‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 41 sur 93 · XII. — PROCÉDÉ BûNNAUD · texte numérisé non relu

XII. — PROCÉDÉ BûNNAUD

Pour reproduire sur le métal une photographie, \ M. Bonnaud la mouille, puis le recouvre d’une couche de trois parties de dextrine et d’amidon et de kaolin pulvérisé, délayés dans l’eau tiède. Cette couche est transparente et donne le grain de la pierre lithographique ; c’est, par le fait, une pierre lithographique sous laquelle se trouve une photographie et sur laquelle on peut décalquer par transparence et dessiner avec des crayons gras de divers numéros. La feuille de papier est collée aux quatre coins sur le verre d’un pupitre du genre dont on se sert pour retoucher les épreuves photographiques, sous lequel peut être ménagé un réflecteur. Quand la lumière manque, M. Bonnaud a une ou plusieurs petites lampes à incandescence, montées sur un coude à genouillère qu’il amène directement sous l’endroit où se promène son crayon, et au bout de très peu de temps il couvre presque mécaniquement son papier

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d’un fac-simiié gras où le grain s'est formé sous le crayon.

Le dessin une fois terminé, on le retouche, on l’agrémente, ou bien, si on n’a pris qu’une esquisse, on peut la compléter, l’ombrer, suivant le goût de l’artiste ; en tout cas, ce n’est plus de la photographie, c’est de la belle et bonne gravure. Quand tout est achevé, les épreuves se tirent du cliché comme par les procédés ordinaires de la gravure, car le procédé que nous décrivons ne consiste que dans la reproduction rapide d’un dessin quelconque, qui est reporté ensuite sur la pierre ou le zinc par les procédés connus.

Pour la typographie ce système a une importance très grande, parce qu’on peut arriver à avoir des épreuves finies, artistiquement belles, dans un temps relativement très court.

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