PERFECTIONNEMENTS DU GUTTA-PEHCHA. 2£J
à l'acfton combinée de la tapeur d'eau à une liante température, et des vapeurs d'orpiment ou aulre sulfure Ma» mélanges dans les proportions ci-dessus dans un appareil représenté par la figure 131.
Une chambre très-forte en métal, a, est établie sur la maçonnerie en briques b b, et dans laquelle ou place les matières qui doivent être sulfurées; c, couvercle imperméable assujetti au sommet de cette chambre, par des boulons à écrous, do manière h pouvoir être enlevé quand cela est nécessaire; d, chaudière ordinaire à haute pression; c, pot solide en métal, dans lequel on place l'orpiment ou nuire sulfure et le soufre; a", couvercle qu'on enlève pour iuirodmre les matériaux ; é, foyer pour clmufi'cr le pot ; f tuvau parlant de la chaudière cl «Mm ,Um le couvercle de ce pot ; et n , robinet pour lo fermer et l'ouvrir ; q, tube en plomb qui part du sommet du pol e et se rend dans la chambre a; b, robinet qui sorl à l'ouvrir ou la clore; Ji lasounane de sûreté de la chaudière; k, celle disposée sur la libre; i thermomètre pour indiquer la ' température ;i comment ou m ■ ;ivrr ent appareil:'
* mciuiuuiKuv pour me
/oici comment on opère avec cet app .
Le feu çst d'abord allumé sous la chaudière, et lorsque la soupape de sûreté mdique qu'on approche de 140" ceptig on allume 1 autre fojer e' pour volatiliser l'orpiment el le soutre; les robinets a et V sOnl. alors ouverts , et la vapeur d eau passe à travers les tubes fel s . ainsi que *,„ i,, ,,„(,, supérieure du pot «, pour se rendre dans la chambre a qui renferme les matériaui, alln qu'ils soient complf Iraient cliauffes avant d'être sulfurés. An boni de quelque temps il commence à s'élever quelques fumées de l'orpiment qui montent et se mélangent 1 la vapeur. Dans cet élat on laisse les matières pendant une période de lemps qui varie d une dcmi-heuroà deus heures, suivant l'épaisseur des objets sur lesquels on opère; au boni do ce temps, on ferme en tournant, le robinet b, le passée dans la chambre, od éteint le fou on soulève la soupape de sûreté, el lorsque la fn fe ' a?!,ée * W>> » enlève les objets sul-
La soupape de sûreté h, çst maintenue pendant tout le temps qu on opère la sulfuratiui,, j une prrssi™ un pou plus considérable que les soupapes k, ;,li„ qu'il puisse y avoiî un courant dans la direction de la chambre kl est un robinet "SSmîSSSn" cond ™ sée aii.s'aiccuniulc au fond "" ^pcolia, le caoutchouc et le jiutavvau
Caoutchouc.
14Î ÈETOÊMÏ PARUS.
le -soufrë combinés dans les proportions indiquées, et sous deux réduits à l'état de poudre très-line, après quoi je place dans la chambre a de l'appareil ci-dessus, et soumets pen- * dant une période de temps variable, comme précédemment à l'action de la vapeur à 140 degrés de température , sans faire usage du fourneau de volatilisation ; ou, au lieu d'exposer à la vapeur, je plonge pendant le même espace de temps dans de l'eau chauffée à 140 degrés.
c. Je prends les matières après les avoir frottées à sec comme il vient d'être dit, et les fais passer par le premier procédé tout entières; e'est-à-dirc que je les expose, tant à la vapeur d'eau à haute température, qu'aux vapeurs de l'orpiment et du soufre volatilisés.
d. Je fais une pate avec le sulfure et le soufre, et une légère addition de gutta-percha ou de caoutchouc, j'étends à la brosse sur les articles à sulfurer; puis je soumets ceux-ci à l'un ou à l'autre des trois procédés décrits précédemment.
J'ai dit que l'orpiment ou autre sulfure dont on se sert dans ces procédés, devaient être employés dans les proportions spécifiées. C'est-à-dire que les nouvelles proportions recommandées sous le second chef de ces perfectionnements, étaient préférables aux autres; mais il est évident que les procédés peuvent être adoptés avec plus ou moins d'avantage, soit qu'on se borne rigoureusement à ces proportions, soit qu'on .s'en écarte.
