ROBINETS EN GUTTA-PERCHA
Vernis hyérofuge au gutta-percha et vernis incolore, par M. S. Càstley.
34. On peut fabriquer un vernis très-adhérent et parfaitement hydrofuge avec l'huile essentielle de résine et le gutta-percha.
§ 1. On dépose dans, on pot 3 parties en poids de guttapercha, du commerce, et on verse dessus neuf parties d'essence brute de résine qu'on obtient par la distillation à la destruction de la résine ordinaire, puis on soumet à une température de 50 à C0° C. en agitant de temps en temps jusqu'à ce que tout le gutta-percha soit dissous.
Le vernis qu'on prépare ainsi est très-propre a enduire les articles communs, tels que biches, prélats, toiles à couvrir les meules de blé, etc. Mais pour obtenir un vernis propre aux articles plus soignés, on rectifie l'essence de résine en faisant passer un courant de vapeur d'eau a travers l'huile brute, jusqu'à ce que le produit condensé qui a distillé acquière un poids spécifique d'environ 0.870, point auquel on arrête la distillation, attendu que tous les produits qui auraient un poids spécifique supérieur seraient nuisibles à la qualité de l'essence.
§ 2. On fabrique aussi un vernis incolore avec l'huile essentielle de résine et de résine de damara ou du mastic. On mélange de l'huile essentielle de résine rectifiée, comme on l'a décrit ci-dessus, avec 1/10 à 1/6 de son poids d'acide sulfurique, ayant un poids spécifique qui ne soit pas moindre que 1.700, et on agite le mélange, puis ou rectifie de.nouyeau l'essence à l'aide d'un courant de vapeur d'eau qui donne une huile incolore. En cet état, on dissout de la résine damara ou du mastic dans quatre fois son poids de cette essence rectifiée à l'aide d'une douce chaleur.
On peut obtenir un vernis de basse qualité en se servant d'essence qui n'a subi qu'une rectification et n'a pas été traitée par l'acide sulfurique.
On peut varier les proportions de tous ces ingrédients suivant la qualité et la nature des vernis qu'on veut obtenir.
Mémoire sur la gutta-percha (1), ses propriétés, son analyse immédiate, sa composition élémentaire et ses applications [2)jpar M. Payen, de l'Académie des. Sciences.
35. § i. Sans avoir de données précises sjir toutes les circûu stances relatives a l'extraction du produit qui nous vient des îles d'Asie sous le nom de gutta-percha, on sait que cette substance est contenue dans la sève descendante de Visonandra percha, de Ilooker, famille des sapotées, genre bassia butyrecca (dodecondria monogynia). Cet arbre aj- . teint de grandes dimensions : jusqu'à 1 mètre de diamètre et 20 mètres de hauteur; son bois, mou, fibreux, est sans valeur pour les constructions et les objets de travail ; ses fruits fournissent de l'huile grasse.
Un arbre abattu peut donner, dit-on, 18kilog. de guttaperclia ou gomme solide. Le suc desséché en couches minces, superposées, forme des masses irrégulières plus ou moins épaisses, de couleur rousse ou grisâtre, dont on expédie en Europe et en Amérique, depuis 1845, des quantités chiqué année plus considérables.
( i) II est & regretter que les tarants qui l'occupent de l'examen des matières nouicllemcnt importées laissent Inirodniro dans la langue sclenliHque des dénomination déEccluBnsi'S cuiprunléusà des importateur! ignora n 1 1. C'est ainsi que dam le nn'mniru précédeal «a appelle la lumière qui en Tait le sujet la guiia-perchii, en prononçant commo f'H j avait gmta-ptrka. Or, Il j a Ici doux fautes grammaticale!. On dit d'abord U rci la percha, cornue au dit te cnnuicliouc te raltiaiundoo Ennuie Ici An- Slow, qui ont importe" ce produit de l'Atlo, nom ont appril qu'on prononçait, dans tous les pats de production, la mot percha a peu près comme Je mot franco Es perche on bien penche. C'est cette prononciation et ceilo orthographe que nnui uton» toujours uiioptéui dans ce llecuail ei qui nunt semblent devoir prévaloir. F. Mnir-it n«,
(î) La fjuiiu-perciiu fut, on 1819, l'objet d'une tbèse lomcnuo par M. Adrbqr, et dont M. Dura ai a bien voulu me donner conuaisHtnce. L'auteur flraït alors expose l'état des i ou naissances sur l'iiisloire naturelle do au produit, il niait cnercllû n dc'term-ner m couipoiiiioti élémentaire ttfrjsj que celle d'unu rériuu qu'il en avait extraite et du caoulrJioui!. Les résultats résumés dans un tableau offrent des différences très- (jraudej entre oui relativement à la composiilnn du mémo corps ; en oflot, tairaM li-alis ue ces nnnlytes, la (.mia-percha coouendroli pur 100:0, 3, 11, 11, 1S, 15 ou 20, 6 d'oiyrjênc. Ln résine rc a terme mit {1,5 on 19,7 d'oxygène) qonnt au caomeUouë, l'analyse lanliit nu pat indiqud d'oïvnèno, taatul en a indiqué T ou 11,5 pour ÎOO. On ne pouvait dune tirer une conduilua de ces analyses, diftiiiles en effet. M. AdrianI ajoute d'ailleurs que la petite quantité do matière sur laquelle lia opéré stu Ittl a pu permit d'éludîsr la composition immédiate de In (jima -percha.
[OLejlnlnvvan.