‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 81 sur 109 · CARACTÈRES ET PROPRIÉTÉS DE LA GUTTA-PERCUA · texte numérisé non relu

CARACTÈRES ET PROPRIÉTÉS DE LA GUTTA-PERCUA

tous le nom de g ut ta pure ou g ut ta. Quant aux deux autres irincipes organiques, l’un est une résine jaune beaucoup plus oluble à froid dans l’alcool que l’autre, la résine cristalline ilanche.

On profite de ces différences de solubilité pour arriver, >vec du temps et de la patience, à l’épuration complète des rois principes immédiats.

La séparation peut encore s’effectuer en traitant à froid la Utta-perclia très-divisée par l’étlier, qui dissout plus aboniamment que l’alcool le mélange des deux résines; on les épare ensuite l’une de l’autre par les traitements alcoolises précités (1) .

La tendance de la résine blanche à se constituer en grouics de lamelles irradiées se manifeste dans une circonstance ssez remarquable, facile à reproduire : on place dans un ube des bandelettes étroites découpées d’une feuille mince .e gutta-pcrcha brune ordinaire, on les immerge dans l’ai— ool anhydre, puis on abandonne le tube clos ainsi disposé. Au bout de vingt à trente jours, quelques points blanchàres apparaissent çà et là sur les bandelettes, puis sur les arois du tube. Ces ponctuations, graduellement plus voluîineuses, sont formées d'aigrettes cristallines de la résine lanche.

Ainsi ce principe immédiat est séparé directement et à •oid, môme lorsque la température atmosphérique s’élève raduellcment, lorsqu’on opère, par exemple, au printemps a dans les premiers jours de l’été.

La résine cristalline blanche, complètement épurée paies lavages alcooliques, puis redissoutc dans l’alcool anhydre, h dépose, par l’évaporation lente spontanée à l’air, en crisiux lamelleux irradiés, formant parfois des aigrettes syrné- | iquement disposées eu étoiles, et offrant alors l’aspect d’une >rte d’inflorescence.

uractères distinctifs et propriétés des trois principes immédiats qui constituent la gutta-pcrcha usuelle.

, § 9. Le plus abondant de ces trois principes, qui forme au oins les 75 et jusqu’aux 82 centièmes de la masse totale, t la gutta pure qui offre les principales propriétés du profit commercial; elle est blanche, translucide à la tempéture clc 100 degrés, qui soude toutes ses parties, opaque i demi-translucide à froid lorsqu'elle acquiert, alors, la

i) Si l'on fuit agir l’éther sur îles feuilli-S' très-minces, en opérant une sorte île foue à l’aide d'un tube plein, le liquide décanté entraîne, avec les deux résines, une (aine quantité de gutta pure,

structure qui détermine une interposition d’air ou d’un 1 quide doué d’une réfraction différente de la sienne. Cet structure paraît plus prononcée encore que dans la substam naturelle contenant les trois principes immédiats.

En lames minces, et à la température de -)— 10 à -f- ^ degrés, elle est souple, tenace, extensible, peu élastique, -f- 30 degrés, elle s’amollit, se retire sur elle-même, et di ■vient de plus en plus adhésive et translucide à mesure ^qi la température s’élève davantage, éprouvant une sorte < fusion pâteuse qui se prononce encore plus vers 100 à 110 d grés. Chauffée plus fortement, elle se fond, entre en ébull tion, et distille en donnant une huile pyrogénée et des g carburés.

La gutta pure, comme les deux autres principes imm diats, s’électrise très-vite par le frottement et conduit m la chaleur; ordinairement elle surnage l’eau, mais elle pion; au fond dès que ses pores sont remplis de ce liquide.

Elle est insoluble dans l’alcool et dans l’éther ; presqi totalement insoluble dans la benzine à 0 degré, elle est s lubie à -j- 25 degrés, et de plus en plus à mesure que température s’élève. La solution saturée à -j- 30 degrés prend en masse demi-transparente si on la refroidit au-de sous de zéro; l’alcool précipite la gutta pure de sa soluté dans la benzine.

A 0 degré, l’essence de térébenthine dissout très-peu ■ gutta, tandis qu’elle la désagrège et la dissout facilement chaud.

Le chloroforme et le sulfure de carbone dissolvent, à froi la gutta pure.

Lorsqu’on eut extrait, au moyen de l’éther, les deux ré: nés interposées dans des feuilles minces de gutta-perc. blanche, laissant le dernier éther qui les imprègne s’évap rer à l’air libre, ces feuilles, enfermées dans un flacon, avaie éprouvé, après deux mois de séjour, à la température > 20 à 28 degrés, une altération qui paraissait dépendre < leur porosité, de l’action de l’air, et peut-être de l’éth retenu dans leurs pores.

Quoi qu’il en soit, ces feuilles avaient alors acquis des pr priétés nouvelles : elles étaient cassantes; exhalaient u odeur piquante très-prononcée ; mises en contact avec un e cès d’éther anhydre, elles se sont partiellement dissoutes ; portion soluble, obtenue par l’évaporation de l’éther et u dessiccation à -|- 90 degrés, était glutineuse et translucid elle devint opaque et dure par le refroidissement à — 10 d grés.

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