‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 44 sur 109 · RAPPORTS SUR IES PRODUITS EN CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

RAPPORTS SUR IES PRODUITS EN CAOUTCHOUC

ite, souple et très-adhérente. On peut encore procéder ame il suit : Quand une feuille est sur le point d'être terîée, on y passe une ou deux couches de caoutchouc délayé plus pur, qu’il faut sécher avant de les saupoudrer de fre ; vient ensuite l’étuvage à 40 degrés, puis la volcanion, et enfin , la désulfuration, le lavage à l’eau distillée la dessiccation à l’air. (Voir Chap. I, n° 14, § 1.)

/idée de colorer le caoutchouc à la surface est de Storow ; avril 1837. L’emploi des sels de cuivre seuls ou associés sulfate d’indigo, les applications de l’outremer, du verion, du rose laque, de l’acétate de cuivre, du chromate plomb, de l’oxyde d’Urane et de la céruse, ont été reeomndés par M. Parkes, de Londres, patenté le 1er octobre 6 ; mais la préférence accordée par M. Solfier aux sul- 3S métalliques comme matières colorantes, à l’exception ne seule, doit être prise en considération. En effet les ouaers artificiels d’Allemagne, qui fournissent des bleus, des nés et des verts d’une belle nuance, l’oxyde de zinc, le miilon qui donnent des blancs et des rouges, n’éprduvent une altération à la température de la volcanisation, en sence d’un excès de soufre. Pourtant votre comité ver- , avec satisfaction, l’orpiment proscrit comme matière co- ,nte jaune, vénéneuse, et remplacé par le sulfure de cadra dont la teinte est fort belle, si le prix de vente de ce luit le permettait. Ce qui distingue i\I. Solfier de ses prêteurs, c’est le choix de ces matières colorantes, et sur- , le mode d’incorporation par les cylindres broyeurs. En liquant ses procédés de fabrication au caoutchouc d’As- , dont le prix est de 1 fr. 75 cent, le kilog. au lieu de prix du caoutchouc venu de Para (Brésil), M. Solfier a, -seulement, préparé tous les produits présentés à votre été, mais il a, le premier, pu fournir, à raison de 3 fr. jiètre carré, de bonnes toiles de bâches pour diligences vagons, qui nous paraissent rivaliser avec les bâches simnent goudronnées, ou goudronnées et suivées, ou prépa-

à l’huile cuite et au suif.

près avoir fait, au nom de vos deux comités, l’exposé des :édés employés par M. Solfier pour travailler et façonner aoutcliouc, il convient de rappeler, en quelques mots, les ices rendus à l’industrie du caoutchouc par cet habile icant.

. Transformer le caoutchouc en pâte à la faveur d’une e essentielle ou de l’éther réduit en vapeur, recueillir les luits distillés, épurer la pâte à travers les toiles métallis, la faire jaillir par des filières de toute forme, afin d’ob-

Camtchouc. 14

15S première partie.

tenir à volonté des fils, des nappes de caoutchouc et au h soin, des étoiles doublées de caoutchouc étalé au moyen < sparadrapier, sont des opérations créées, décrites et pra quées par M. Barthélemy, suivant son brevet du 16 ja vier 1838 (1).

Mais l’idée de déposer sur l’étoffe un certain nombre couches très-minces, et d’attendre la dessiccation parfa: de chacune d’elles, constitue un perfectionnement indispe sable, imaginé par M. Sollier, pour obtenir une épaisseur caoutchouc résistant, homogène, sans viscocité ni soufflun

La toile de fond, glacée par un enduit de gélatine et mélasse est une application heureuse de produits conm pour obtenir des feuilles de caoutchouc lisses des deux côb Le résultat a été breveté par M. Sollier, le 15 janvier 18E

L’emploi de la fleur de soufre lavée ; celui des cylindi broyeurs pour avoir une incorporation uniforme des n tières pulvérulentes dans la pâte de caoutchouc , le moy de tendre les étoffes pendant sa volcanisation dans le bain soufre, la volcanisation en vase clos dans les cylindres, ds des sacs de papier, constituent certainement des perfectii nements et inventions d’une grande partie, pour la prépa tion des produits d’une fabrication soignée, qui n’a pas i core été surpassée à l’étranger.

3. Nous pouvons citer encore, comme travaux antérie de M. Sollier, la désulfuration plus ou moins profonde caoutchouc volcanisé ; c’est-à-dire , l’élimination du sou d’interposition, et par conséquent le retour à la transparei de ce caoutchouc désulfuré partiellement, sans préjudice pi sa résistance à la chaleur et au froid; nous citerons sa si stitution des chevilles en bois, et de forme un peu elliptiq à tous les robinets métalliques adaptés aux sacs et aux va de caoutchouc, la fabrication des fils ronds, découpés, d les nappes artificielles de caoutchouc épuré, ou, ce qui de beaucoup préférable, dans les feuilles d’une très-gra: étendue, provenant du caoutchouc naturel mis en blocs lindriques et débités à la scie.

(i) La Société d'encouragement n’ignore pas que MM. Gérard et Aubert ont pr 1 Brevet, le 24 septembre 18^9, pour un procédé de dissolution du caoutchouc et soi 1 plicatiou à la fabrication des fils, des tubes, etc., puis un autre brevet, le (i nove * 1851, pour les diverses applications du caoutchouc. Muis ces procédés qui ont obter * rapport favorable de la Société, se trouvent postérieurs à ceux de M. Sollier; le " parleur a du s’abstenir de les mettre on cause et de les commenter, puisque en d» “ Jive, Ils n’ont pu exercer aucune influence sur les inventions de M. Sollier.

( Note du rapporteur.)

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