‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 82 sur 109 · CARACTÈRES ET PROPRIÉTÉS DE LA GCTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

CARACTÈRES ET PROPRIÉTÉS DE LA GCTTA-PERCHA

La partie non dissoute par l'éther, mise en contact avec le sulfure de carbone s'en pénétra rapidement, se gonfla beaucoup, devint souple, transparente, ne se dissolvant qu’en partie et conservant son volume acquis quatre fois plus grand pr avant cdhe immersion.

Le sulfure de carbone, renouvelé trois fois en six jours, 'vaporé chaque fois, après deux jours de contact, laissa pour ésidu une feuille blanche et souple.

Sa portion non dissoute, gonflée, diaphane, laissée dans e sulfure de carbone pendant dix jours, n’a pas semblé chaner d’état.

Cette sorte de transformation spontanée deviendrait peuttre complète si elle se prolongeait davantage : son étude pprofondie exigera beaucoup de temps, elle pourra mettre ur la voie des causes de certains changements observés sur nelques menus objets usuels en gutta-percha. Déjà j’ai pu econnaitre que des feuilles minces exposées au soleil dans ;air humide, pendant huit jours consécutivement, se sont • écolorées, et que leur substance est alors devenue, en grande ; artie, soluble dans l’éther.

' L’acide sulfurique mono-hydraté colore en brun, attaque désagrège lentement la mitta pure, en dégageant de l’a- •’de sulfureux; après huit jours de contact, le liquide brun , ès-foncé, étendu d'eau, se trouble et laisse précipiter des Scons de matière brune.

1 L'acide azotique, à un seul équivalent. d’eau, attaque la îtta pure avec une vive effervescence et dégagement des L ipeurs orangées d’acide liypo-azotique.

L’acide chlorhydrique, eu solution saturée, attaque peu à ?îu la gutta en feuilles minces, et la colore en brun foncé ; Ji bout de huit jours, elle est devenue faible; étendu dans d liquide jaune, laisse dans le même état les lamelles bru- ■s. La réaction de l'acide chlorhydrique établit un caraere distinctif de plus entre ce principe immédiat et les □x autres.

' § 10. Résine blanche cristalline. Obtenue pure à l’aide s opérations ci-dessus décrites, elle se présente en masse dvérulente légère, en apparence opaque, qui, sous le mioscope, laisse voir les cristaux lamelleux transparents.

De 0 à + 100 degrés, elle n’éprouve pas de changement nsible; sa fusion commence à -J- 160 degrés; de -f- 175 1180 deerés, elle acquiert une fluidité oléiforme et une ■aphanéité complète, sans coloration notable ; elle se soli- Ide par le refroidissement, éprouve un retrait qui la fenl ie, reste transparente et un peu plus dense que l’eau.

Caoutchouc. 24

La résine cristallisée est très-soluble dans l'essence de rébenthine, la benzine, le sulfure de carbone, l’éther et chloroforme; l’évaporation spontanée de ces deux demi dissolvants la laisse cristalliser en longues, étroites et m ces lamelles nacrées, formant par leur irradiatfon de ci très communs, des groupes séparés.

L’alcool anhydre la dissout assez abondamment à la te pérature de -j- 75 degrés pour donner, par le refroidis ment, une cristallisation en groupes de lamelles qui s’, croissent durant plusieurs jours ; la solution froide, décan après cristallisation et abandonnée à l’évaporation spon née, laisse former des cristallisations semblables de lamel plus volumineuses.

Ces cristaux sont inattaquables et difficilement mouil par l’eau froide ou bouillante, comme par les solutions al lines caustiques froides ou chaudes, l’ammoniaque, ainsi c par les différents acides étendus.

Les acides sulfurique et azotique mono-hydratés les at quent vivement en produisant des phénomènes semblab à ceux observés dans leur réaction sur la gutta pure.

L’acide chlorhydrique, au contraire, n’attaque pas la 1 sine blanche. Plusieurs de ces caractères la rapprochent la bréane extraite par M. Scribe de la résine d’icica; il : rait bon de soumettre ces deux principes immédiats à u étude comparative.

§ 11. Résine jaune. Cette résine amorphe, d’un jau citrin, diaphane ou légèrement orangée, suivant son épa seur, est un peu plus pesante que l’eau; solide, et mêi dure et cassante à 0 degré, elle devient graduellement p! souple à mesure cpie 1a. température s’élève ; à -f- 50 degr elle éprouve une fusion pâteuse qui lui permet de reprend] en quinze ou vingt minutes, son niveau : ce n’est que de 1 à 110 degrés que sa liquidation est complète. Chauffée c) vantage, elle peut entrer en ébullition, mais alors elle éprou par degrés une altération profonde, brunit, dégage des \ peurs acides et des carbures d’hydrogène.

Cette résine retient avec force l’alcool qui l’a dissoute; l’en sépare en la chauffant à -f- 100 degrés dans le vide ji qu’à cessation totale de boursoufllement.

Elle est soluble à froid dans l’alcool, l’éther, la benzir l’essence de térébenthine, le sulfure de carbone, le chloi forme ; tous ces liquides évaporés laissent en résidu la rési amorphe.

Les acides étendus, ni les alcalis concentrés, ni l’amm maque, n’attaquent la résine’jaune.

APPLICATION DU gutta-percha.' 279

Les acides Sulfurique et azotique mono-hydratés l’attaquent rivement en produisant des phénomènes analogues à ceux jue l’on observe lorsqu’ils agissent sur les deux autres prinripes immédiats (1).

L’acide chlorhydrique , même en solution saturée à -f 20 iegrés, ne l’attaque pas.

Mais le caractère le plus remarquable de cette résine est le pouvoir former, dans les circonstances que nous avons ndiquées, ces cristaux globuliformes recouverts d’une autro ésine en pellicule blanche et offrant dans leur structure cornilexe l’aspect de sphérules opalines.

CONCLUSIONS

On voit que la gutta-percha, telle qu’elle nous arrive, se ompose, outre quelque^ autres matières en faibles proporons (2), de trois principes immédiats nettement caractérits; le plus abondant est doué des principales propriétés de i substance normale : je le désigne sous le nom de gutta ure ou gutta, les deux autres sont des résines indifférentes. Afin de rappeler leurs propriétés caractéristiques, je nommerai cristalbane ou albane celle que l’on obtient sans peine î cristaux blancs, et fluavile la troisième, qui est jaune, fluidifie sensiblement, et coule à une faible tempéra- 1 ire.

Les variétés commerciales que j’ai examinées m’ont donné

I s proportions suivantes :

If

ri

iî

Gutta . 75 à 82

Albane. V . 16 à 17

Fluavile. ........ 6 à 4

Application du gutta-percha.

36. La compagnie du gutta-percha projette d’appliquer tte substance à un appareil acoustique propre à servir dans

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