GRAVURE A BOIS BRULÉ
Procédé Heilmann.
Dans un rapport en date du 28 mars 1836, M. Steger, ingénieur, a fait à la Société industrielle de Mulhouse, sur un procédé de gravure dit à bois brûlé, des planches d’impression des tissus, où on trouve des détails d’un très grand intérêt sur cette branche de l’art.
GRAVURE SUR ROIS
M. Steger a d’abord rappelé l’emploi des planches' en cuivre gravées en creux et au burin, et ensuite celui des bois gravés en relief avec picots de repère, qui ont servi si longtemps et sont encore employés dans les impressions à la main.
A ces dimensions réduites, on a fait succéder les planches sur bois à grandes dimensions, comprenant toute la largeur de la pièce de tissu. L’exécution de ces larges planches présente des difficultés considérables, exige une adresse toute spéciale et entraîne à des longueurs indéfinies.
On a ensuite obtenu de très beaux résultats dans la gravure des rouleaux d’impression par le travail mécanique des molettes, mais par suite de l’introduction et de l’importance des machines à imprimer à plusieurs couleurs, par mouvement circulaire et continu, on comprend, par exemple, que la perrotine, avec ses grandes planches plates, peut seule répondre aux conditions qu’exige la variété infinie, la délicatesse et la complication de certains dessins, surtout pour l'impression des étoffes de laine.
Pour satisfaire à ces besoins si variés, pour obtenir ces effets si multipliés, ces contours si fins, si déliés, on a ensuite composé les planches en bois avec cuivres en relief implantés. On conçoit la difficulté et la longueur d’exécution de ce système, si on se rappelle qu’une seule planche doit souvent être couverte par 80,000 picots en cuivre. Le dessin est tracé préalablement sur la planche en buis ou en poirier que l’on recouvre suivant les contours dessinés, de picots irn-