EXPÉRIENCES SUR DES COURROIES EN GUTTA-PERCHA
faut toutefois ménager la chaleur pour qu’elle pénètre îiformément dans toute la masse. Deux à trois heures suffi— nt ordinairement pour cet objet lorsque la chaleur est apiquée à l’aide de cylindres chauffés en métal ou par tout itre mode d’application d’une température régulière, telle l’une étuve chauffée par la vapeur ou l’air chaud. Ce chaufge, indépendamment de l’expulsion des matières purement latiles que renferme le gutta-percha, en fait sortir encore un ûde visqueux et oléagineux en laissant la matière dans un rt relatif de pureté.
Après avoir été soumis à ce traitement, le gutta-percha, it seul, soit combiné avec le caoutchouc, est mélangé avec > ingrédients connus par les mômes moyens et dans des oportions semblables ou à peu près à celles employées dans vulcanisation du caoutchouc, mais en donnant la préférence i’hyposulüte de plomb ou de zinc.
On a remarqué qu’il était plus avantageux, dans le traite- :nt du gutta-percha seul, d’employer un degré moindre chaleur dans le procédé de pétrissage, et au contraire une npérature plus élevée dans la vulcanisation que quand il git du caoutchouc.
On introduit aussi quelques modifications secondaires quand s’agit d’applications spéciales; par exemple quand on a soin d’un composé dur non élastique, ou comparativement lastique, on a recours à un mélange plus abondant de tières ou à un degré de chaleur plus élevé que quand on it un produit très-élastique.
le procédé simple et peu dispendieux produit un changent étonnant dans les propriétés et la valeur du gutta-peri, et aucun autre traitement, ultérieur dans les procédés oraires ne serait susceptible d’amener la matière à l’état de fection où la porte du premier coup ce moyen si facile.
■périences sur la résistance absolue des courroies en gutta-percha, par M. Feistmantel.
3. On a découpé dans une courroie de gutta-percha, qui i t une largeur de 0ra.104G16 et une épaisseur de 0m. 0065385, suivant la direction de sa longueur, des lanières de diffétes largeurs qu’on a ensuite chargées par des poids qu’on i suspendus jusqu’à rupture. Les résultats de ces expéices sont consignés dans les tableaux suivants :
Première série d’ expériences avec des lanières de 0.0021795 de largeur, autant d’épaisseur et une longueur , avant d’être chargée , de 0m.08936.
rl utw liMf/utur, avant lu rliarj/v, .
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Première série d expériences aveù des tanières soudées, de Um.U0tj&38j de largeur, u“.uuzi<ya d'épaisseur , et une longueur, avant ta charge, de 0mI067564.
EXPÉRIENCES SCR DES C0CRR01ES EN GUTTA-rERCHA. 2Ô5
Pour souder les deux bouts des bandes de gutta-pero dont on veut faire les courroies, on fait usage du moyen sijl vant. On coupe les extrémités de la courroie sous un an;' de 30 à 40°, et on assujettit un des bouts avec quelques clc ou mieux avec une presse sur une table ou sur un étab puis on prend un fer qui peut avoir de 30 à 35 millim. i largeur et de 15 à 16 d’épaisseur, qu’on a porté à la temp rature d’un fer à repasser, c’est-à-dire à une température < ne puisse ni brûler, ni colorer le gutta-percba, mais qui] ramollisse seulement, et on le passe sur les extrémités, s bout, fraîchement coupées, en l’y pressant assez forteme! et jusqu’à ee qu’elles soient ramollies et aient acquis un él poisseux. On enlève le fer et on rapproche ces extrémités i vement et fortement l’une de l’autre; on enfonce quelqu clous dans le brin qui était libre pour le maintenir en plae et on laisse refroidir.
Les rebords ou rebarbes sont coupés et aplatis avec le f chaud, de manière à ce que la suture soit bien unie. Ui courroie d’épaisseur ordinaire est prête à être employée < 10 ou 15 minutes, et quand on rafraîchit avec de l’e; froide, en moins de temps encore.
On peut même faire des sutures à recouvrement en parant 1 extrémités de façon que l’un des bouts sera posé sur l’autr la suture ne présente pas plus d’épaisseur que dans le rcs de la courroie. On chauffe les surfaces amincies et parée on ajusté et on presse aussi promptement et fortement qi possible.
