‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 80 sur 85 · CUIRS VERNIS · texte numérisé non relu

CUIRS VERNIS

Les cuirs sont une industrie assez récente. On trouve trèspeu de documents sur ce travail : les Anglais nouVwil devancés dans cette partie ; mais nous n'avons pas lardé, sinon à les surpasser, du moins à leur faire concurrence, et sur beaucoup de marchés, les cuirs vernis français oliliimnent la préférence. ÏSuus pensons qu'après la. lecture des moyens do faire (pie nous allons donner, les personnes qui ont fait une .vpèn ili). >\r ...il-- i tbri. .tli. fi pi.urrout, m wpùrinKUt-inl, en étudiant, parvenir à des résultats satisfaisants.

Les cuirs vernis sont le plus souvent noirs, et c'est mémo la couleur qui offre le plus beau brillant - les refiels les plus

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vifs. C'est aussi cette teinte que la consommât^ demande le plus. Néanmoins, on voit des cuirs vernis rouges, verts, bleus; mais comme ils sont moins demandés que les noirs et qu'il est toujours possible a celui qui sait faire lèverais noir de changer la couleur au moyen de la substitution d'une matière colorante à une autre, nous ne nous occuperons présentement que de la fabrication principale.

Les carrossiers et les selliers font un grand usage de cuir vernis, qui, par son imperméabilité et par la facilité avec laquelle on le nettoie sans altérer son brillant, justifie la préférence dont il est l'objet ; on l'emploie beaucoup aussi pour la confection des chaussures, et la botte-vernie est une des nécessités du monde fashionable, une clause sine quâ non de la toilette irréprochable.- Quand le cuir vernis est bien fait il est souple ; il peut être plié sans se casser, sans s'écailler, sa durée n'est pas moindre que celle du cuir ordinaire ; assez souvent, lorsqu'il est ménagé, il conserve plus longtemps son moelleux, et. n'est pas aussi sujet à se gercer, se fendille^ et à se couper dans les plis.

Pour que le cuir vernis jouisse de tous ces avantages, il faut remplir les trois conditions suivantes : 1° cuir de très-bonne qualité ; 2.° bon vernis ; 3° application intelligente du vernis. Si ces trois conditions ne sont pas obtenues, les produits sont -de médiocre qualité ci par conséquent de mauvais usage. Le vernis s'éraille, s'écaille, le cuir se coupe, se fendille et les objets dans la confection desquels on l'a fait entrer sont promptement dans un tel' état de détérioration qu'ils ne sont plus bons a rien et qu'on n'a pas. pour eus. la ressource du cirage qui ravive les cuirs ordinaires.

Cette industrie comprend deux divisions : la première renferme le choix, le séchage, la préparation des peaux ; c'est ce qu'on homme l'apprétage et le vernissage.

L'apprétage a pour but de bouclier tous les pores de la peau et de l'unir par un ponçage suffisant, c'est-a-dire renouvelé jusqu'à ce que la peau soit parfaitement unie : c'est cette opération qui rend la peau susceptible de recevoir le vernis ; ce qui se nomme, en terme du métier, faire un fond.

Le but que l'on doit principalement s'efforcer d'atteindre dans le vernissage c'est d'avoir une couche égale, souple, moelleuse, produisant un brillant vif et dont l'éclat ne puisse être altéré soit par le frottement, soit par les lavages 1 successifs. La composition des couches de l'apprêt doit donc différencier de celle du vernis.

L'apprêt se fait en mêlant et incorporant des matières réduites en poussière, telles que le blanc de Meudon, le noir de fumée, des terres, des verres et autres substances qu'on

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