GUTTA-PERCHA POUR LES FILS DES TÉLÉGRAPHES
nt,ont fourni au gouvernement prussien tous les fils qui ont é employés à l'établissement de ces moyens 4e communitions souterraines. Le fil est fabriqué . avec le meilleur ivre russe de Baser, et, d’après le cahier des charges , ce ne doit pas peser moins de 65 loth (950 grammes) et plus !) 67 loth (979 grammes), les 100 pieds du Rhin (31m.385). ji rejette toute botte de fil qui a moins de 500 pieds, et r cette longueur, il ne doit y avoir aucune soudure. Avant ’âtre recouvert de gutta-percha, ce fil doit être doux et xible, c’est-à-dire avoir été recuit une dernière fois. La ‘ raison s’en opère sur des tours en bois. Toute portion datée, ouverte, imparfaite , suffit pour faire rejeter le quet (long généralement de 1,000 à 2,000 pieds).
§ 1. Le gutta-percha, dans lequel le fil est enveloppé,
‘ it être parfaitement purifié, travaillé avec soin, et surtout en débarrassé de toute humidité. Ce n’est qu’à ces con- 1 lions qu’il est exempt de pores et complètement isolant. \ perte est dans ce cas d’environ 25 pour 100. Le bloc imitif ou brut de gutta-percha est d’abord réduit en une rte de poudre avec une râpe, puis ramolli dans l’eau ‘aude. Il dépose ainsi le sable, le charbon et les matières Ifangères qu’il pouvait renfermer. La masse est alors in- ISduite entre deux cylindres rugueux, où elle est rompue 1 déchirée menue, et l’espèce de copeaux qu’elle produit asi sont passés entre deux cylindres chauffés à l’intérieur 1 r des saumons de fer portés au rouge et réduits ainsi en 1 ppes extrêmement minces. Cette opération en extrait ena re toutes les impuretés qu’il aurait pu retenir. Ces nappes Vt travaillées de nouveau entre les cylindres chauds pour !' ir donner une plus complète homogénéité, et pour acher d’en chasser par évaporation l’eau qu’elles retenaient core.
On travaille les nappes entre les cylindres qu’on fait tourr constamment jusqu’à ce qu’elles prennent une couleur ocolat ou brun marron, et aient acquis tous les caractères me homogénéité parfaite. On maintient la température point où les matières peuvent être travaillées avec les lindres sans devenir pâteuses et y adhérer. Ces matières, isi préparées, sont coupées encore chaudes en rubans de 3 4 kilog., pesées et toutes prêtes ainsi à être incorporées ec 3 à 5 pour 100 de fleurs de soufre. Le soufre est, pennt un nouveau laminage, répandu sans interruption et en iiantités pesées sur les masses de gutta-percha d’un poids terminé, et y est incorporé bien uniformément par le trail des cylindres. La masse, ainsi traitée, et sous la forme
de rubans, est introduite alors dans une chaudière à h i t pression, où pile est soumise à une température qui coi?!
pond à une pression de huit atmosphères. Par cette o\ tion le soufre contracte une union intime avec le gi percha, qui perd ainsi tout son aspect antérieur et dei gris foncé. En même temps la haute température à laqiil on le soumet, entraîne les dernières traces d’humidité « forme gazeuse et d’hydrogène. Un ventilateur partie! e sert à chasser au dehors du bâtiment les vapeurs d’al sulfureux qui se dégagent avec la vapeur d’eau.
§ 2. La masse vulcanisée (voyez n° 37) est transportée s r dans l’appareil destiné à habiller le fil. Cet appareil, fig. 5 pl. 4, consiste en un gros cylindre d’environ 8 pieds (2m.51 a longueur sur 8 pouces (21 cent.) de diamètre, disposé hori; ti talement.Unevis d’un diamètre de 4 pouces (lOcent.) près I piston avec lenteur sur la masse du gutta-percha. Le moid ment de la tige de la vis est opéré par une machine à vapeu i la force de dix chevaux, avec organes de transmission, j 11 partie antérieure du cylindre est établie une tête très-mas i avec des filières. Dans cette tête, il y a à l’un de ces aj i refis six filières et neuf à l’autre, de manière à pouvoir vêtir simultanément autant de fils à la fois avec chacun l ces appareils. La masse du gutta-percha, en sortant du ' lindre a ne trouve d’issue que par l’espace conique b, b. < fil c est amené au centre de cet espace vide conique t une forte pièce en métal d, d, afin que le gutta-percha sort en e, e de la filière en même temps que le fil de cuiv embrasse et enveloppe celui-ci avec une force extrême comprime et l’enserre. Il est bon de remarquer que le' s'avance à raison d’un pouce (0m.0261) par seconde, et que température ne doit pas être portée trop haut, parce < autrement la masse n’aurait pas la fermeté et la densité si santés. On s’assure au mieux que cette température est t élevée par l’aspect que présente le fil revêtu, qui alors n plus uni à la surface, mais ondulé et inégal, ainsi qu l'observerait sur une pâte très-tenace par une énergique pi
sion. Il faut surtout avoir soin, en introduisant la ma
dans le cylindre, d’en chasser, autant que possible, tout 1’; car cet air, emprisonné, nuit au produit, puisque au mom où il arrive à la filière, chacune de ces bulles crève avec plosion. Une grande partie de l’air qu’on n’est point enci parvenu à chasser complètement, se dégage aussi par-dessi dans le point où le fil est amené dans la filière.
§ 3. Les fils ainsi revêtus montent alors pour passer ! des éponges humides qui les refroidissent et entre des h;