‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 106 sur 122 · IMPRESSION NATURELLE · texte numérisé non relu

IMPRESSION NATURELLE

ches stéréotypiques obtenues, ayant le fond relevé et le dessin de la dentelle en creux, le premier s’imprime avec une couleur quelconque, tandis que le dernier garde la couleur du papier qu’on y a employé.

C’est là l’ensemble du procédé. Tout dessin, quelque compliqué qu’il soit, peut par là, être multiplié à l'instant, de la manière la plus fidèle, dans les détails les plus délicats, et à un prix qui égale celui de l’impression ordinaire.

S’il s’agissait d’objets qui pourraient être endommagés par cette méthode, on enduirait l’original d’une solution de guttarpercha et l’on se servirait de la forme de cette matière, comme de matrice, dans le traitement galvanique, après l’avoir imprégné d’une solution d’argent.

Le premier ouvrage imprimé avec des planches faites par l’impression naturelle, a été publié à Vienne en 1853, et renferme les cryptogames de la vallée d’Arpasch, en Transylvanie, par Heufler.

En 185i, M. de Ettinghausen a publié un traité sur les nèrvures des Papillonnacées, dont les planches ont été exécutées par l’impression naturelle. 11 en est de même de la Physiotypia plantarum austriacantm du même auteur, renfermant un atlas de 500 planches.

3° Minéralotypie.

La minéralotypie est un procédé de reproduction des objets de minéralogie par l’impression naturelle et la galvanoplastie, découvert par le professeur Leydolt, de Vienne.

On fait mordre les pierres à surface plane au moyen d’un acide comme l’acide fiuorhydrique ou l’acide

ÉLECTROGKA.PHIE

chlorhydrique, de manière que les parties corrodées de la pierre forment les creux, tandis que les parties siliceuses, non attaquées, restent en relief, on en fait un moule en plomb ou en gutta-percha que l’on transforme ensuite en planche métallique au moyen de la galvanoplastie. Ce procédé s’applique très bien aux agates, aux granits, etc. On le nomme minéralotypie lorsque la planche reproduite est en relief et minéralographie lorsqu’elle est en creux.

On a actuellement un procéd4 encore plus sensible pour reproduire les minéraux siliciés, comme l’agate. Il a été imaginé par M. Renault. On frotte la face polie du minéral avec un chiffon doux imprégné d’une dissolution de bromhydrate d’ammoniaque, on l’essuie légèrement avec un chiffon de mousseline sec, et on l’applique sur un papier sensible préparé en imprégnant le papier ordinaire avec une solution au dixième de nitrate d’argent et de nitrate de mercure. On vire et on fixe.

Si l'on veut une planche métallique, voici le procédé que nous recommandons : on imbibe la face du minéral avec du cyanure de mercure et on l’applique sur une plaque de cuivre polie qui s’amalgame dans les endroits voulus et il n’y a plus qu’à les traiter par les méthodes de la mer curog rapine.

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