GUTTA-PERCHA POUR IA GARNITURE DES PISTONS
I non que la résistance que l’eau oppose à la descente du piston décroît d’une manière assez notable.
i § 6. Un autre avantage important qui résulte de l’emploi j des manchons en gutta-percha, c’est la diminution très-con- : sidérable de frottement du piston. En effet, d’un côté, il est facile de prévoir que, par suite de la nature élastique et du toucher gras du gutta-percha, le coefficient du frottement dans l’eau de cette substance sur le fer est de beaucoup ini férieur à celui du cuir humide sur ce métal; et, d’un autre i côté, ainsi qu’on peut aisément le concevoir d’après la force i donnée aux manchons et décrite ci-dessus, que la surface de contact du gutta-percha sur les corps de pompe, et, par suite,
: la pression que ces manchons exercent sur les corps, est plus | petite qu’avec les manchons en cuir, et par conséquent que le frottement du piston doit être moindre, comparativement J au cuir.
Avec les manchons en cuir qui, après quelque temps de ! service, se ramollissent dans l’eau, la surface de contact, et, par suite, le frottement du piston, devient de plus en plus considérable, tandis qu’avec les manchons en gutta-percha qui conservent leur forme primitive , même dans l’eau, le frottement du piston reste aussi petit, après un long service, qu’il était à l’origine.
Enfin, un manchon en gutta-percha, en raison de sa plus 1 grande fermeté, n’est pas exposé, comme il arrive parfois a 1 ceux en cuir, à se renverser ou se rabattre, et à se loger entre le piston et le corps de pompe.
Pour démontrer qu’un piston en gutta-percha. fonctionne avec moins de frottement et qu’il procure en même temps une fermeture plus parfaite que ceux en cuir, je me bornerai à rapporter le fait suivant :
D’après une observation faite à l'époque où toutes les garnitures de'pisîon étant en cuir, l’appareil hydraulique, lorsque les eaux sont basses, frappait quatre coups et demi par minute ; après avoir remplacé quatre de ces pistons par quatre autres garnis en gutta-percha, il a pu, avec la même dépense d’eau motrice, frapper ciuq coups et demi par minute ; ce qui a produit un épuisement beaucoup plus Considérable qu’auparavant. Depuis que tous les pistons ont reçu des garnitures en gutta-percha, deux coups et demi par minute suffisent pour contenir les eaux.
Une fermeture plus parfaite, combinée avec un frottement moindre des pistons ainsi garnis, procure une augmentation importante de travail de l’appareil hydraulique.
§ 7. La durée de ces garnitures de pistons, qui jouissent
d’une élasticité bien plus considérable, est au moins, es moyenne, douze fois plus longue que celles en cuir; ainsi par exemple, tandis que les garnitures en cuir n’ont presqm jamais duré, en moyenne, plus de vingt-quatre heures dan le clayonnage ; celles en gutta-percha ont eu une durée dt cent treize, cent quatre-vingt-seize, deux cent cinquante e une heures et plus; et, môme, il y en a deux qui ont été audelà de six cents heures sans exiger de réparations. De plus, du 8 au 13 mai, on a établi sur les puits d’épuisement. nos 3, 4, 6, 7 et 8, de nouveaux pistons d’essai qui, de môme que ceux dont les garnitures ont été réparées au 9 février, en y soudant une petite bande de courroie, étaient encore tous en activité au 20 juillet.
§8. Relativement aux frais de ces deux modes de garnissage, je crois devoir donner les renseignements suivants :
D’après les tableaux qui ont été mis sous mes yeux, j’ai pu m’assurer que pour dix puits , on a, en treize semaines, dépensé 37 kilog. de cuir qui ont servi à garnir à neuf 26 pistons et à en réparer quarante-cinq.
Ces soixante et onze garnitures de piston en cuir ont coûté, sans l’ajustage, et y compris le salaire des ouvriers, 136 fr.
Il en résulte, en conséquence, que les dépenses pour garnitures pour une demi-année et pour dix puits, ont été d’environ 272 fr.
D’un autre côté, le tableau des expériences pour la même période de temps, et le même nombre de puits fait voir que pour garnir les pistons en gutta-percha, on n’a dépensé que 75 à 90 fr., en calculant le prix du gutta-pcrclia, à raison de 7 fr. le kilog. ' (prix du commerce) .
Le chiffre du bénéfice sera établi, sans nul doute, beaucoup plus considérable, dès que la matière de ces garnitures sera tirée directement et en plus grande quantité, et, surtout, lorsque la fabrication pour ces sortes de gardUunes, pourra être établie d’une manière plus avantageuse et plus économique qu’elle n’a pu l’être dans les expériences.
§ 9. Il faut faire remarquer aussi que la faible usure des corps de pompe est aussi au nombre des avantages trèsimportants <[iie procurent les garnitures en gutta-percha.
