1843. Goodyear ) ;
1° L’immersion du caoutchouc dans le bain de soufre à la
volcanisé à vulcanisé , parce que volcanisé rappelle le volcan et. que le soufre est igine volcanique. Mais une infinité d'autres corps ont la même origine, et volca- , pas plus que vulcanisé , ne fera comprendre que le caoutchouc doit à son mélange le soufre, la souplesse, la ténacité, etc. Il était alors bien plus simple d’employer Renient les mois sulfuré ou sulfaté , qui étaient bien plus énonciatifs de l'emploi du re, que volcanisé . Certain chimiste très-connu avait aussi un excellent nom à donau caoutchouc vulcanisé, mais, a-t-il dit, je me suis bien gardé de le mettre en t; car si chacun veut ainsi baptiser le produit à sa guise, il aura bientôt autant oms qu’il y aura d’écrivains; chacun, par d’excellentes raisons, trouvant le nom par onné préférable à tous tes autres, et, alors, il n'y aura plus moyen de s’entendre, liinisteaagi sagemcMit: mieux vaut un nom donné un peu à b légère, peut-être, a majeure partie des écrivains qui ont traité ce sujet, et que tout le monde a en- U et emploie, qu’un nouveau nom, fut-il mieux approprié, mais que personne ne ait. C'est ainsi qu'en jurisprudence on adopte cet axiome : mieux vaut une loi .ocre exécutée qu'une loi plus parfaite quon n’exécute pas. On ne doit, dans la ï ce, changer les noms répandus qu’avec beaucoup de circonspection et lorsqu'il y ccssité absolue, car de la confusion des mots dans le langage et dans les écrits, ■ te la confusion dans les idées. Presque tous les auteurs qui ont écrit avant M. le û n-teur, s’étant servis du mot vulcanisé, qui n’ofïro aucune ambiguité, et indique l’aci' du feu, de la cl&leur, on continuera à l’employer daos cet ouvrage, sans avoir, pt cela, l’intention de l’imposer à personne. On verra pins loin qu’il en a été de même p* le gutta-percha. Les choses en sont venues au point que beaucoup de gens, eu par-t la du caoutchouc vulcanisé, disent vulcanisé ou volcanisé : de même, en parlant du gt -.-percha, il* disent le ou ta, guua*pcrka ou jxrcha, comme ou voudra.
température de 115 à 120° centig., jusqu’à ce qu’il ait absorbé de ce dernier le 1/10 ou le 1/6 de son poids. Cette immersion doit être suivie d’un étuvage entre 150 et 180° centig., dont la durée varie avec l’épaisseur de l’étolfe er èâoutchouc (procédé patenté par Thomas Hancock , le 9 septembre 1843. Voir Bulletin de la Société, année 1846, p. 30) (Voir N°s 21, 22) ;
3° L’immersion à froid du caoutchouc pendant deux minutes environ, dans un mélange de sulfure de carbone et d protochlorure de soufre; vient ensiiite l’étuvage à 19 degrés puis un lavage à la solution de potasse, un rinçage à l’eau et enfin, le séchage à l’air, (procédé patenté le 1er octobr 1846, par M. Parkes, de Londres) . (Voir Nos 25, 29, 35, § 13)
4° L’immersion du caoutchouc pendant trois heures dan une solution aqueuse de polysulfure de potassium, marquan 23° Baumé; puis le lavage dans une solution alcaline, dan l’eau pure et sa dessiccation à l’air (procédé breveté en Franc le 6 novembre 1851, par MM, Gérard et Aubert). (Voir Chai I, N» 15, §2).
M. Solfier procède il est vrai, à la volcanisation de ses prc duits par les méthodes Goodyear et Hancock, selon qu’il tri vaille avec la pâte de caoutchouc sulfurée ou non sulfurée mais il opère avec certaines précautions considérées à jus! titre comme des perfectionnements simples, ingénieux et il dispensables à leur bonne fabrication.
Avant le brevet du 12 août 1849, pris par M. Solfier, ai eun moyen n’avait été publié pour volcaniser uniformémei des feuilles de caoutchouc d’une grande longueur. M. Solfie a imaginé de maintenir dans le bain de soufre la feuille ( caoutchouc toujours verticale et tendue, en fixant , par i) tervalles rapprochés, le bord supérieur de la feuille à ui tringle en fer, cylindrique et courbée circulairement, et bord inférieur à une tringle maintenue au fond du bain p . des contre-poids.
Pour volcaniser, dans le bain, des feuilles d’une dimensif plus grande que les précédentes, M. Solfier emploie fréquer ment deux tringles roulées en spirale dans le même pif vertical, auxquelles il fixe l’étoffe , comme nous l’avons cl plus haut. Ce système permet d’obtenir une pénétration ( soufre régulière, sans plis, sans soufilures pour le caoutchoi et, par conséquent, une feuille voleanisée d’un ton uniform résultat inconnu avant les perfetionnemente dont il vie ! d’être question.
