‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 89 sur 109 · UC · texte numérisé non relu

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F, F”, F3 sont trois cylindres briseurs armés de lani dentelées, comme des lames de scies dans le sens de le t longueur; ces cylindres tournent sans toucher l’eau.

En face de chacun de ces cylindres se trouve une pa 1 de cylindres cannelés, d’alimentation.

H’ est un entonnoir qui conduit au cylindre d’alimentati 1 G’, les tranches de gutta-percha après qu’elles ont été adoi eies par l’eau chaude.

H”, toile sans fin inclinée, qui tourne autour de deux tai bours a, a.

Le bas de cette toile passe dans l’eau, tandis que le ha se trouve en face des cylindres d’alimentation du cylind briseur F”.

H3, toile sans fin fonctionnant pour le cylindre briseur I

K, cylindre à hacher, armé de lames.

Il est supporté sur le troisième compartiment fl du rése voir ; mais il est placé plus bas dans le réservoir F que 1 cylindres briseurs, et de telle sorte que la moitié soit to jours plongée dans l’eau du compartiment.

L, L, deux plaques garnies de lames qui sont presque » contact avec les couteaux du cylindre K.

M, agitateur.

N, toile sans fin.

R, R, cylindres disposés de telle sorte que le cylindre < dessous de chaque paire est plongé dans l’eau.

S, S, planches disposées entre les cylindres pour support le gutta-percha.

^ Quand la machine est en mouvement, les cylindres G G”, G3, les tambours des toiles sans lin , et les cylindres tournent de gauche à droite ; les cylindres briseurs, le c; lindre à hacher et l’agitateur tournent dans le sens oppos Les briseurs et le cylindre à hacher doivent faire de 600 800 tours par minute; les cylindres d’alimentation et 1 tambours des toiles sans fin n’en feront que 100 à 175.

Les premières séries des cylindres R, R doivent faire de J à 20 tours par minute, et les autres devront aller un p( plus vite.

Quand le gutta-percha est présenté dans l’état naturel l’action du briseur F’ par les cylindres d’alimentation G’, est déchiré en petits fragments, et on voit tomber au foi des matières étrangères qu’il renfermait.

Le gutta-percha flotte à la surface, et la toile H” atti çcs morceaux qui flottent et les amène à la seconde pal;

io cylindres d’alimisntation qui les livrent au deuxième cyudre briseur ; de là ils passent sur la toile H3, entre les ylindres G3 et le briseur F3. Enfin la toile H4 les porto ers les cylindres G4, d’où ils passent au cylindre tournant ', dont les lames les hachent en très-petites tranches mines qui tombent dans l’eau du compartiment t3, et sont portes en avant par l’action de l’agitateur M.

Comme l’agitateur tourne dans une direction opposée à 'elle de la masse flottante, cell^-ei est forcée de plonger ans l’eau et .d’y séjourner un peu, après quoi elle se dirige 'ers la toile N qui la porte entre les cylindres R, d’où elle ait la toile O jusqu’aux cylindres Y’, Y” qui la pressent et i transforment en une lame plus ou moins mince, qui s’enlaule sur le cylindre V.

§ 1. L’eau doit être froide dans les compartiments. Si le utta-percha, à son état naturel, a- une odeur fétide, ce qui rrive quelquefois, on ajoute à l’eau une solution de soude ou le chlorure de calcium.

î Voici un appareil au moyen duquel on peut effectuer la 'Dinbina,ison du gutta-percha en feuilles avec le soufre.

Fig. 131, A, chambre métallique ou l’on met le gutta-perba.

Cette chambre est fermée par un couvercle C.

1) est une chaudière à haute pression.

E, vase en métal où l’on met un mélange de sulfure voli.til et un de soufre.

Voici la manière d’opérer :

Le lourde la chaudière étant allumé, dès que la soupape e sûreté H de la chaudière indique 130 degrés, on allume fourneau E’; les robinets a et h sont ouverts, et la va- 3ur arrive d’abord seule dans la chambre A. Peu de temps orès, les vapeurs sulfureuses se dégagent du vase È et se iôlent avec la vapeur.

Après ur,i temps qui varie d’une demi-heure à deux heures, avant l’épaisseur des feuilles, on ferme les robinets, on didnue ou on retire le feu, et on lève la soupape K de laehamre A. Quand cette chambre ne contient plus de vapeur, on dire le gutta-perclia qui est vulcanisé.

