AUTRES DÉTAILS SUR LE GUTTA-PERCHA
n à Singapore, et par conséquent on pourra s’en procurer abondance par la voie du commerce.
4. Quoi qu’il en soit, un industriel anglais, M. Th. Hancock, il connu par les succès qu’il a obtenu dans l’art d'applir le caoutchouc aux besoins usuels, vient de prendre une ente ayant pour but de mélanger le gutta-percha avec du e en poudre, de la gélatine et de la mélasse, pour en faire bouchons imperméables pour les bouteilles et autres es ; mais on conçoit qu’avec des propriétés aussi précieuses celle dont jouit cette substance, on ne tardera pas il lui iver une foule d’autres applications industrielles du plus ad intérêt.
Autres détails sur le gutta-percha.
. Aux renseignements que nous avons déjà donnés sur e substance nouvelle, nous ajouterons les suivants que doit à M. Douglat-Maclagan, qui s’est exprimé ainsi de- < la Société pour l’encouragement des Arts de l’Ecosse.
1. Le gutta-percha est le nom malais do cette substance est le suc concret d’un grand arbre de forêt, indigène les bords maritimes des détroits de Malaca, de Bornéo es parties adjacentes. L’arbre qui le fournit n’est pas enconnu botaniquement; le seul renseignement qu’on posà cet égard, c’est que c’est un arbre de grande dimenet qu’il s’en produit en grande abondance. (Voyez à cet
d les nos 2, 3 et 4.)
2. Cette substance à l’état brut diffère sous plusieurs orts du caoutchouc ordinaire; elle est d’une couleur jau- ) pâle, ou plutôt blanc sale, presque aussi dure que le j quoique pouvant recevoir l’impression de l’ongle, excesaent tenace et nullement élastique.
m’a semblé digne d’intérêt de déterminer si cette subite était ou n’était pas une variété de caoutchouc, et à Âffet je l’ai soumise aux procédés ordinaires de l’analyse §ie, et j’ai obtenu pour sa composition sur 100 parties êo de carbonef, 12.15 d’hydrogène, le reste 1.49 étant tfÉ probablement de l’oxygène absorbé à l’air pendant les 'ïtédés de purification, auxquels la matière a été soumise, m ju’elle a acquis une couleur brune pendant qu’on la h; Hait au bain de vapeur. La seule analyse du caoutchouc [u je connaisse est celle de M. Faraday, qui en a retiré 17 de carbone et 12.8 d’hydrogène. Or, les résultats dans !t deux cas sont assez voisins les uns des autres pour auto- 'b à conclure que les deux substances en question, sont ïéu’iquement les mêmes.
.T’ai trouvé aussi que le gutta-perclia donnait à la distilla tion jusqu’à destruction, les mêmes produits que le caout cliouc, et sans entrer dans les détails de cette opération, j dirai jque tous deux fournissent également une huile claire jaune," limpide, n’ayant point d’ébullition fixe, et étant pa conséquent un mélange de différents principes oléagineux Dans les deux cas, la distillation s’opère au mieux entre 18( et 200° eentig. et semble presque être stationnaire à 19 degrés. Des analyses comparatives de proportions similaire des deux huiles ont été faites, et ainsi qu’on le savait déj du caoutchouc, les produits ont une constitution représenté parla formule C10H8.
§ 3. Le gutta-perclia serait donc en réalité une modifier tion du caoutchouc.
Dans ses propriétés générales, le gutta-percha présen1 aussi beaucoup de ressemblance avec le caoutchouc ordinair il est soluble dans le naplithe de gaz, l’huile de caoutchoi et dans l’éther; il est insoluble dans l'alcool et dans l’eau, i flotte dans ce dernier liquide.
La particularité la plus remarquable et la plus distincte qu’il présente, consiste dans l’effet que la chaleur exerce si lui. Quand on le plonge dans de l’eau à 42° ou 43° eentig celtc-ci est sans effet sur lui, excepté qu’il reçoit plus facil ment l’impression de l’ongle qu’on appuie sur lui; mais loi' que la température est élevé à 62°, 63 degrés ou au-dessu il se ramollit peu à peu et devient plastique au point de poi voir être moulé suivant toutes les formes, ou d’être lamii en longues plaques ou feuilles. Quand il est encore àl’ét mou , il possède toute l’élasticité du caoutchouc ordinai des Indes, mais il ne conserve pas longtemps ces propriété et commence bientôt à redevenir dur : au bout d’un tem qui varie suivant la température et les dimensions de pièce sur laquelle on opère, il a repris toute sa première d reté et sa rigidité. Une boule de 25 millim. de diamètre été complètement ramollie par de l’eau chaude en dix n nutes, et a repris toute sa dureté en moins d’une den heure. Le gutta-perclia paraît capable de subir ces alti natives de ramollissement et endurcissement, un nom) quelconque de fois, sans éprouver de changement dans < propriétés; il est aussi ductile jusqu'à un certain point l’état mou il est facile de le déchirer, mais quand il est e durci il est extrêmement tenace. Un morceau de 3 milli d’épaisseur a porté aisément à l’état froid un poids de liilog.
