PROCÉDÉ DE RELIURE
ande de caoutchouc entre les surfaces. Dans ce mode de ilfatage les joints sont, dit-on, beaucoup plus étanches que ans l’ancien procédé.
'revet d’ invention de 15 ans, en date du 15 novembre 1837, au sieur Dowsett, de Londres , pour un procédé de reliure.
58. Par ma nouvelle méthode perfectionnée de relier, évite toute espèce de points et de couture, soit pour unir isemble les feuilles ou pages d’un livre, soit pour les atelier au dos extérieur et à sa couverture ; par elle, en outre, ne me sers plus, pour le dos intérieur d’un livre, des fortes i. épaisses couches de la colle et de la glu employées mainjnant. Je remplace enfin tous les moyens usités dans la reire en formant tout simplement un dos intérieur d’une lie solidité, que les feuillets ou pages lui restent pour touurs attachés. Ce dos est en même temps tellement élastile, que lorsque le -livre est ouvert, ilreste delui-mômeen cet it, sans bouger ni remuer, et qU’il forme en même temps, r le plat des deux côtés, une surface parfaitement unie et même niveau.
Ce procédé, qui s’applique à toutes les branches qui se jttachent à la reliure sous quelque dénomination qu’elles issent être, est, pour le brochage surtout, d’une grande leur, puisqu’il procure plus d’un tiers d’économie dans le nps actuellement nécessaire à brocher. Pour arriver aux mltats ci-dessus énoncés, je procède comme suit : je rends Icative de l’huile de lin par de violentes ébullitions ; lorsfclle est presque sèche, je la fais dissoudre dans huit fois i poids d’esprit de térébenthine, deux fois et demie son ds d’éther, cinq fois son poids de camphre, de naphte ou toute autre huile essentielle; au lieu d’huile de lin, je s employer et j’emploie également la gomme élastique, même le bitume élastique qui découle, des fissures du j, schisteux des mines de plomb du Derbyshire, et je les sous de la même manière, par l’éther, la térébenthine l es huiles essentielles, en suivant toujours les proportions I ncées ci-dessus.
£la composition étant ainsi préparée, je l’étends par con- I s horizontales et successives, deux généralement suffisent si de la toile de coton, de la soie, du cuir, enfin sur toute lèce d’étoffe d’un tissu flexible, en ayant soin, toutefois, 9 une seule surface de l’étoffe reçoive la composition. En me temps, pour préparer le livre que je dois relier, je le fa ts dans une presse à couper, pour lui rogner une partie
du dos, laissant en dedans de la presse autant de la marg du dos que possible. Pour avoir néanmoins en dehors de 1 presse une portion du dos du livre haute de*3 à 4 lignes (ar glaises), en sus de cette partie du dos que je dois enlever, j place sur les bords de la presse, près du livre, deux latte de la même hauteur que la partie du livre que je désire cor server ; j’affermis ces deux lattes pour qu’elles n’empêcher point l’action du fût ou du couteau. Je presse alors fortt ment mon livre, et le fût, en passant le long de la press enlève seulement la partie que je veux rogner, puisque, e retirant les deux lattes, j’ai de libres sur le dos du livre, et c en dehors de la presse, 3 ou 4 lignes en sus de ce que j’« coupé. J’applique alors sur cette partie du dos du livre qi dépasse la presse ou les deux planches entre lesquelles j puis avoir placé mon livre avant de le mettre en press» deux ou trois couches de la composition , en commençar par une plus déliée que les subséquentes,,*et en prenant soi de ne les appliquer l’une après l’autre que lorsque la pr< cédente est sèche ; quand elles le sont toutes, ce qui arrijv en peu d’instants, je place sur le dos du livre ainsi endu un morceau de l’étoffe que j’ai préparée, comme déjà décrit en lui donnant la dimension du dos du livre, plus néanmoii des bords capables de servir à l'adhésion de la reliure o couverture que je désire adapter au livre. Je frotte fortt ment avec un instrument cylindrique le dos, à l’effet qu la matière dont l’étoffe est enduite, et celle du livre, ne foi ment plus qu’un seul et même tout; si je désire que mon li vre soit relié à la manière dite Bradet, je procède alors e suivant la méthode ordinaire employée à cet égard.
Le dos du livre étant parfaitement achevé, la reliure, e tout ce qui concerne l’application de la couverture et du bro chage, est continuée et finie de la même manière qu’ell l’est par les moyens actuellement usités. Je dois faire obser ver que, pour éviter que l’effet du fût ou couteau, en pas sant sur les parties du dos du livre au fur et à mesure qu la coupure s’opère, frende le dos entièrement lisse parc frottement et empêche que les couches de composition qu j’applique adhèrent, je rends ce même dos raboteux en 1 râclant avec un couteau, du verre ou tout autre instrumeu capable de produire le même résultat.
Dans la formation d’un registre ou d’un grand livre qu demande encore plus de solidité, je puis ne pas couper 1 partie qui doit former le dos, et procéder comme suit : j place l’une contre l’autre chaque feuille de papier, etj prends soin, en les mettant à la presse, que les plis, eu s’ap