§ 4. Moyens pour améliorer la qualité du gutta-percha , tant à l'état sulfuré, metallo-thionisé, que non sulfuré, et application de ces moyens au caoutchouc et au jintawan de même sulfurés ou non.
J'expose pendant une minute ou deux, les matières à l'action du deutoxyde d'azote gazeux, obtenu à la manière ordinaire, en dissolvant un métal tel que le zinc, le cuivre ou le mercure dans l'acide azotique ; ou bien, je les immerge dans une solution bouillante et concentrée de chloride de line, pendant une période de temps qui varie de 1 à 5 minutes, suivant la force delà solution. Dans l'un ou l'autre cas, je lave ensuite avec soin ces matières dans quelque solution alcaline, ou dans de l'eau de pluie.
On peut appliquer le deutoxyde d'azote gazeux aux matières, soit en ks plongeant dans i'acide pendant que le métal se dissout et que le gaz se dégage, soit en les introduisant dans une chambre où l'on a recueilli le gaz pour cet objet.
Le gutta-percha qu'on a traité ainsi , qu'il soit métalîosuliuré ou uon, devient extrêmement doux au toucher, avec
MATIÈRES POtm PRODUIRE DU ÛDTTA-PÏRCBA. 14$
un éclat qui se rapproche de celui métallique. Il en est do môme du caoutchouc ordinaire, non sulfuré, qui se trouva débarrassé de plus de la viscosité quilui est particulière, tandis que le caoutchouc sulfure acquiert par ce traitement, toute la douceur moelleuse du velours.
§ 5. Application des moyens ci-dessus à l'amélioration du
caoutchouc sulfuré ordinaire, ou connu communément
sous le nom de caoutchouc vulcanisé.
En soumettant de la manière précédemment indiquée à l'action du deutoxyde d'azote, ou immergeant dans du chloride de zinc, puis lavant avec soin, le caoutchouc perd entièrement, ou à peu près, l'odeur forte du soufre-qui rend actuellement son emploi sujet à objection.
§ 6. Production d'un nouveau composé de gutta-percha, propre à diverses applications utiles.
On produit ce composé en mélangeant dans la machine à pétrir, 6 parties de gutta-percha à une partie de chloride do zinc.
■ On peut former de nouveaux composés analogues avec le caoutchouc et le jintawan, au moyen de combinaisons dam la même proportion : tous les composés peuvent être ensuite traités par les sulfures, métallo-thionisés, ou sulfurés à la manière ordinaire.
§ 7. Combinaison perfectionnée de matières pour produire du gutta-percha , caoutchouc ou jintaivan , poreux ou spongieux, propres à rembourrer ou faire des fauteuils, coussins , matelas j selles , colliers de chevaux, tampons de chemins de fer et autres articles semblables.
Je prends 48 parties de gutta-percha, de caoutchouc ou de jiutawan (humectés, quand on veut un produit très-doux et très-léger, avec de l'essence de térébenthine ou du naphte, ou du bisulfure de carbone ou autre dissolvant convenable), 6. parties d 'hydrosulfure de chaux, ou de sulfure d'anlimoino où autre sulfure aualogue, 10 parties de carbonate d'ammoniaque, ou de carbonate- de chaux, ou d'une autre substance capable de donner un produit volatil , et 1 partie do soufre. Je mélange ces matières dans un pétrisseur et les soumets à. uu degré élevé de chaleur, en observant sous 06 rapport, les conditions indiquées dans ma spécification, n° 25, excepté seulement que la chaleur peut être poussée avec avantage a plusieurs degrés plus haut, et s'élever à, et même à. 250° cçntiy.
§ 8. Applications de différents moyens de perfectionner la qualité du gutfn-percha, décrits ci-dessus g 3, 4, à améliorer lu qualité des produits fabriqués avec cette matière, après qu'ils ont été mis en œuvre.
"Parm! les articles on gutta-percha, dont la qualité se trouvé le plus améliorée pur les procédés ci-dessus spécifiés, appliqués â la matière, avant ou après qu'elle soit manufacturée, il faut ranger tout les produits imperméables connus dans le commerce sous les noms de lissus doubles ou simples; bottes, souliers, galoches, guêtres,. ceintures, bandages, capes, coussins, scaphandres, bouteilles, sacs, tubes, boyaux, boites a poudre, gaines, boites à cartouches, havre-saeSj coilîures diverses, tasses, bols et autres vases de capacités diverses, habillements de forgerons, capotes et tabliers dé cabriolets et voitures, blanchets d'imprimeur, garniture de rouleaux pour satinage èt apprêts des divers jrroduits délicats, cylindres des têtes d'étirages, dos de cardes et do brosses diverses, garnitures de clefs d'instruments i vent et de marteaux de pianos , bouclions } capsules , cordages, fils, etc.
L'application de ces moyens s'étend aussi au perfectionnement des objets fabriqués au caoutchouc et jintawan, ou a des article^ composés en proportions diverses de l'une ou de l'autre de ces substances, ou de toutes deux avec le guttapercha.
§ 9. Combinaison du gutta-yercha , du' caoutcliouc et du jintawan, ou autre matière ■ pour fabriquer un produit d'un éclat permanent , ressemblant aux laques de Ctime ou du Japon, et donner cet éclat aux articles faits avec ces matériaux, à l'état sulfuré ou métallo-thionisé.
Je prends du gutta-percha, du caoutchouc ou du jintâ-wari; après qu'ils ont été sulfurés ou métallo-thionisés par tin' dés procédés précédemment décrits, ou par tout autre procédé connu, et en état, par conséquent, de supporter un très-haut degré de température ; et, soit avant, soit après qu'ils ont été mis en oeuvre pour en faire uti article usuel, je les enduis ï la brosse avec'une solution de résine dans l'huile bouillante. Je place les articles pendant deux à cinq heures dans une chambre échauffée de 24 à -40° centig.; et, après cela, je les polis par les moyens qu'emploient ordinairement les fabricants de laques.' Dans quelques cas, je mélange des matières colorantes à la laque, et je les applique au moyen de
HACHim POUR DÉCOUPER Lï CUTT4-PERGHA. 245
blocs, de cylindres, de rouleaux, de la même manière que dans l'impression des toiles cirées.
§ 10. Machine perfectionnée pour découper le flutta-percha en lanières ou rubans, et en fabriquer . des fils ou des cordes d'une forme quelconque.
J'ai représenté, figure 132, une élévation de la machine vue par devant, qui suffira pour faire comprendre sa construction.
Les deux cylindres cannelés sont en acier ou en fer montés sur un bati convenable. Les cannelures de chacun de ces cylindres sont demi-rondes, de façon que celles de l'un des cylindres sont rapprochées des gorges de l'antre; elles forment ensemble une série de trous circulaires. Les espaces qui séparent les cannelures successives ou parties pleines des cylindres , ont des bords à vive arête pour diviser aisément toute feuille, ou masse de gutta-percha qu'on peut y présenter. Le cylindre inférieur porte une em!)asc à chacune de ses extrémités et le cylindre supérieur s'ajuste entre ces embases, afin d'éviter toute altération des arêtes tranchantes.
Pour couper les feuilles minces de gutta-percha avec cet instrument en lanières ou rubans, on y fait passer la matière à froid, et les arêtes tranchantes opèrent seules dans ce cas. Pour faire du fil rond ou de la corde de même façon, on fait passer des feuilles de gutta-percha, d'une épaisseur égale au diamètre du trou de la machine, chauffées à une température de 90 à 92° centig. Eu" prenant fa matière qu'on passe à fa machine dans une chambre d'alimentation, chaulTée à ce degré par la vapeur ou autrement, et le fil ou la corde, eij sortant de la machine, est reçu dans une auge remplie d'eau froide, d'où ou l'enlève ensuite pour l'enrouler sur des dévidoirs ou des tambours placés convenablement pour cet objet. Ou bien, le gutta-percha est employé à l'état plastique, et passé en avant de la machine, sous une jauge, ainsi qu'on le pratique ordinairement dans les fabriques d'objets eu caoutchouc et en gutta-percha.
Si on désire produire une corde demi-ronde on de forme de mi- circulaire, on enlève un des cylindres et on le remplace par un autre uni, comme on le voit, fig. 133, ou bien, si la corde ne doit être ni ronde, ni demi-circulaire; mais carrée, triangulaire, hexagone ou de toute autre forme angulaire ou mixte quelconque, on démonte les deux cylindres et on leur substitue deux autres, cannelés suivant le profil qu'on veut donner au produit. Je présente un exemple de cette substitution dans la figure 134, où l'on voit deux rouleaux adaptés,
24é iiËuitrfcire wuitas.
du promage- du gutta-percha en une cordé dè forme ear-
rée (1). .
Perfectionnement dans là préparation et les applications du guttii-percha seul et de ses combinaisons, par Th. Hakcocï.
27. L'invention consiste en trois points qui vorit être spécifiés successivement.
§ 1. Le premier poiut est relatif à certains Diodes de préparation et de traitement du gutta-percha seul ou de ses combinaisons avec d'autres matières, pour eu fabriquer des produits au moyen de bains qui permettent d'obtenir ou d'atteindre pour cet objet des températures plus élevées que celles qu'il a été possible d'obtenir ou d'atteindre par l'emploi de l'eau seule ; daus quelques cas, de pétrir, manipuler et fabriquer la matière simple ou composée } et enfin, dans d'autres, de la soumettre à l'action d'un agent chimique.
■ Pour les températures un peu supérieures' à celles de l'ébùllHion de l'eau, j'emploie une solution saturée, ou à peu près, de quelque sel alcalin ou terreux ou d'uué substance analogue propre a augmenter la densité de l'eau, et à élever son point d'ébullitioii. Tels sont les carbonates de potasse ou de Soude, le chlorhydrate de chaux ou d'autres sels solubles qui ne sont pas de nature à porter préjudice à la matière en choisissant de préférence les sels et les substances les plus solubles, dans les cas où on désire soumettre les matières à des degrés moins élevés de température.
Pour les températures plus hautes, on choisit les huiles fixes, les matières grasses, la cire ou autres ingrédients semblables ; ou bien encore les alliages fusihles connus, en ayant soin, dans la préparation des bains, de donner la préfêi'uiu'i; aux substances les plus économiques parmi celles dont le point d'ébutlition est supérieur à celui de l'eau.
Quand on n'a pas besoin d'un bain liquide et qn'u*n bain sec est suffisant pour la préparation des matières, on emploie un bain de sable, bu autre substance analogue.
Le bain,, de quelque nature qu'il soit, est chauffé par les pioyens ordinaires et les plus économiques. Lorsque le vase An bain est rempli avec une solution, on une substance Cri fusion qui n'est pas de nature à exercer un ell'et nuisible sut les iria-
(i) Nom noni Coii l'uuu des cordes »uns fin da comme ra>, elit's n'ont poj produit un bon effet. N'uni on avuni fubrii]in': umis-;iii'iiir& ; mim ii'jiuiii ]i;n uhii-nu du rv.ul[a<> iQilifalunii. ivm-ùïrc mi nigjcii du combinai mut diiuriw, [urrlont-on à faire micàv C'en eu ijub MOI ; C ouruu(.
DU GUTTA-PERCHA ET SE SES COMBINAISONS. 247 tîèr'es sur lesquelles on opère, et lorsque la température a été élevée en deçà de 150° centig. environ, on immerge le guttapercha ou le composé dans le bain, et on l'y maintient plongé jusqu'à ce que toute la masse soit 'entièrement chauffée et amenée à un certain état de mollesse, de plasticité, ou d'état à. demi fluide, le degré de température auquel la matière est chauffée étant plus ou moins élevé, suivant les applications qu'on veut en faire.
Lorsque la température du bain dont on se sert est portée à un degré" tel, ou que la matière dont le vase du bain est rempli est de nature a réagir d'une manière nuisible sur le gutta-percha seul ou ses composés; on enferme celui-ci dans une boite, une enveloppe, ou dans un vase propre à le garantir de toute atteinte; cette enveloppe peut être faite avec du plâtre, ou bien être eu verre, en métal ou toute autre substance propre à protéger la matière sur laquelle on opère.
Le vaisseau employé pour préparer les bains peut Être ouvert ou fermé, et la substance qu'il renferme soumise au besoin à la pression pendant qu'on le chauffe. La forme ou les dimensions du vaisseau peuvent être arbitraires ; mais il convient de les adapter le mieux qu'il est possible aux applications.
La matière ou l'article sur lequel on opère, soit en guttapèrclia, soit en ses composés, qu'elle soit protégée ou non par une boite ou une enveloppe, est maintenue dans le bain où elle a été mise, pendant le temps nécessaire pour produire l'effet désiré.
Dans quelques cas, on choisit pour la matière du bain une substance de nature à produire une action chimique sur le gutta-percha ou ses composés, tels que les composés caustiques, des sulfures alcalins ou tous autres sulfures ; et la température à laquelle les bains élèvent, ces matières permet à. ces agents cliimiqucs d'opérer plus efficacement, ou avec nneplus grande énergie.
Quand on veut débarrasser le gutta-percha ou ses composés d'un acide auquel il pourrait être mêlé, on le fait bouillir dans un bain d'eau contenant de la potasse et de la soude caustique en solution et au poids spécilique de 3.010 à i.020 ii l'état de saturation ou à peu près de l'alcali. La température de ce bain, à son point d'èfmllition étant plus élevée que celle de l'eau, l'acide est promptement et efficacement enlevé à la matière. -
L'action du bain sur la matière peut être accrue ou facilitée par l'agitation, le pétrissage ou toute autre manipulation, pendant la marche de l'opération.
g 2. Le second point consiste en une méthode pour fabriquer avec le gutta-peifcha des vases ou objets creux, ou des articles de forme varice, en dilatant ou étendant la matière lorsqu'elle est encore à l'état de mollesse ou de plasticité, en insufflant ou comprimant l'air ou antre iluide dans un sac de caoutchouc placé à l'intérieur de la pièce avec laquelle on se propose de faire un vase ou autre article; 'en soumettant en même temps, lorsque cela est nécessaire, les parties extérieures de la matière à la pression, à l'action, ou à l'effet de moules ou autres appareils et instruments propres à leur donner la forme, les dimensions et le profil que doit avoir l'article manufacturé-.
Pour réussir à fabriquer des articles par cette voie, on prend une bouteille ou pièce creuse en caoutchouc, en donnant la préférence au caoutchouc qui a été rendu élastique d'une manière permanente, et ayant les dimensions, ou à peu près la forme qui se prêtera mieux à la distension qu'on veut lui faire éprouver. Cette pièce en caoutchouc est recouverte en gutta-percha ou de ses composes en quantité suffisante pour faire l'article en question. La surface extérieure de la pièce aa caoutchouc étant préalablement enduite avec un peu de matière grasse, de savon ou d'autre substance qui permettra , delà détacher aisément à l'intérieur après la fabrication de l'article qu'on se propose de faire. La pièce en gutta-percha ou ses composés, qu'on emploie dans ce cas, peut avoir été préalablement façonnée eu cylindre, en sac ou toute autre forme convenable, et tirée, on placée sur la face extérieure de la pièce en caoutchouc ; ou bien encore, cette^ pièce de caoutchouc peut être recouverte de la quantité nécessaire de gutta-percha, amené à l'état de plasticité ou de feuille de la manière qui paraîtra la mieux appropriée au travail.
La pièce de caoutchouc ayant été recouverte avec celle de gutta-percha ou de ses composés, comme on vient de l'expliquer, l'orifice que présente la première est attaché par une ligature, ou tout autre moyen, à l'extrémité d'un tube par lequel on fait arriver de l'air qu'on refoule ainsi à l'intérieur du caoutchouc. La pièce de gutta-percha est alors introduite et chauffée dans un bain d'eau alcaline, à la vapeur ou par touto autre moyen, jusqu'à ce qu'elle soit amenée à l'état de mollesse et de plasticité^ et alors on injecte avec pression à l'intérieur de la pièce de caoutchouc de l'air, de l'eau ou autre liquide approprié à cet effet, jusqu'à ce que le caoutchouc et son enveloppe extérieure soient dilatés ou distendus au point requis.
Dans le cas où on se propose de faire des articles sphéri-