Si la courroie doit éprouver un mouvement rapide ou i grand frottement, il est prudent d’interposer un rouleau une tige ronde et fixe de fer, pour que les brins ne se fixe pas.
L’expérience a démontré que ces courroies se raccourc sent plutôt qu’elles ne s’allongent par l’usage.
I| est nécessaire de faire remarquer que les courroi usées, ou les rognures de gutta-percha, ont encore une c< taine valeur comme matière première, tandis que celles cuir ne sont bonnes à rien.
Pour établir une comparaison entre les prix, il faut savi qu’une courroie d’un mètre de largeur et de 8 à 9 milli d’épaisseur coûte environ 5 fr. 60 cent, par mètre courai tandis qu’une courroie de cuir de la même dimension coî au moins 6 fr. 75 cent, à 7 fr.
Si nous ayions trouvé une série d’expériences plus coi
j fabrication des articles en êutta-bercha. 297
ilète et plus claire, nous n’aurions pas certainement reproduit celle qui précède. M. Feistmantel aime trop les nombres fractionnaires. Gomment et pourquoi n’a-t-il pas opéré i;iir des nombres entiers; pourquoi ces lanières si courtes; pourquoi les poids mis dans le plateau ne sont-ils pas simplement un, deux, trois kilogrammes ; et qu’avons-nous besoin ’y adjoindre des décigrammes? D’une autre part, pourquoi avoir pas répété les expériences sur des lanières de cuir, (fin qu’il fût possible de savoir quelle est la résistance la [ lus forte? L’expérience a prouvé que les lanières en guttapercha, et surtout les cordes de tour, ne sont nullement ’un bon usage. Sans doute, la réunion, faite toutefois par lies moyens autres que ceux indiqués dans cet article, est lus commode que l’épissure, et plus promptement faite; ans doute on gagnerait, en se servant du gutta-perclia, à [t’avoir plus besoin des crochets ou agrafes; mais il faut bien ieconnaitre que cette matière, précieuse pour d’innombra- [iles usages, ne peut servir à tout, et que les lanières et cori les de tour ne peuvent en être faites. Il faut savoir se gaantir de l’engouement de la mode. ( Voyez la note relative ux bougies, sondes et autres instruments de chirurgie.) A défaut d’autres, nous avons pensé que le lecteur ne serait lourtant pas fâché de connaître ces expéi'iences.
Mode de fabrication des articles en gutta-percha , par M. A.-ll.-L. de Normandy.
44. Le mode de fabrication des objets en gutta-percha onsistc à prendre cette matière purifiée autant qu’il est posible par le découpage, la pression ou le pétrissage dans l’eau bande, dans une machine semblable à celle pour agglomérer le caoutchouc, puis à l’exposer à une douce chaleur à ['action de quelque dissolvant volatil, tel que l’essence de térébenthine, la benzine, mais de préférence le bisulfure de larbone, une élévation de température n’étant pas nécessaire dans ce dernier cas.
§ 1. Une partie en poids de gutta-percha dissoute dans nviron 20 parties de dissolvant, fournit une masse sirupeuse trune et trouble, qu’on clarifie et décolore, d’abord en l’alandonnant au repos, pour que les matières les plus pesantes e précipitent, puis introduisant le liquide qui surnage dans 'appareil représenté fig. 146, pl. 4.
