XIII. — PROCÉDÉ SUTTON
On obtient un négatif, en exposant à la lumière, sous un positif, une plaque ordinaire au gélatinobromure, en même temps qu'un écran ligné en noir, comme dans le procédé Meisenbach. Le négatif que l’on obtient est pourvu d’innombrables petits points. Ort le fixe dans un bain d’hyposulfite concentré, et on le lave de suite et rapidement pour empêcher la gélatine d’absorber trop d’eau après lavage. On sèche la surface du négatif en y pressant une surface absorbante, telle qu’un linge dou-
ble ou du papier buvard; puis le négatif est chauffé. La chaleur fait de suite voir en relief les parties influencées par la lumière, c’est-à-dire les parties noircies de la pellicule, laissant les points comme de petits trous ou enfoncements. Quand la plaque est sèche, on couvre la surface gélatineuse de plombagine ou de graphite, pour lui donner une surface conductrice de l’électricité et on la plonge dans un bain galvanique. On obtient, alors, une pellicule mince de cuivre, qu’on renforce avec du plomb et on monte le tout sur un bloc de bois à la hauteur des caractères d’imprimerie.