Pour que les vapeurs arrivent en A, il faut évidemment que à pression en H soit plus forte qu’en A.

.1 est un thermomètre, et L un tuyau par où on fait écour l’eau de condensation.

Les feuilles ainsi préparées sont frottées avec un mélange I ji’C de sulfure et de soufre, puis ces feuilles sont soumises à ! action d’une vapeur de 130 degrés, ou plutôt elles sont mi-

)' Caoutchouc. 2G

ses dans de Veau dont on élève la température. Après lt avoir de nouveau frottées comme nous venons de le dire, c les soumet encore dans l’appareil, lig. 131, aux vapeurs su fureuses et à la vapeur d’eau enfin, on passe sur ces feuilli une pâte composée, de sulfure, de soufre et de gutta-pe cha en dissolution, et on les soumet à une chaleur de 130 d< grés ou ou les chauffe dans de l’eau chaude, ou môme c les soumet à une nouvelle opération dans l’appareil fig. 13 En soumettant une de ces feuilles à l’action de deux cylii dres ayant des rainures a rebords bien aigus, et s’ajustai convenablement, on peut découper cette feuille en bande Si on passe entre des cylindres dont les rainures se joignei par leurs rebords aigus pour former de petits cylindres, ur feuille épaisse de gutta -percha, elle sera partagée en fi plus ou moins gros; dans ce dernier cas seulement les feui les seront chauffées à 90 degrés, et les fds seront condui sur des bobines placées dans de l’eau froide.

Nous avons reproduit le texte intégral du brevet Hancocl encore bien qu’une grande partie de ce qu’il renferme a déjà été exposé par l’auteur lui-môme dans le mémoire qu’ a donné, et que nous avons reproduit n° 26, parce qu’en m; tière de brevet, il est souvent utile d’avoir connaissance di termes précis qui . le constituent. C’est en étudiant ces tei mes, en suivant l’inventeur mot à mot, que celui qui vei pratiquer par des procédés qui se rapprochent, de ceux du br< veté, peut s’assurer qu’il ne se mettra pas en contraventio en employant tel ou tel moyen.

46. Nous reproduisons l’article qu’on va lire, encore bit qu’il ne renferme que très-peu de faits nouveaux pour ce! qui a lu tout ce qui précède ; mais lorsqu’il s’agit d’une noi velle substance, aucun avis, aucun document n’est à déda gner. De la multiplicité des renseignements, alors mèn qu’ils sont contradictoires, le lecteur attentif peut tirer di conclusions utiles et asseoir une opinion sûre.

« Nous empruntons àl’une des dernières leçons de M. Paya au Conservatoire des arts et métiers, les détails suivants si le gutta-pereba :

Avant de parler des usages du gutta-percha, nous rappe lerons sommairement que cette substance, appelée dans pays gutta-tuban } s’extfait d’un arbre de la famille des sap <

!es, dont les genres activas et bassia font partie, tort '%ivant quelques auteurs.

L’arbre en question, originaire des Indes, a de 20 à 25 Piètres d’élévation sur 60 centim. à 1 mètre de diamètre. ■ ar son port , son aspect , il ressemble beaucoup au durio * Hbethinus . Il en diffère par ses caractères botaniques, que “jous négligerons ici. Il est très-difficile d’ailleurs de se proirer de ses fleurs et de ses fruits. Le bois est de nulle va- ,nf:ur. Le fruit donne une huile dont les naturels de l’archipel indien se servent pour assaisonner leur nourriture. Il li-oît en abondance dans l’ile de Singapore, dans les forêts ° e Lahore, à l’extrémité de la péninsule de Malacca, sur la “Ote sud-est de Bornéo, à Kéli, à Sarawak où on l’appelle Jfato.

“ Le premier mode d’extraction était aussi simple que fà- 11 leux : on abattait l’arbre, d’où on retirait seulement de 10 15 kilog. de gomme. Ce procédé désastreux fut heureuseænt remplacé par celui des incisions. Mais ce produit préeux restait toujours d’un mince usage, quand MM. Montimerie et Joseph d’Almerida songèrent à en envoyer à la ociété royale des Sciences de Londres, qui accorda une métille d’or au premier.

Jusqu’en 1844, le commerce européen ignorait les avances du gutta-perclia, qui n’avait servi dans le pays qu’à ire des manches d’une espèce de cognée appelé parang. ais, quatre ans et demi après, Singapore en avait expédié ,303,656 kilog., représentant une valeur de près de 2 milons de fr.

