‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 83 sur 109 · IL · texte numérisé non relu

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i"- 1) La réaction de l'acide azotique, en apparence semblable sur les trois principes îédiats, apparaît différente sur chacun d’eux si on luve la substance attaquée, pui» lJ' m verse dessus un excès d'ammoniaque étendue : on obtient avec la gutta pure un© 01 J tion jaune ciirin ; avec la résine blanche cristallisée, une solution jaune au fond de >1^ telle la substance non dissoute se dépose colorée en rouge-orangé ; avec la résin© ie, une solution de couleur orangé-rouge foncé.

Des sels solubles et insolubles, des matières organiques azotées, une substancf tse, une huile essentielle, une matière colorante et de l’oxyde de fer,

les églises aux personnes sourdes. Pour cela, on fixe unitonnoir en gutta-percha , soit dans l’intérieur de la chai . soit à l’extérieur, de la façon la plus convenable pour re r voir immédiatement les paroles du prédicateur. Un tuji qui part de cet entonnoir se rend sous les dalles, longe i chœur et envoie des embranchements sousles chaises occup t par les personnes sourdes. On ne verra que le bout du tu qui est terminé par un orifice en ivoire. Si on porte cet orili à l’oreille, on entend les moindres bruits qui partent de . chaire.

§ 1. Les conduits en plomb ont été dans beaucoup d’e droits remplacés par des tuyaux en gutta-percha.

Dans les fabriques d’acide sulfurique de Bristol, on a ép lement remplacé par des seaux en gutta-percha les seaux cuir qui servaient à épuiser l’acide.

§ 2. Enfin, on commence également à conserver l’aci chlorhydrique dans des tonneaux en bois rembourrés gutta-percha, au lieu de ballons en verre qui exposent à ( accidents trop souvent renouvelés.

§ 3. On se sert du gutta-pcrclia pour faire des condu acoustiques , partant du rez-de-chaussée et parvenant d; les étages supérieurs des maisons. Ces porte-voix sont tr> commodes pour les marchands qui peuvent de la sorte c< respondre verbalement avec leurs commis, sans déplace®* des uns ou des autres, et sans faire attendre les acheteurs < sont dans le magasin.

Sur le gutta-percha et ses applications , à l'état vulcani

à l’isolement des fils des télégraphes électriques, par M.

baron H. Geusheim. (Voyez le n° suivant.)

37. § 1. Le nom de gutta-percha est, comme on sait, d’o gine malaye. Gutta signifie une matière qui découle d’u plante, et percha, ou mieux Pertscha, est le nom malays l’arbre qui fournit ce produit. D’après Hooker, cet arbre rencontre dans les forêts de Lahore, à l’extrémité de la pri qu’lie Malaye et à Singapore, où il atteint parfois un diamèl de lm.33 à 2 mètres. La récolte de ce suc se fait encore d’u manière si grossière qu’elle ne tardera pas à tarir les sourc de ce produit, qui nous arrive en Europe en pains ou me ceaux du poids de 2 à 3 kilog.

§ 2. Le gutta-percha, sous cette forme primitive, a u couleur flambée, blanc-jaunâtre, passant parfois au l>n chocolat; il est souillé plus ou moins par de la terre, < sable, du bois et des feuilles, et contient constamment u: quantité assez notable d’eau, de façon qu’après l’avoir cl

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barrassé des matières étrangères mécaniquement mélangées et l'avoir fondu, il présente une masse compacte brun-noir, avec perte de 26 à 29 pour 100, dans laquelle sont compris 2 1/2 à 3 pour 100 d’eau, et une huile très-volatile.

§ 3. La fusion du gutta-percha doit s’opérer avec le plus grand soin, et au moyen de certains tours de mains ; autrement, il brûle, se décompose aisément et devient poisseux. Le gutta-percha pur et anhydre possède une couleur brun-noir foncé, beaucoup de densité et d’élasticité , et quand on le coupe avec un couteau, il a un aspect lardacé ; enfin, c’est un isolant parfait pour l’électricité.

§ 4. Au bout de plusieurs mois, la surface du gutta-percha anhydre , et plus promptement celle des surfaces coupées , prennent un aspect analogue à ôelui des prunes mûres et fraîches qui paraît être dû à un hydrate et indique que ce corps fait sans cesse effort pour absorber de l’eau. Les morceaux où, par la fusion, on n’a pas complètement chassé cette eau, sont également élastiques et compactes, mais d’un brun clair, et je n’ai pu parvenir encore à découvrir d’autre changement que des veines plus foncées provenant de portions entièrement déshydratées. On voit, dans ces veines, le changement indiqué précédemment, et l’isolement est dès fors beaucoup moins parfait.

