APPAREIL A PRÉPARER LE CAOUTCHOUC
re, et dans les nouvelles applications qui ontpuenêtre faites, ne nous reste plus pour compléter tout ce que nous avons mettre en évidence sur la première phase de cette imporate industrie, qu'à donner connaissance des brevets qui t été pris en France et à l’étranger, et aussi à faire conitre ce que les écrits périodiques industriels du temps aient jugé digne d’être porté à la connaissance de leurs ;teurs. Cette revue sera rapide : nous ferons un choix, nous sserons sous silence les faits peu dignes d’intérêt, à nos ux s’entend ; et nous le ferons sans aucun scrupule, parce e la vulcanisation ayant donné un autre aspect à la maire première, étayant fait changer en grande partie les prodés de fabrication, ces faits n’ont plus du tout la même portance, et ne seront plus en quelque sorte utiles que pour jn établir la libation historique de cette industrie. Nous nnerons plus tard au lecteur le rapport du jury de l’expoion de 1849, dans lequel il n’est plus guère question que i caoutchouc vulcanisé.
§ 1. Nous commençons par les machines faisant l’objet i brevet de M. Storrovv, parce qu’ebes ont trait à l’imrtante question de la coloration qui reste la même après vulcanisation.
•evet d'importation de 15 ans , en date du 26 avril 1837, au sieur Storrow (Thomas) à Paris, pour un appareil et un procédé propres à préparer, à colorer le caoutchouc, et à l’appliquer aux tissus de toute espèce, aux peaux, cuirs, et à d’autres substances, sans faire usage d’un dissolvant pour le dissoudre préalablement.
L’invention se divise en deux parties :
La première consiste en une machine, à l’aide de laquelle fait subir au caoutchouc un traitement qui l’amène à l’e- , convenable, pour être appliqué au tissu ou à toute autre ustance que l’on veut rendre imperméable.
La seconde partie comprend la machine à l’aide de laquelle peut appliquer aux tissus le caoutchouc ainsi préparé.
Description de la machine à préparer et à colorer le caoutchouc.
PI. 1, fig. 1, 2. Un cylindre creux, long de 6 pieds (1),
i) Nous cousmons ces anciennes mesures, parce que nous ignorons s'il s'agit du l anglais ou du pied français* Les mesures, d'ailleurs, dans ço cas, importent peu k écution»
de 27 pouces de diamètre, chauffé à la vapeur ou autrement, jusqu'à environ 200° Fahrenheit, est surmonté d ur autre cylindre de même longueur, mais d’un diamètre seulement de 18 pouces, et chauffé de la même manière.
Les deux cylindres se touchent l’un l’autre sur le côté, < environ 10 pouces de distance du sommet du gros cy lindre.
Le gros cylindre tourne beaucoup plus vite que le petil de manière qu’il y ait entre ces deux cylindres une actioi composée , participant à la fois de la rotation et du glis sage.
Cinq barres de 1 pouce 1/2 d’épaisseur, larges de 12 pouce et longues de 6 pieds, sont placées au-dessus du gros cy lindre, parallèlement les unes aux autres ; un espace inter médiaire de 9 lignes existe entre chacune de ces barres.
Les extrémités de ces barres qui touchent de champ la pé risphérie du gros cylindre, sont convexes ou circulaires , f disposées de manière que, quand un des bords des barre touche le gros cylindre, le bord d’opposé s’en éloigne t laisse ainsi un espace cunéiforme pour permettre au caout chouc de pénétrer sous l’extrémité circulaire des barres.
Cette extrémité forme deux angles, dont l’un est aigu < l’autre obtus.
Ces angles sont plus ou moins aigus ou obtus, selon lei situation à l’égard du cylindre.
Ces barres tiennent lieu d’un nombre égal de cylindres mais elles sont plus propres à la distribution égale de matière colorante dont on veut colorer le caoutchouc ; ell sont maintenues en contact ou presque en contact avec le c; lindre par des poids ou des vis disposés à cet effet.
Quand on veut colorer le caoutchouc, on dépose la matiè colorante réduite en poudre bien tamisée dans les espap existant entre les barres; là elle s’incorpore avec le caoc chouc au fur et à mesure qu’elle passe entre les barres et cylindre.
Une toile sans fin adaptée à la machine, sert à l’ali mentf et amène le caoutchouc entre les deux cylindres.
La machine à préparer le caoutchouc opère comme suit
Le caoutchouc, coupé en morceaux de 2 pouces carrés, d’une épaisseur variant depuis 1 ligne 1/2 jusqu’à 3 lignt est étendu sur la toile sans fin qui l’amène aux cylindi chauffés, amollit et étire le caoutchouc en lames minces en filaments déliés, et le mêle en même temps avec la n tière colorante qui a été déposée dans les espaces exista entre les barres.
machine a coucher le caoutchouc sur le tissu. 25
C’est de cette manière qu’il passe sous toutes les barres iccessivement, et qu’il subit plusieurs fois cette opération ’ant d’être convenablement préparé pour être mis en œu- •e par la seconde partie de la machine, qui doit l’appliquer i tissu.