A partir de cette époque, les recherches se multiplièrent, s autorités locales spéculèrent sur cette nouvelle richesse, ui fut monopolisée par le tamungong et parle sultan.

, L’Angleterre commença par accaparer la plus grande partie 3 ce produit, pour l’emploi duquel les premiers brevets funt pris en France. Mais aujourd’hui nous sommes bien loin 'être tributaires de nos voisins , et notre industrie sait en rer un excellent parti.

On comprendra, à l’énumération seule des caractères du utta-percha, qu’il a encore bien des applications à recevoir, n effet, on n’en est plus réduit à l’employer, comme précéêmment, avec sa couleur chocolat, qui est le plus généraient connue , car il peut recevoir un grand nombre de biorations sans que sa qualité soit altérée ; nous dirons plus, peut môme le rendre d’une entière blancheur.

Ses caractères principaux sont : d’être très-souple à 100 egrés, de façon à prendre alors toutes les formes imagina^

blés, pour rester ensuite d’une dureté remarquable. Le gutt percha est insensible aux influences de Yair et de l’eai inaltérable par les alcalis ou les acides , et peut enfin êt amalgamé à plusieurs substances étrangères. Dans bien d cas, ü remplace économiquement le plomb, le fer, le zin le cuivre, le bois, le cuir, la faïence, le verre et la porcelain

Nous allons voir une partie des usages auxquels cette m tière peut être employée, en le suivant pas à pas dans sa de nière leçon à ce sujet, celle du 20 décembre.

Sous forme de filaments plus ou moins volumineux, gutta-percha sert à fabriquer des fouets et des cravaches, s( en tressant des fils d’après la méthode ordinaire pour 1 uns, soit en la moulant d’un seul morceau pour les autre

En chirurgie, c’est une ressource précieuse en cas de Ira turc, car on peut ainsi construire des appareils qui ne d viennent rigides qu’àprès avoir pris les formes voulues, sa; qu'on puisse craindre une inégalité de pression.

Dans les pays chaudij la médecine së sert également t gutta-percha pour conserver le vaccin. On en fait des ca suies hémisphériques qu’on ressoude facilement à l’aide de chaleur. De cette façon on n’a rien à craindre des allératio que peuvent causer les influences atmosphériques.

Dans ces derniers temps, on a eu l'heureuse idée de se se vir du gutta-percha pour la sellerie et le harnachement i général : licols, longes, traits, dossières, sous-venfrière avaloires, étriers, etc., etc. Ou s’en trouve très-bien, si < n’est l’été peut-être, à l’époque des grandes chaleurs, où < pourrait craindre, pour lés traits surtout, dés ruptures q seraient de nature àoccasioner des accidents. Autrement, serait difficile de trouver une matière plus convenable, pui qu’elle n’est altérable ni à l’humidité , ni au contact de sueur, qu’elle ne craint pas les lavages, et qu’enfin elle esl l’abri de la dent, de la vermine qui ne peut rien contre elle cause de sa souplesse et de son élasticité.

Depuis peu, 911 emploie avec avantagé le gutta-percha < bandés coliées sur le bois , dans les fabriques de Tissus c l’on veut faire glisser très-facilement la navette. On s’en sé également en lamelles pour comprimer le lin dans les opér; lions qu’011 lui fait subir au peignage.

En Angleterre et en Amérique, on en fait un grand usaf pour diviser les bateaux que l’on veut rendre insubmersible . car sa densité est cinq fois moins grande que celle de l’eau c’est ce qui permet aussi d’en faire des bouées de sauvetag très-employées aujourd’hui.

Dans l’application si intéressante des télégraphes élcctr

COLtE DE CUTTA-PERCHA. 305

ues, le gutta-perclia a rendu de bien grands services, noneulement comme préservatif de l’humidité, mais encore arce que lui-même est un corps mauvais conducteur de ce uide qu’il emprisonne pour ainsi dire dans le fil qu’il ^couvre. Chacun sait le parti qu’on en retire pour l’établisse— lent des télégraphes sous-marins .