Ainsi qu’il, arrive toujours aux observateurs attentif M. Solfier a pu tirer un parti excellent du bain de soufi
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l’utilisant comme source de chaleur plus économique de .ucoup qu’une étuve chauffée de 115 à 135° centig. , et tinée par conséquent à l’étuvage du caoutchouc sulfuré incorporation.
’oici comment se pratique la volcanisation close applicaaux feuilles de caoutchouc sulfuré , ainsi qu’aux étoffes blées de ce même caoutchouc : Veut-on voleaniser une lé ayant reçu le nombre de couches voulu, aussitôt après lessiccation des couches? L’étoffe est saupoudrée de talc r prévenir l’adhérence, puis enroulée sur un manchon de ; le tout est. ensuite recouvert de quelques tours de moln et porté sur l’axe en bois d’un cylindre de tôle dont l’ou-r ure reçoit un couvercle qui ferme en même temps le maui inférieur et le cylindre extérieur.
3 dernier porte eu outre deux petites cheminées qui laisexhaler les corps gazeux, et permettent au moyen de très en caoutchouc de même nature que l’étoffe, de coure l’instant convenable pour retirer le cylindre du bain ôufre dans lequel on l’avait maintenu par des tringles et poids, afin de surmonter la poussée du bain, ibituellement la 1 volcanisation exige quatre heures pour ■toffes doublées et deux heures pour le caoutchouc sans . D’ailleurs, le temps de la réaction varie suivant l’épaisdes pièces en expérience, et suivant aussi qu’elles retnt la température du Ipin, par l’intermédiaire d’une en tôle ou d’un moule en bronze, land il s’agit de voleaniser des objets découpés et de pelimension, M. Sollier a souvent recours à des sacs de ;r fortement enduits de colle de farine, afin d’obvier à tration du soufre. Par ces divers moyens brevetés le 15 mbre 1851, M. Sollier a évité les marbrures, et, surtout ivail ennuyeux de gratter les étoffes, toujours souillées ,>ufre après une immersion directe, bain <le soufre entre les mains de M. Sollier fonctionne à la fois comme matière sulfurante, et comme source |aleur, selon qu’il se propose d’effectuer une volcanisa- .lirecte ou indirecte.
; dimensions de ce bain sont de 80 centim. de profon-
[et de 2ra.25 de diamètre. On le maintient facilement à legrés, avec une très-petite quantité de poussier de
ères la volcanisation le caoutchouc répand encore une ht’ désagréable; quelle que soit sa couleur, il produit la n tion d’un corps sec et farineux, l’aspect en est terne, e ôt les surfaces se couvrent de soufre pulvérulent, et
cette espèce d’efflorescence continue souvent pendant pl sieurs mois. On fait disparaître tous ces inconvénients en d sulfurant plus ou moins profondément la surface du caot chouc, d’abord par une ébullition d’une à deux heures, da une solution de potasse marquant 35° Baumé, t ensuite p une ébullition dans l’hypochlorate de soude, enfin, par \ lavage à l’eau froide et la dessiccation à l’air. Au sortir ces divers traitements le caoutchouc présente généraleme un toucher plus doux et des nuances plus agréables à l’cei il reprend en outre plus ou moins la demi-transparence i caoutchouc pur, suivant que la désulfuration a été plus moins profonde. Cependant pour un fabricant exercé qui s’c cupe de l’embellissement de ses produits, sans perdre de r leur prix de revient et leur qualité, il y a toujours des pt fectionnements à introduire.
§ 9. Vernis pour le caoutchouc. — M. Sollier s’est do appliqué à découvrir la composition d’un vernis capable communiquer du brillant au caoutchouc, et qui fût doué souplesse, d’inaltérabilité autant que le caoutchouc volcan sur lequel on doit l’appliquer.
On y parvient, d’après M. Sollier, en faisant fondre caoutchouc volcanisé dans un vase de fonte, et en ayant s< d’agiter constamment. Dès que la liquéfaction est compl et sans attendre le refroidissement, on ajoute , par peti quantités de l’essence de térébenthine, ou bien de l’huile naphte, de l’huile de houille rectifiée, jusqu’à ce qu’on un liquide composé d’une partie de caoutchouc volcai pour 15 de dissolvant. Cette dissolution que l’on pour préparer avec plus d'art et qu’on devrait filtrer, s’appli à la dose d’une à deux couches, pourvue qu’on l’assocf une dissolution de caoutchouc ordinaire, afin de coram; quer plus de souplesse au vernis.
Les couches de ce vernis sont d’autant plus brillantes la solution mixte a été employée jjIus limpide, plus éten et que la dessiccation s’en est faite avec soin à l’abri poussières. Cette préparation a été brevetée par M. Soit \ le 7 octobre 1850.
Le 15 janvier 1851 , M. Sollier a breveté la coniposi 1 suivante :
Caoutchouc volcanisé . 0k.250
Caoutchouc ordinaire . lk.000
Huile essentielle . 7k.000
dans laquelle il suffit de tremper les objets de petite dir I gion, et de les exposer au soleil pour obtenir une couche1''