‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 11 sur 93 · GRAVURE SIMILI-MÉTALLIQUE · texte numérisé non relu

GRAVURE SIMILI-MÉTALLIQUE

1° Procédé Hoffmann.

Un artiste de Schlestadt, F. -J. Hoffmann, imagina en 1792, d’obtenir mécaniquement la gravure en relief des cartes géographiques, en les gravant en creux sur une couche assez épaisse d'une matière préparée en conséquence, appliquée sur une surface métallique. Cette couche, composée d’ocre, de tartre, de gomme arabique, le tout délayé dans du vinaigre, avait la propriété d’être facile à inciser profondément lorsqu’elle était exposée à l’humidité, mais en la faisant chauffer dans une étuve elle acquérait une extrême dureté. L’artiste n’avait donc qu’à tracer d’abord sur cette surface durcie l’objet qu’il voulait graver, d’inciser les traits de cette gravure jusqu'à la planche métallique, une fois la couche préparée, amollie, et enfin de clicher cette gravure, après avoir de nouveau chauffé la planche et en avoir fait ainsi un moule très résistant.

Le système d’Hoffmann a été, depuis l’époque de son invention, imité bien des fois par d’autres chercheurs, et il a même fait l’objet de divers brevets; mais il a été définitivement abandonné et remplacé par des moyens préférables, donnant des résultats plus pratiques, plus rapides et plus économiques. La couche préparée, s’éraillait toujours un peu sous l’efTort du clichage et le cliché ne venait pas avec une netteté suffisante.

GRAVURE SIMILt-MÉTALLIQUË

2° Procédé Mauchaix.

En voici la description parue dans le journal Les Mondes , le 8 juin 1865.

« Je prends une plaque ou planche faite de plâtre, de blanc ou de toute autre substance ou matière pouvant se désagréger et se réduire en poudre facilement, et préférablement de craie, sur laquelle je reproduis le dessin désiré, au moyen d’une matière ou substance gommeuse préférablement, mais aussi avec de la colle, de l’huile, du vernis ou toute autre substance ou matière pouvant durcir ou donner du corps aux parties de la plaque avec lesquelles elle est en contact. Puis je frotte la plaque avec une brosse. Toutes les parties sur lesquelles il n’existe pas de dessin se désagrègent, se pulvérisent et présentent, par conséquent, des creux comme ferait le burin. Le brossage est continué jusqu’à ce que l’on ait obtenu la profondeur voulue, et toutes les parties dessinées qui se sont durcies sous l'action de la substance que l’on a employée pour faire le dessin et se sont trouvées ainsi préservées de l’action de la brosse, présentent un relief. Je plonge ensuite dans un bain de colle, ou de l’une des substances ci-dessus indiquées, la plaque ainsi préparée, afin de durcir le tout, et j’obtiens, par suite, une gravure parfaite. »

Ce procédé manque de netteté, car, avec le brossage, il est impossible d’obtenir des finesses. Il a cependant donné quelques bons résultats pour la gravure géométrique.

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3° Procédé Hoke.

Une plaque de tôle noircie est recouverte d'une composition tendre de craie, formant une couche de

I millimètre d’épaisseur. Sur cette surface, le dessinateur trace, à la pointe, son sujet de façon à percer la couche blanche et à mettre à nu la tôle noircie.

II peut donc se rendre parfaitement compte de reflet produit, son travail imitant la plume. La plaque portant le dessin est mise sur un bloc, on l’entoure d’un i 1 cadre métallique, le tout est chauffé, puis on laisse 1 couler dans le moule du métal stéréotype fondu, qui pénètre dans les traits de la gravure ; on laisse refroidir et on obtient une planche prête à être livrée à la presse typographique.

4° Procédé Ridge.

Sur une plaque de zinc, on passe une ou deux couches de la composition suivante :

Eau . 100 grain.

Azotate de cuivre . 5 —

D extri ne . 33 —

Talc . 25 —

Après dessiccation, le dessinateur trace son sujet à la pointe, en opérant et en terminant, comme dans procédé Hoke. Les résultats obtenus par ce moyen sont les mêmes.

PHOTOGRAVURE EN KELIËF OU GILLOTAGË 1()J

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