‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 72 sur 93 · PROCÉDÉ COBLENCE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ COBLENCE

et on trace dessus le dessin avec le crayon lithographique. On prend ensuite le relief de cette plaque, par la galvanoplastie, comme nous l’avons expliqué.

On obtient ainsi de très belles reproductions, surtout si l’artiste a su combiner agréablement le lavis, Faqua-îinte, le pointillé, l’eau-forte et la peinture. Ce procédé est susceptible des plus grandes variantes.

On a reproduit de cette façon : un Ecce homo, le Fumeur d’Ochterveld, le Christ sur la Croix du Tintoret, la Sainte-Catherine de Raphaël, etc.

12° Procédé Coblence.

Le procédé Coblence permet de transformer le dessin de l’artiste en une planche de cuivre propre au tirage typographique ou lithographique.

On dessine sur une plaque de zinc polie avec une encre formée par une dissolution de bitume dans l’essence de térébenthine, soit à la plume soit au pinceau. On vernit le dos du zinc et on le plonge dans un bain acide composé de :

Eau. ............... 100 gram.

Acide azotique. . 10 —

Lorsque le brillant clu zinc nu est devenu mat, on retire la plaque, on la lave d’abord à l’eau puis à l’essence de térébenthine pour enlever le bitume. Le dessin se présente alors en parties brillantes sur fond mat. On recouvre alors entièrement la plaque avec la solution do bitume dans l’essence et on la frotte avec la paume de la main en agissant délica-

tement : les parties mates du zinc qui sont rugueuses retiennent le vernis, tandis que les parties brillantes ne le retiennent point. On place la plaque au bain galvanique composé de cyanure double de potassium et de cuivre. Le cuivre se précipite seulement sur les parties brillantes du zinc restées à découvert. On arrête le dépôt après une demi-heure. On lave la planche avec une brosse et de l’essence de térébenthine chaude et ensuite à l’eau. On a une plaque de zinc sur laquelle le dessin est reproduit par un léger dépôt de cuivre.

Dans cet état elle ne pourrait nullement servir à l’impression typographique ou en taille douce. On la creuse en la plongeant dans le bain acide suivant :

Eau . 1.000 gram.

Acide nitrique . 200 —

Acide sulfurique. . 100 —

Sulfate do cuivre . 400 —

Sulfate de fer . 400 —

pendant deux minutes seulement, qui ronge le zinc sans attaquer le cuivre. Le relief est alors suffisant pour le tirage en taille douce, mais pas assez prononcé pour le tirage en typographie. Dans ce dernier cas, on encre la plaque et on la remet dans le liquide acide jusqu’à ce que le relief désiré soit obtenu. On peut aussi ronger le zinc par une solution de perchlorure de fer légèrement acide.

Pour terminer on l’acière ou on la cuivre par les procédés décrits.

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