Si on examine une garniture de piston en cuir, après qu’elle a été introduite ou descendue depuis six heures seulement dans le clayonnage, au fond d’un puits qu’on a foncé pour les épuisemenis, on peut aisément se convaincre que les grains gros et fins de sable, qui se sont encliatonnés dans le cuir, doivent fortement attaquer le corps de pompe. Or, comme le sable ne pénètre pas dans le gutta-percha et ne
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i’y enchatonne pas, il est évident que ce corps est bien moins xposé dans ce cas, à être entamé et usé : et quand même, 5S grains de sable se logeraient encore entre la garniture et ;3 corps de pompe, comme c’est surtout le cas dans les clayonages, ces grains, à chaque abaissement du piston garni en utta-percha, seraient facilement entraînés par l’eau qui passe ntre lui et le corps de pompe, comme on l’a expliqué ciessus.
§ 10. Les garnitures en cuir hors de service n’ont aucune aleur. Celles en gutta-percha qui ne peuvent plus servir omme telles, peuvent facilement être utilisées par la voie e soudure, pour en fabriquer de nouvelles. Deux garnitures out-à-fait usées, peuvent, en moins de trois heures, être traaillées pour en faire une neuve, y compris le temps nécessaire pour en habiller le corps du piston.
Un manchon neuf ou une garniture neuve en gutta-percha, èse, d’après les documents ci-dessus, 0.84 à 0.94 livre. Une arniture en acier de même grandeur, 1.5 à 1.8 livre, ’our fabriquer la première, la dépense, eu égard au temps mployé au travail, qui est de deux heures et demie à deux eures quarante-cinq minutes, ne dépasse pas 36 centimes, indis que celle pour une garniture en cuir , toujours d’arès le mode d’évaluation, est de 50 centimes. La différence st encore plus sensible lorsqu’il s’agit des frais pour répartions à ces deux sortes de garnitures. Tandis qu’un manchon e cuir, lorsqu’il fauty appliquer une nouvelle ceinture, coûte 0 centimes, la réparation d’un manchon de gutta-percha oûte au plus quatorze centimes, attendu qu’il ne faut qu’une iemi-heure pour ce travail, et pour souder une petite bande u courroie de la même substance sur le manchon avarié (1). En résumant les avantages que les garnitures en guttaiercha présentent sur celles en cuir, on arrive aux concluions suivantes :
1° Fabrication plus facile et réparation plus prompte des arnitures usées;
2° Fixation plus aisée de ces garnitures sur le corps en bois lu piston, et durée plus prolongée de ce corps.
3° Fermeture plus étanche du piston; i 4° Frottement moindre, et par suite,
5° Augmentation notable du travail de l’appareil d’épuiement;
(i) Ces évaluations de prix no sont pas très-exactes, et sont mêmes contradictoires , pais le prix de la journée étant autre en Prusse, nous no saurions, sans témérité, cher* liera rectifier ce qui nous parait orroné.
6° Durée au moins douze fois plus considérable;
7° Usure et détérioration moindre du corps de pompe enfin,
8° Emploi des vieilles garnitures pour en faire de noi velles.
Ces avantages réunis doivent faire désirer que les garni tores en gutta-perclia pour les pistons, s’introduisent désoi mais dans toutes les fosses d’épuisement des mines.
Brevet d'invention de 15 ans , en date du 28 juillet 1826
aux sieurs Cabiuol, Alexandre et Duclos, à Paris, pou
des applications du gutta-percha.
30. Les inventeurs, après avoir indiqué dans le brevet, e dans un certificat d’addition en date du 28 juillet 1846, la con fection des tuyaux, la complètent dans un certificat d’addi tion, en date du 26 décembre 1846.
PI. lre, fig. 28-32. A, presse dont la puissance de la vi est calculée sur une force de propulsion de 6,000 kilog. elle est horizontalement placée sur une table A, A’, de tell» sorte que le gutta-percha, qui, par l’effet de la pression devra sortir de l’orifice cc’, sous la forme d’un tuyau, s< prolongera dans le chenal L, qui sera rempli d’eau froide, dans le but de refroidir le tuyau en le tenant constammenî dans l’eau, afin d’opérer au plus tôt le durcissement de la matière.
Pour procéder avec ordre à la confection des tuyaux er gutta-percha, nous prenons une partie de cette matière, la quantité que pourra contenir le récipient ou cylindre C. Cette matière, qui devra être au préalable parfaitement nettoyée de toutes les saletés ou corps hétérogènes qu’on y rencontre dans l’état où elle parvient en Europe, sera soumise alors, soit par l’eau bouillante, soit par la vapeur, soit par une chaleur sèche, à une température de 100 à 120 degrés, afin de lui faire acquérir le plus de malléabilité possible.
U suffit de tenir à cette température, pendant une heure, une quantité de 20 kilog. de gutta-percha pour le rendre très-malléable.
Lorsqu’il est à cet état, nous faisons manœuvrer la vis B de la presse, en agissant sur la manivelle Y, de manière à faire remonter la vis au point O, de sorte que le piston E sera entièrement dégagé de dedans le cylindre L et en laissera l’orifice supérieur entièrement libre. C’est alors qu’on introduit dans le cylindre, par cet orifice, la partie de guttapercha destinée à faire des tuyaux ; puis, agissant sur la vis B par la manivelle, on fait avancer E dans le cylindre C, ce qui