§ 5. Purifié comme on a dit, le gutta-percha consiste en gutta-percha pur, un acide végétal, une eau acide, de la caéine, une résine jaunâtre soluble dans l’éther, une autre ésine soluble dans l’alcool, et une quantité assez notable de riatière extractive.

§ 6. Traité par l’éther et l’alcool, dissous dans le carbure e soufre, précipité par l’alcool étuvé et séché à 100° C., le „titta-percha a donné à l’analyse 86.5 de carbone, et 13.5 /hydrogène. Sa composition est donc à peu près la même ue celle du caoutchouc, qui renferme, suivant M. Faraday, 7.2 de carbone et 12.8 d’hydrogène, mais il s’en distingue ir une élasticité moindre et par la propriété d’être plastique 100° et de reprendre sa dureté à la température ordinaire. § 7. Le gutta-percha se dissout dans les térébènes de tébenthine, de résine, de gutta-percha, d’huile de goudron, hydrogène chloré, et conserve toujours, quand on l’extrait une solution par évaporation ou par précipitation, une 'an de quantité du dissolvant qu’on ne parvient à en extraire a’en décomposant le gutta-percha lui-même. On le dissout irfaitement dans le chloroforme et le carbure de soufre, où on le précipite sans altération par l’alcool, ou bien où reste après la volatilisation du dissolvant.

Une solution de gutta-percha anhydre et purifié à l’aide ( chloroforme, ou mieux, du carbure de soufre, s’éclaircit ■ bout de deux jours parfaitement bien, mémo à l’état < concentration; la matière extractive se dépose au fond, et solution devient transparente et colorée en jaüne clair. Si < enlève le dissolvant, le gutta-percha reste sous la forme d’u) masse compacte blanc sale, transparente, très-élastique, q est un excellent corps isolant de l’électricité. Toutefois ■ voit aussi, au bout de quelques semaines, apparaître à surface les changements qui ont été indiqués ci-dessus. 0 dinairement le gutta-percha hydraté, et qui n’a pas été fond reste à l’état brun foncé dans les liqueurs qui ne s’éclaire sent pas à moins qu’on ne les étende considérablement.

§ 8. Le gutta-percha se combine bien plus diflicileme avec le soufre que le caoutchouc, et au lieu d’être amélio par ce corps, il en est certainement détérioré, puisque soufre lui fait perdre sa consistance et amène même prompte décomposition. Des mélanges aussi faibles que 1 ; de soufre décolorent non-seulement le, gutta-percha, mais transforment en un corps très-peu élastique et peu cons tant, léger même, et jaune sale qui, quand on le cour présente un éclat métallique, mais qui, sur les autres fact se recouvre très-promptement d’une poussière blanchâl qui consiste en soufre et gutta-percha décomposé. Ce1 poudre blanche se montre d’autant plus promptement et plus grande abondance que le gutta-percha a reçu plus soufre, c’est-à-dire a été plus fortement vulcanisé. Une f cette action commencée, et si le gutta-percha est soun pendant longtemps à l’humidité , il perd beaucoup de propriété isolante pour l’électricité, et il est à croire qi dans tous les points abandonnés par le soufre, c’est l’eau c le remplace.

§ 9. Quand on le vulcanise, il se dégage de l’acide suit reux qui, sans aucun doute, contribue à le décolorer et ! vorise certainement sa prompte décomposition, puisqu’il convertit en acide sulfurique par l’absorption de l’oxygèi La propriété isolante se trouve donc ainsi compromise, et est évident qu’elle doit finir, quoique avec lenteur, j disparaître entièrement.

Si, à une dissolution de gutta-percha dans le carbure soufre, on ajoute quelques grains de soufre , la liqueur plus brune se décolore, surtout si on emploie de la fleur soufre. Non-seulement le soufre, même dissous dans le sulfu de carbone la décolore, mais, même après l’évaporation > dissolvant, le gutta-percha présente les mêmes proprié t

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lie celui vulcanisé par une quantité égale de soufre. Quand u le pétrit à une température élevée, il se forme, sous des fessions de 5 à 8 atmosphères, un produit beaucoup plus Lou, moins élastique et promptement décomposable suivant j quantité du soufre.

11 Si on pétrit du gutta-percha avec de 4 à 6 pour 100 de #>ufre à une température de 93° à 94° G. sans avoir recours 5 la haute pression, on a un mélange jaune sale et de nature ' olle et poisseuse. Dans cet état, ce corps isole bien l’électri- 1 té, mais au bout de un à deux mois, il devient cassant et

I agile et perd de sa propriété isolante.

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