Le confortable lui-même a recours à la précieuse matière ue nous étudions. La sonorité souvent fâcheuse des parquets, e quelque nature qu’ils soient, peut être non-seulement déîgréable, mais encore nuisible dans certaines réunions. C’est our éviter ces inconvénients qu’en beaucoup d’endroits on remplacé le carrelage, la dalle, le bois lui-même par des mes de liège enchâssées dans le gutta-perclia. M. Payen tait comme exemple plusieurs endroits célèbres en Angleirre, et, en particulier, le parlement, où il a pu lui-même assurer des avantages de cette application. On en fait aussi 3s baïonnettes avec lesquelles on n’a plus à craindre d’acdents pendant les exercices du maniement des armes. D’ailleurs tontes les industries petites et grandes ne sont is restées en arrière dans le grand mouvement des nouautés qu’entraînent les applications possibles du gutta- ■rcha. Pour n’en citer que quelques-unes, nous énumérens les professions qui déjà ont mis à contribution cette écieuse matière. Ce sont principalement :

Les fabricants d’instruments d’acoustique, de chirurgie; 5 fabricants d’acides, de buses et de corsets, d’indiennes, meubles, d’ornements, de produits chimiques, de voires, etc.;

Toutes les industries qui se rattachent aux professions ivantes : apprèteurs d’étoiles, agriculteurs, architectes, lenteurs ou doreurs; chapeliers, dentistes, encadreurs, rticulteurs, ingénieurs, médecins, meuniers, photographes, armaciens , ralfineurs , filateurs, selliers et bourreliers, iituriers, tourneurs, vétérinaires, vinaigriers;

Enfin, citons encore les bains, les blanchisseries, les hôaux, les hôtels, les administrations.

On ne peut prévoir les applications ultérieures de cette -tière qui rend déjà de si grands services. »

OCUMENTS ADDITIONNELS RECUEILLIS PENDANT L’iMPRESSION.

Colle de gutta-perclia.

il. Perra, aide-préparateur de M. Balard , au collège de mee, a inventé des chaussures faites sans couture ou ra-

piécées, à l’aide d’un collage au gutta-percha ; ces cliaus res paraissent devoir dilrer autant que lés chaussures coust W. Ferra emploie aussi la colle de guttâ-percha pour la 1 tauration des courroies.

Les petits échantillons de cuir réunis à l’envoi de M. Pe montrent le parti que l’auteur compte tirer du gutta-pen pour imperméabiliser des peaux tannées; enfin, un pi spécimen de vernis et de pellicules transparentes prépair au moyen du gutta-percha complète la série des nouvel applications de l’auteur.

Nous insérons cette note, bien qu’elle n’entre dans aucii détails sur la manière dont est faite cette colle au guti parce que nous ne devons rien omettre de ce qui peut fa naître des idées nouvelles sur l’emploi de cette préciei substance, qui recevra, nous n’en doutons pas, bcauco d’autres applications que nous ne saurions prévoir.

Nous empruntons à un recueil mensuel le mémoire qu’ va lire. Assurément tous les faits qu’il rapporte se trouve épars dans le chapitre qu’il termine ; mais comme ils st ici réunis et groupés, ils otfriront au lecteur une espèce de bleau synoptique qui ne sera pas sans utilité et qui captive puissamment l'intérêt.

Le gutta-percha ou gutta-tuban.

On trouve depuis quelques années dans le commerce u substance connue sous le nom de gutta-percha; l’arbre c la produit est originaire de lilnde, où on la désigne génér lement sous le nom de gutta-tuban. C’est un suc laiteux q provient de cet arbre et se solidifie par l’évaporation. L’i dustrie a tiré du gutta-percha depuis son apparition un tri utile parti, et la chimie l’a soumis il l’analyse. MM. Pelou et Frémy le citent, dans leur cours de chimie général comme une composition qui, débarrassée des substanc étrangères qu’elle contient presque toujours, se rapproe beaucoup du caoutchouc.

Ln mémoire anglais et des documents dignes de foi q nous ont été communiqués et dont nous donnerons des e traits, contiennent des détails fort intéressants sur les pi priétés de cette substance, sur son origine, son usagé, s> emploi et son mode d’épuration. Ils établissent que Te gut est susceptible de recevoir, non-seulement dans l’industr mais encore dans différents services publics, et particulièr

GÜTTA-PERCHA OU ÇUTTA-TUBAN. 307

lent dans la marine, de nombreuses applications, et que arbre qui le produit pourrait, comme le sapoüllier, qui ient parfaitement à la Réunion et aux Antilles, être accliiaté[et cultivé dans la plupart de nos possessions d’outreîor. *

Le mémoire anglais sur le gutta, dont nous donnons ici i traduction, est du docteur Thomas Qxley, esquire, premier chirurgien de l’établissement de l’ile du Prince-def ailes, de Singapore et de Malacca.