A, vase contenant le liquide brun sirupeux provenant de a dissolution; ce vase est pourvu de trois ouvertures BGD; E,
tube do communication entre le ■vase A et le vase F, qui c rempli de charbon animal , et pourvu à sa partie inférieu d’un robinet qui débouche dans un troisième vase ou ré( pient G, portant une tubulure H, sur laquelle s’élève un tul qui met en communication les vases A et G. Tous ces vas peuvent être faits en zinc, mais tous les assemblages et 1 communications doivent être parfaitement imperméables l’air. Voici quelle est la marche de cet appareil :
Le liquide brun sirupeux qu’on a obtenu est introduit dai le yase A ; ouvrant ensuite le robinet B1, il tombe dans 1 levier F, en filtrant à travers le charbon animal qui rempl celui-ci, et de là dans le vase G à l’état limpide. J J est un bâche remplie d’eau froide dans laquelle plonge le vase G
§ 2. La liqueur ainsi filtrée est introduite dans un alamb pourvu d’un réfrigérant, et on distille sa portion liquide o volatile superflue. Si ensuite on désire obtenir le gutta-pei cha filtré à l’état solide, on évapore jusqu’à siccité. Mais pou obtenir des feuilles de cette matière, faire des ballons, de écrans, et mille autres articles en gutta-percha, on procèd comme il suit :
On prend la solution du gutta-percha dans le bisulfure d carbone, et on en verse une certaine quantité dans un grc cylindre en verre fermé par une extrémité. On incline alor ce cylindre et on le tourne dans toutes les directions jusqu’ ce que les parois soient complètement et également enduite avec la solution, puis' on décante l’excédant de ceGte solutio en renversant le cylindre l’ouverture en bas. Au bout d peu de temps, le sulfure de carbone se volatilise complète ment et laisse l’intérieur du cylindre tapissé d’une coucli mince de gutta-percha. La contraction qui résulte de la des siccation sulfit pour détacher cette couche et permettre d l’enlever. Il faut, toutefois, avoir soin de ne pas toucher 1 cylindre avec la main lorsqu’elle est chaude, autrement 1 gutta-percha adhérerait au verre dans les points qui auraien ainsi été chauffés.
Si on coupe maintenant la portion qui était en contac avec le fond fermé du cylindre, on a un manchon de gutta percha ouvert aux deux bouts, qu’on peut fendre longitudi paiement pour en former une feuille. On peut produire pa ce moyen des ballons de toutes les formes, le gutta-perch prenant celle du vase dans lequel on le moule. Quand, tou tefois, la membrane doit être extraite par une ôuvertur étroite, comme quand le liquide sirupeux a été versé dans un bouteille, un ballon de verre", un matras, il faut avoir re cours à quelque tour de main, par exemple introduire ui
ibe dans le vase en verre, et faire dans celui-ci le vide vec la bouche ou une seringue, la pression atmosphérique jétache alors la membrane des parois et permet de l’enlear aisément.
Il est évident que, au lieu d’une couche mince, on peut en btenir une épaisse, en se servant d’une solution plus visueuse que celle dont il a été question.
Si le moule est de nature à pouvoir être retiré en entier, ji par morceaux, on peut appliquer la solution à l’extéieur.
. revet d’invention en date du 16 a ouï 1847, au sieur Hancock, de Londres , pour un procédé de purification du : gutta-percha.
| 45. Ordinairement on coupe en petits morceaux le guttasrchaque l’on veut nettoyer et purifier, et, pour faciliter ce avail, on le trempe dans l’eau chaude afin de l’adoucir. Voici une machine au moyen de laquelle on peut obtenir es morceaux très-petits, sans qu’il soit nécessaire de se serr d’eau chaude :
PI. 3, fig. 127, élévation latérale de. la machine.
Fig. 128, vue de face ;
Fig. 129, coupe faite suivant a b de la figure 128.
A, charpente de la machine.
H, plaque circulaire en fonte, de lm.50, de diamètre. Cette plaque a trois rainures dans lesquelles sont tenus ois couteaux ; ces couteaux sont disposés comme des lames e rabot.
B”, arbre sur lequel est fixée la plaque.
Cet arbre est mis en mouvement par un moteur quclmque.
D, plan incliné qui conduit les gros morceaux dé guttaerclia vers les couteaux qui les coupent en tranches, dont épaisseur dépend du degré de saillie des couteaux.
Au lieu de se servir de la plaque B, on peut employer un anchant vertical qui fonctionne en montant et eu descellant.
Dans ces figures, les bords des couteaux sont droits ; mais, le gutta-percha était trop dur, on pourrait, pour mieux couper, employer des couteaux à bords courbés.
Après qu’on a coupé le gutta-percha en petits morceaux, P les met dans l’appareil fig. 130.
F est un grand réservoir divisé en trois compartiments i , t”, ti. Les compartiments V, t” sont remplis d’eau jusqu a
300 fcEüXlfclIE PARTIE.
la ligne x y, et le troisième fl est rempli jusqu’à là lie 3