§ 4, D’après ces propriétés, le gutta-perclia me pal i*
STRUCTURE RU ûüTTA-î'ERCIU ET RU CAOUTCHOUC. 203
iceptible de recevoir de nombreuses applications dans les s; sa solution paraît aussi propre que celle du caoutchouc i fabrication des tissus imperméables, et en le ramollist, à faire une foule d’objets, tels que manches de couteaux, utons de portes, etc.
jes Malais l’emploient à ce premier usage et le préfèrent bois. Un chirurgien, pourvu d’un petit morceau, pourra ;ment avec un peu d’eau chaude, façonner à l’instant me une bougie ou pessaire de forme ou dimension quelque.
Bateaux de sauvetage en gutta-percha.
0. La ténacité extrême du gutta-percha, sa grande légère té, fait penser qu’on pourrait appliquer utilement cette subice à la construction des bateaux pour le sauvetage des fragés, ou pour aborder des côtes dangereuses et navir à travers des glaces flottantes. 11 parait que dans la pagne du Prince- Albert, envoyé à la recherche de sir i-Franklin, ce bâtiment avait été pourvu d’un bateau en a-percha, qui a été soumis à quelques épreuves assez dées. Vers la fin d’août, le capitaine donna l’ordre de dé- [uer avec ce bateau sur l’île Léopold, pour y chercher des es de l’infortuné voyageur. Ce débarquement était exvement dangereux et difficile à cause des glaces qui obtient l’entrée du port. Mais dans cette navigation, suivant jémoin oculaire, ce bateau s’est merveilleusement comé, il a résisté à la glace, a glissé entre ses masses avec • ice et sans avaries, tandis que, si le bateau eût été cont en bois , il aurait probablement été brisé comme une ille de noix.
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Structure du gutta-percha et du caoutchouc , par M. Page.
. Quand on réduit le gutta-percha en feuilles minces, ïde d’un laminoir , cette matière se comporte comme substance fibreuse, ce qui n’a pas lieu pour le caout-
Jç.
U. Une lanière de gutta-percha laminé, se laisse étirer ta.) la direction de ses fibres ; mais elle se rompt quand on a <e perpendiculairement à celles-ci. Le caoutchouc, auconrae, est élastique dans tous les sens.
§2. Quand on examine des feuilles très-minces de cette pitance, on observe une différence frappante dans la texui vu dans l’appareil rotatoire, -le caoutchouc offre peu le oint de changement de couleur; tandis que le gutta-.
percha possède de fort belles nuances, on le croirait fora de prismes diversement colorés et tissés ensemble.
§ 3. Pour pouvoir observer ces effets, le caoutchouc et gutta-percha doivent être fortement tendus.
§ 4. Toutefois, M. Page a obtenu également des jeux couleurs avec le caoutchouc. Voici comment il a opéré :
Il a fixé une lame mince de caoutchouc à l’extrémité d’ tube de verre de 14 millim. de diamètre; il y insuffla del’< de manière à donner au caoutchouc la forme d’une bou qu’il a fermée à l’extrémité du tube à l’aide d’un cordon , soie. Le caoutchouc, ainsi dilaté, est devenu presque trai parent, et a offert, dans l’appareil à polarisation un systèi de couleurs déterminées, analogues à celles qui se forme dans une boule de verre rapidement refroidie.
12. Le gutta-percha se pétrit à chaud avec une petite qua tité de dissolvant, afin de le purifier. On le dissout enju dans un mélange d’alcool et de sulfure de carbone, et délaie jusqu’à ce que la dissolution ait acquis la consistai d’un sirop épais. Après trois ou quatre jours de repoS, impuretés se sont réunies au fond ou à la surface du liquic on décante la partie limpide, et on a le gutta-percha pi
Mode de préparation des dissolvants du gutta-percha i, I
caoutchouc , des gommes et des résines, par MM. 1
Simpson et Th. Çorster.
13. Les procédés que nous allons décrire embrassent df opérations distinctes et dont voici l’énoncé :
1. Fabrication d’un chloride ou bichloride de carbone, emploi de ce corps pour dissoudre le gutta-percha, le cao chouc, les gommes ou gommes-résines et autres substan insolubles dans l’eau, et obtenir de nouvelles solutions ces matières.
2. Mode de traitement des essences de goudron, de houi afin d’en rendre l’application plus étendue comme dis.1 vants.
Nous allons entrer dans les détails nécessaires à Tinte gence de ces procédés.
§ 1. L’appareil employé dans la première opération a représenté dans la figure 106, pl. 3.
A est un alambic en fer chauffé à la vapeur dans une ' veloppe ou chemise A’ A’; B, un vaisseau eu grès à ti tubulures, et chauffés de même à la vapeur dans une en: