‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 47 sur 85 · DD GUTTA-PEÏICTU ET DE SES COMBINAISONS · texte numérisé non relu

DD GUTTA-PEÏICTU ET DE SES COMBINAISONS

qucs ou globuleux et dans tous ceux analogues, l'injection et le refoulement de l'air ou rie quelque-autre fluide à l'intérieur de la matière peuvent sullire pour produire I'clfel requis et fabriquer des articles de ce modelé, mais il armera plus fréquemment qu'il sera nécessaire d'employer quelques moules ou autres instruments pour donner à l'article le profil ou le galbe voulu.

Quand on a recours à un moule, on place la matière chauffée, ainsi qu'on l'a déjà indiqué, à l'intérieur de ce moule, puis tin procède a la distension du caoutchouc et de là pièce de gutta-percha au moyen de l'air, comme On l'a déjà expliqué, jusqu'à ce que cette pièce en gutta-percha ait pénétré dans toutes les cavités du moule et, par ce moyen, ait reçu là forme et se soit imprimée sur le modèle de la figure qu'on veut reproduire.

- L'article ainsi façonné est ensuite maintenu dans cet état de distension jusqu'à ce qu'il soit refroidi et redevenu ferme ; après quoi on le retire du moule et on enlève la pièce da caoutchouc à l'intérieur. L'orilice de l'article creux ainsi moulé, peut ensuite au besoiu être Clos ou raccorde de manière à permettre de compléter et terminer l'article.

Les moules en usage pour exécuter cette partie de travail peuvent avoir des dimensions, des formes ou des profils quelconques et capables d'imprimer sur les articles qu'on y façonne, les reliefs, les creux ou modèles qu'ils représentent ; on peut les fabriquer comme ceux des mouleurs en verre, ou de toute manière qu'où jugera plus convenable.

Dans quelques cas, au lieu de se servir des moules, ou indépendamment de leur usage, on peut employer d'autres instrumeuls ou appareils analogues pour modeler et façonner a l'intérieur l'objet qu'on fabrique.

La pièce de caoutchouc qu'on a dit être introduite à l'intérieur de celle de gutla-perrha dont on veut faire un article Çreux modelé, a pour but d'égaliser la pression inférieure de t'air, de manière à ne distendre le gutta-percha et à ne l'amener que peu à peu à la forme prescrite, à rendrè cette pression égale dans tous les points et l'empêcher, par conséquent, de se dilater en certains points outre mesure et dé crever.

Dans quelques cas, il peut être nécessaire de protéger aussi le gutta-percha à l'extérieur avant de le chauffer et de l'introduire dans le moule, alors on opère cette protection au moyen d'une enveloppe de caoutchouc qui aura pour effet dé maintenir la matière dans la position convenable sur la pièce

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intérieure de caoutchouc, pendant qu'on chauffe dans le bain ou de toute autre manière.

§ 3. Le troisième point consiste en un mode pour durcir le gutta-percha et le rendre pius durable et plus apte à résister au frottement , ainsi qu'aux effets de l'exposition à

A cet effet on fait bouillir cette substance pendant une heure au plus dans un bain contenant en solution de l'alcali caustique ainsi qu'on l'a dit précédemment; et, en môme temps, on y pétrit le gutta-percha avec un agitateur en bois, ou autrement, et on le mélange avec une portion d'oxyde de fer appelé colcothar et d'oxyde de plomb dit litharge, ou l'un ou l'autre de ces oxydes. Une partie de l'un ou l'autre de ces oxydes, ou de la combinaison des deux, avec sept parties de gutta-percha, semblent être la proportion la plus avantageuse pour le mélange des matériaux.

Néanmoins, les proportions de ces matériaux peuvent varier; mais, quelles qu'elles soient, on opère le mélange en introduisant la quantité de ces deux oxydes ensemble, ou de chacun d'eux séparément, dans une machine à pétrir, où l'on a, préalablement, déposé le gutta-percha, et on procède au pétrissage "des matériaux contenus dans la machine jusqu'à leur incorporation parfaite.

On ajoute environ 10 pour 100 de colle animale, ou de matière bitumineuse qu'on a réduite de préférence en poudre et qu'on introduit pendant le pétrissage du gutta-percha pour en augmenter la ténacité (1).

(1) Le gutta-percha, ou mieux, gutta-tuba.n, comme il conviendrait de l'appeler suivaut M. Oxley; puisque le percha ne produit qu'un article frauduleux, n'a pas naturellement une odeur désagréable qui en rende la purification nécessaire. Il-a bien, quand il est pur, une petite réaction acide , mais son odeur n'est ni forte ni déplaisante. ILest vrai que celui qu'on reçoit en Europe a souvent contracté de l'odeur et une forte acidité par la fermentation ou des mélanges de substances végétales ; mais comme il est possible de se procurer ce produit à l'état pur, on conçoit qu'on épargnerait aux fabricants d'Europe un travail long et dispendieux, si le commerce n'en apportait que de cette qualité. Du reste, une simple immersion dans l'eau chaude et un pétrissage suffisent pour lui donner toutes les qualités nécessaires dans les diverses applications qu'on en peut faire.

F. ÏÏAI-BPEïRE.,

TABRICÀTIOU DE DltERS ARTICLES EN GUTTA-PERCIFA. 251

Fabrication de divers articles en gutta-percha seul ou combiné à diverses substances, pur M. C.-H. Hancock.

28. g 1". Pour faire des chaussures imperméables en giittapercha, on commence par introduire cette substance dans des moules sous forme do morceaux, de pièces, de blocs ou toute autre convenable pour cet objet.

Les figures 135 et 136, pl. 4, représentent en plan deux do ces moules où on a enlevé la pièce supérieure, et les figures 137 et 138 sont des sections transversales de ces mêmes moules, mais sur lesquels la pièce supérieure a été replacée. Dans les figures 135 et 137, le gutta-pereba est moulé en pièces parfaitement planes mais plus épaisses au centre a, qui doit constituer la semelle, que sur les cûtés et aux extrémités bb } qui formeront l'empeigne. Dans les figures 136 et 138, la pièce est relevée sur les côtés et aux extrémités, et amenée ainsi en partie à la forme qu'elle devra prendre définitivement. AB sont, dans chacun de ces cas, les pièces supérieures et inférieures du moule, et C la pièce de guttapercha. La dimension et la courbure de ces moules admettent évidemment toutes les modifications dont on peut avoir besoin, de manière qu'on puisse produire en blanc, par exemple, des chaussures pour des personnes de tout âge, pour le pied droit ou le pied gauebe, etc.

Pour terminer ces chaussures, on prend une forme du modèle qui convient, et on le recouvre sans pli ni duplicature avec quelque matière élastique et douce qui sert de doublure au gutta-pereba, tel qu'un tissu de colon ou de laine, ou un tricot de soie oirautrc matière, puis on enduit la surface extérieure de cette matière avec une solution de gutla-perelia ou de caoutchouc et on. laisse sécher.

Ou choisit alors un blanc en gutla-percha le mieux approprié au prolil général de la forme, puis, lo chauffant au degré convenable, on l'amène à un état d'élasticité propre ù. pouvoir le mouler facilement à l'aide des mains. On chauffe aussi la forme avec la doublure , mais à un degré insuffisant , pour décomposer la solution de gutta-percha ou de caoutchouc étendue dessus.

Ces préparatifs terminés, on place la forme sur la pièce en blanc, on ajuste à la main l'une sur l'autre, puis on presse le gutta-percha qui constitue ce blanc de manière à le combiner entièrement avec la doublure élastique qui couvre la forme. La chaussure prend alors la forme représentée dans la figure 139; mais, comme pendant le cours des manipulations précédentes, il a dû se produire inévitablement quelques

inégalités h la surrace, on comme les limites entre la semelle et l'empeigne n'ont pas été suflisamment arrêtées, on amène de nouveau le tout à l'état plastique en plongeant la chaussure, avec la forme dedans, dans l'eau chaude, ou bien, en exposant a la vapeur d'eau ou à l'air chaud, puis on unit >wiirm!ii=ement toute la surface.

Lorsque la pièce est refroidie, on pousse une roulette ou line molette sur les lignes qui marquent les contours, après quoi on retiré la forme qui donne ainsi un article termine. Parfois, aussi on emploie des formes qui sont creuses, eD métal, en verre, ou en terre, et chauffées par la vapeur, l'air chaud ou l'eau bouillante.

Fabriqué comme il vient d'être dit, l'article, est bien imperméable ; mais il a un aspect brut et terne qu'on remplace par un beau poli en l'introduisant dans des moules de verre ou de porcelaine après qu'il a subi la dernière opération dont il a été question ci-dessus et pendant qu'il est encore chaud et susceptible d'impression. Les moules sont un fac-similé eo creux d'une partie seulement de la forme (la semelle par exemple ou l'empeigne), et on ne les enlève, après qu'Us, ont été appliqués, que lorsque les matières qu'ils touchent sont entièrement froides.

Les chaussures fabriquées ainsi en gutta-percha sur base, ou doublure en tissu flexible et élastique, comme on vient dé l'expliquer, présentent sur les autres ce grand avantage que cette doublure pompe et dissipe l'humidité provenant dé la transpiration du pied, et empêche sa condensation, qui n'a lieu qu'au grand détriment de la santé et du bien-être çtç l'individu. '

On a reproché aux chaussures en gutta-percha de manquer de ressorts ; mais on parvient il remédier à ce défaut en faisant le blanc dont se compose la semelle et l'empeigue de deux feuilles de gutta-percha et interposant entre elles, pendant qu'elles sont encore cliaudes ou à l'état plastique, uni) lame mince en acier légèrement courbée dans la direction du talon à la pointe ; on presse fermement le tout L'iisemlili; pour que le ressort métallique devienne fixé, combiné ou . noyé d'une manière permanente dans la matière.

§ T. Quand on substitue le gutta-percha en tout ou partie au bois ou autre matière pour faire le dos aux pattes des brosses, on procède comme on va l'expliquer.

Supposons que la brosse doit avoir un dos plat, on prend deux, troisj ou nn plus grand nombre de pièces do guttapercha, ou d'un composé de gutta-percha et de caoutchouc & B98Wro d ? s *>Kpes dépendant dp leur épaisseur H fa çeliç

Digitizod b/Coogl

Fabrication 68 divers articles DE gutta-fercha. 253

qu'on veut donner un dos) dans des feuilles qui ont été découpécs'ct moulées suivant la, forme exigée et on les superpose ^exactement l'une sur l'autre ; puis on y perce des trous à travers lesquels on passe les loquettes de poils ou de soie à la manière ordinaire, en les arrêtant comme d'habitude avec un fil métallique. Alors on applique sur la face supérieure deux ou trois couches d'une solution de gutta-percha , en ayant soin qu'une couche soit sèche avant d'eu appliquer une autre. Enfin, on recouvre d'une plaque solide de gntta-percha d'épaisseur convenable et on porte à une température suffisante pour que le tout, par Ja compression, contracte une adhérence parfaite. La plaque qu'on ajoute en dernier lieu peut être unie ou porter un dessin qu'on y imprime avant ou après son application.

Au lieu de taire toute la patte en gutta-percha, comme on vient de le dire, on peut y employer cette matière conjointement avec d'autres substances. Par exemple, quelquesunes des pièces à travers lesquelles on fait passer les poils ou. les soies peuvent être en bois, en os, en feutre ou canevas, et les autres en gutta-percha. Ou bien la pièce de garniture supérieure sera en velours ou en tissu de soie ou de laine ; mais, dans ces derniers cas, le tissu sera enduit sur son envers d'une solution de gutta-percha ou de caoutchouc, ou bien, chauffe avant son application.

Pour faire des pattes rondes" pour brosses, on procède comme il suit : On prend un bâton solide en gutta-percha, où l'on a découpé un moule à la partie inférieure et tout autour des gouttières ou rainures, on insère les loquettes de poils ou de soie dans les rainures, puis on Yerse dessus une solution chaude de gutta-percha. Lorsque cette solution est refroidie, on enveloppe toute la partie rainée qui retient les poils ou soies d'une feuille de gutta-percha; et, sur cette feuille, on en place une seconde de la môme épaisseur, eu faisant adhérer chaque feuille à la patte pur la chaleur et la pression comme on l'a expliqué précédemment et en ayant soin d'ajuster les pièces î joints brisés, et-de la faire adhérer exactement sur les bords. Enfin, on lie le tout ensemble avec un fil de gutta-percha, ou bieu une corde de fouet, ou un fil métallique saturés de gutta-percha. Le corps de la patte, peut être en bois ou en métal; mais il vaut mieux faire la tout' en gutta-percha,

L'n autre moyen pour faire des brosses rondes consiste à tirer les loquettes de soie à travers de petits tubes de guttapercha, et à lier un certain nombre de ces tubes ensemble, sous forme circulaire, avec du fil de gutta-percha, ou une

Caoutchouc, %%

ficelle saturée de cette matière. Les interstices que les tubes laissent entre eux ou la ficelle sont remplis, en y versant par le haut une solution épaisse de gutta-percha ; ou bien, on commence par lier sans serrer le faisceau de tubes, puis ou l'amène par la chaleur à l'état plastique., et on comprime, pour en faire un corps circulaire compacte, soit en roulant, soit en pressant, dans un moule de forme et dimension convenables, en ayant soin d'enlever d'abord le lien. Le maucbe peut être en gutta-percha ou autre matière, et attaché suivant la destination.

On peut faire encore une brosse ronde, comme il vient d'être dit, avec un seul paquet ou loquettes de soies; mais, dans ce cas, le tube doit se renfler sur les cotés et être plus étroit en bas que par le haut; du reste ou recouvre la loquette d'une solution de gutta-percha.

Le mode qui vient d'être indiqué pour introduire les loquettes dans les tubes de gutta-jjercba, peut aussi ùlre appliqué pour faire des brosses plates. Lus tubes qui renferment les loquettes sont disposés les uns à coté des autres, suivant ' une ou plusieurs lignes droites, puis assujettis en les serrant entre les mâchoires d'une presse, plongés dans l'eau chaude, et comprimés jusqu'à ce qu'ils ne forment plus qu'une massa solide et compacte.. .

§'3. On peint ou on imprime les articles en gutta-percha en couleurs et en dessins quelconques, et en se servant comme ■véhicule des couleurs du composé que voici : On prend une partie de caoutchouc et une partie de gutta-percha dissous tous deux dans l'essence de térébenthine, ou tout autre dissolvant, on y ajoute quatre parties de colle de gélatine blonde- on mélange tous ces matériaux ensemble au bain-marie, puis on étend avec de l'essence do térébenthine, car il y a plus d'avantage à se servir de ce composé à l'état de dilution. Les matières colorantes doivent être- bien broyées avant de les mélanger avec le véhicule. Les proportions que je donne sont celles qui réussissent le mieux dans la pratique.

Dans toutes les opérations spécifiées jusqu'à présent, je préfère employer le gutta-percha ou ses composés déjà préparés, et les faisant bouillir et los pétrissant dans un bain d'eau et de muriato de chaux.

§ 4. Pour adapter le gutta-percha à la fabrication de divers articles, je le prépare çt combine avec d'autres matériaux par les moyens que je vais décrire :

Pour obtenir un composé de gutta-percha propre à recouvrir les fils de télégraphes électriques eu autres objets pour lesquels on a besoin d'un isolement électrique complet ou

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