PROCÉDÉ DU LOS
13° ÉLECTROTYPIE PAR REPORT.
On peut reproduire une gravure en taille douce ou transformer facilement une lithographie ou une typographie en une gravure en creux, en tirant une épreuve avec de l’encre autographique sur papier autographique, et reportant la gravure sur cuivre ou sur zinc comme nous l’avons maintes fois expliqué. On saupoudre la plaque avec de la poudre de résine fine qui ne s’attache qu’aux parties encrées, on secoue la plaque pour faire tomber l’excès de poudre et on dirige sur elle un courant d’air produit par un soufflet pour en chasser les dernières traces. On chauffe la plaque sur un marbre de façon à faire fondre la résine et à la faire adhérer au métal. Ensuite on met la planche dans le bain galvanique, du cuivre se dépose dans les parties non recouvertes d’encre et de résine et par conséquent dans tous les blancs de la gravure. Lorsque le relief de ces parties est suffisant, on lave la plaque, on la dévernit à l’essence, on l’acière et elle est prête à donner de belles tailles douces.
14° Procédé Dulos.
Le procédé Dulos, que nous avons décrit pour la gravure en creux (t. I, p. 294), s’applique également pour la gravure en relief, avec les quelques modifications que voici :
l’ROCKDÉS GALVANIQUES DIVERS
1° Gravure par l'amalgame de cuivre.
La plaque dessinée étant soumise à l'argenture, l’argent se dépose sur le cuivre à l’exclusion du crayon ; on enlève le dessin qui n'est plus figuré que par le cuivre même de la plaque que l’on chauffe pour l’oxyder ; puis on promène dessus le rouleau argenté, chargé d’amalgame, qui prend sur l’argent, c’est-à-dire monte autour des traces du dessin primitif, qu’une empreinte galvanique traduit définitivement par des tailles en relief. Cette épreuve en cuivre peut servir immédiatement à l’impression typographique.
2° Gravure par un sel de mercure.
La plaque successivement dessinée, ferrée et argentée, est privée de son fer au moyen d’une eau acidulée, plongée dans le bain de sulfate ammoniacal et traitée avec le rouleau argenté pendant cinq minutes environ ; les traits du crayon se transforment en relief et la planche même exécutée par ce procédé direct peut être livrée à l’imprimeur typographe.
lu0 Procédé Lyons et Milward.
MM. Lyons et W. Milward, de Birmingham, ont fait, en 1812, divers essais de superposition de métaux les uns sur les autres, par voie galvanique, et ont obtenu ainsi des gravures en creux, dont nous avons parlé dans la première partie de cet ouvrage
PROCÉDÉ LVOiVS ET jUILWARD 251
(page 266). Ils sont parvenus également à obtenu’ des reliefs pouvant servir à la reproduction des dessins au moyen d’un tirage typographique. Voici la description sommaire de leurs procédés.
Il s’agissait d’obtenir des gravures en relief sur des cylindres servant à l’impression des tissus ; mais ces mêmes procédés peuvent être employés à des illustrations typographiques.
On commence par couvrir par voie galvanique, la surface du métal qui doit recevoir la gravure d’une couche mince d’argent ou d’or, d’argent de préférence, puis on dessine ou l’on peint sur cette surface la figure ou le dessin qu’on désire obtenir, avec du vernis au copal, ou bien on l’imprime, on le transporte, on le calque, ou on le produit d’une manière quelconque. On plonge alors dans une solution de cyanure de potassium renfermant 500 grammes de ce sel par 5 litres d’eau, et on l’y met en communication avec le courant électrique jusqu’à ce que l’enduit d’argent ou d’or ait été enlevé. En cet état, on transporte le cylindre de la solution de cyanure de potassium dans un bain d’azotate d'argent, préparé en dissolvant 30 grammes d’argent dans 30 grammes d’acide azotique pur et 60 grammes d’eau, et on l’y laisse jusqu’à ce que la surface du cuivre ait été creusée à la profondeur voulue, ou bien on fait usage d’une solution de sulfate d’argent ou de perchloride de fer.
C’est de cette manière qu’on produit une gravure en relief par les procédés galvanoplastiques, d’abord
en précipitant de l’argent ou de l’or sur le cuivre, enlevant cet enduit par les mêmes procédés, excepté dans les points protégés par le vernis, puis mordant sur le cuivre à l'aide de la solution indiquée, qui n’attaque ni l’or ni l’argent restés sur le cuivre.
Pour travailler sur des articles en or, en argent, en cuivre, ou en alliages de ces métaux, et y produire des dessins en relief, on se sert d’un enduit ou précipité galvanique de fer dans un bain de chlorhydrate ou de sulfate de fer. On trace, on peint le dessin avec le vernis indiqué, on immerge dans une solution d’acide chlorhydrique ou sulfurique, et avec ou sans l’aide de l’électricité, on dissout le fer déposé partout où le vernis ne le protège pas. On immerge dans le hain de cyanure de potassium, et, par voie électrique, on creuse sur l’article à la profondeur voulue. Le vernis est alors enlevé par des lavages, et le fer restant est dissous par une immersion dans un bain d’acide chlorhydrique ou autre.