Machine à coucher le caoutchouc sur le tissu.
Cette partie de la machine, ayant pour objet de coucher s caoutchouc préparé comme il a été dit sur le tissu ou auîs substances, se compose de quatre cylindres creux, longs 6 pieds, chauffés à la vapeur ou autrement, jusqu’à en- :’on 200 degrés Fahrenheit, et placés les uns à côté des au- ;s, pour distribuer convenablement leur opération, je les irque 1, 2, 3, 4, en commençant par en bas.
Le cylindre 3 a 8 pouces de diamètre.
Ceux 2, 3, ont 1 pied de diamètre.
Celui 4 a 18 pouces de diamètre.
Le cylindre 3 tourne beaucoup plus lentement que les aus, de manière à produire une action de rotation et de ssage entre les surfaces des cylindres 2, 3, et aussi entre ix 3, 4.
Quelquefois on ne se sert que des trois premiers cylindres, tlans ce cas, on désengrène les engrenages servant à faire .relier le quatrième cylindre, et le tissu ou autre substance 3 l’on veut enduire de gomme élastique passe à la mane à coucher entre le second et le troisième cylindre ; de 3lle entoure partiellement les cylindres 1, 2 ; la face port la gomme élastique, venant en contact avec le cylindre en parcourt presque toute la circonférence, et est ensuite evée et enroulée sur un tambour.
.a gomme élastique, encore chaude, est enlevée, à la main autrement, de la partie de la machine servant à la répa- , et elle est versée dans un entonnoir placé entre les cy- Ires 2, 3, et disposé pour la recevoir.
’et entonnoir est plus étroit de 5 centim. que le tissu ou (re substance sur lequel on veut appliquer la gomme élasle.
/étoffe est introduite entre le fond de l’entonnoir et le ndre 2, pendant que la gomme élastique est introduite re le fond et le cylindre 3, où l’application de la gomme ffique est effectuée.
I est avantageux de passer la gomme élastique entre les indres 3, 4 de la machine avant de la mettre en contact c le tissu; de cette manière, on chauffe et on amollit la ame élastique, et on la dispose à s’attacher plus forte-
Caoutchouc. 3
jnent à l’étoffe sur laquelle elle est distribuée plus uniforme ment que quand elle est appliquée directement au sortir d l'entonnoir.
Quelquefois je verse la gomme élastique préparée directe ment sur l'étoffe ou autre substance que je veux enduire er tre les cylindres 2, 3, et ensuite je dégage l'engrenage du cj lindre 3, qui alors reste immobile.
Le fond de l'entonnoir, dans ce cas, ne pénètre pas aus avant entre les cylindres.
Les côtés de l’entonnoir s’avancent, dans tous les cas, aus avant qu’il est possible sans être dans la voie des cylindre auxquels ils doivent être bien a;ustés.
Voici encore une autre manière de faire usage de ladf machine :
La gomme élastique pénètre seule entre les cylindres 3, où elle se convertit en une feuille qui entoure le cylind 2 ; le tissu pénètre en même temps entre les cylindres 1, et alors la feuille de gdmme élastique quitte le cylindre pc s’attacher à l’étoffe, et parcourt ensuite presque toute la ci conférence du premier cylindre, après quoi elle est enlev et enroulée comme auparavant.
Quand je veux colorer la gomme élastique, je la réduis qu quefois en feuilles, j’y applique la substance colorante, roule le tout pour en former une masse, et ensuite je pa la gomme élastique entre les cylindres jusqu’à ce qu’e soit suffisamment colorée.
Je puis encore mêler la couleur avec de petits morceaux gomme élastique, et les faire passer ensemble entre les lindres ou le cylindre et les barres; j’ajoute de la coul jusqu’à ce que la gomme élastique soit suffisamment coloi
En passant ainsi entre les barres et un cylindre ou er deux cylindres, dont un tourne plus vite que l’autre, lagom élastique sort en parties très-déliées et amalgamées avei couleur.
La machine dont je viens de décrire les opérations forme qu’un seul tout, quoique, dans les dessins, poui faire comprendre plus distinctement les différentes part elle soit divisée en deux parties représentées dans des r différentes.
j Description détaillée des différentes parties de la mach
Fig. 1, élévation latérale.
Fig. 2, coupe transversale de la machine à appliquer.
g, montants ou fermes en fonte formant la cage des ; Jindres.