Voici ce document :

« Rien que les arbres qui produisent le gutta-percha se ou vent en grand nombre dans nos forêts indigènes, il y a juatreansà peine que cette substance a été découverte par [■s Européens. C’est le docteur Montgomerie qui, le prenier, à ce qu’il paraît, l’a fait connaître dans une lettre idressée à la Société médicale du Bengale, au commencement le 1843 ; il la recommande comme pouvant être utile dans uelques opérations de chirurgie, et suppose que l’arbre qui x produit appartient à la famille du figuier. En avril 1843, die fut apportée en Europe parle docteur d’Almeida, qui la -régenta à la Société royale des Arts de Londres; mais elle dexcita d’abord que fort peu l’attention ; cette société, en ifet, se borna à accuser réception du présent qu’on lur faiait; quelque temps après, toutefois, elle jugea convenable l’accorder une médaille d’or au docteur Montgomerie, en écompènse du service qu’il avait rendu. Maintenant qu’il est onstaté que la découverte de ces deux médecins provient le la même source, à savoir, la rencontre fortuite de cette lubstance entre les mains de quelques Malais, qui en avaient Inconnu la principale propriété et qui l’exploitaient en fa- Jiriquant avec le gutta des fouets qu’ils vendaient ensuite dans ia ville, on ne voit aucune raison plausible qui ait pu faire 'millier le second et récompenser le premier. Les efforts qu’ils but tentés pour initier le public à la Connaissance d’une Substance aussi utile qu’intéressante les recommandent tous deux à un titre égal. ■

|l » Comme ce n’est que dans ces derniers temps que le gutta i, beaucoup attiré l’attention, que jusqu’à présent il a été peu connu et n’a fait le sujet que d’un très-petit nombre p 'écrits, je me propose aujourd’hui de combler de mon mieux cette lacune, et de donner la description de l’arbre, de la substance qu’il produit et de son usage, en faisant ressortir l’utilité qu’on en a tirée, aux lieux mômes où on l’a découverte, en la faisant servir à différents usages domesjtiques.

» L’arbre gutta-perrfia ou plutôt gutta-tuban , car c1 le nom qu’on devrait lui donner (l’arbre percha ne prod saut pas cette substance à l’état de pureté), appartient à famille des sapotées ; il offre quelque analogie avec les ' riétés achras et bas sia, mais il en diffère sous quelqi points essentiels; et il diffère aussi de toutes les autres \ riétés de cette famille, tellement que je suis disposé à cro. qu’on peut l’y classer comme un nouveau genre. J’essaier en conséquence, d’indiquer ses propriétés générales, en la sant à quelque botaniste plus compétent que moi dans matière l’honneur de lui donner un nom, d’autant mieux qt je n’ai pas réussi dans mes recherches sur les étamines, fau d’échantillons qui pussent servir de base à mes observ tions.

» L’arbre qui produit le gutta-tuban a une dimension coi sidérable; sa hauteur varie de 18 à 20 mètres, et son di. mètre de 61 à 92 centim. Sou aspect général lui donne av< le genre des darions, plus connus sous le nom de dourian une certaine ressemblance qui n’échappe pas à l’observatev le plus superficiel. Le dessous de la feuille est cependant d’u brun plus rougeâtre et plus tranché que dans celle du de rion, et la forme en est un peu différente.

»* Les fleurs sont axillaires ; on les trouve de une à tro dans les aisselles des feuilles ; elles sont soutenues par ch pédoncules légèrement courbés et échelonnées en gran nombre vers l’extrémité des branches.

» Le calice, placé à la partie inférieure, est d’une coulei brune ; il est dur et se divise en six sépales disposées si deux rangs.

» La corolle, du genre des monopétalcs, se compose de si parties en forme de dents.

» Les étamines, insérées à la naissance de la corolle, soi sur un seul rang; leur quantité varie; mais si je ne m trompe, leur nombre normal est de douze, et toutes soi généralement fécondes : les anthères sont soutenues par d petits filaments arqués qui s’ouvrent par deux pores laté raux.

» L’ovaire (1), placé â la partie supérieure, se termine pa un style unique et allongé : il se compose de six cellules dont chacune contient une graine.

» Les feuilles, d’environ 11 centim. de longueur, sont par faitement formées et entières ; elles offrent la consistanc du cuir, sont alternes, lancéolées et de forme ovale; le des

10 L'ovaire avec le stylo el le stûjmalc forment le pistil,

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