‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 27 sur 122 · OUTILS DU GRAVEUR A L’EAU-FORTE · texte numérisé non relu

OUTILS DU GRAVEUR A L’EAU-FORTE

Si 1 on veut tracer à la plume, ou laver sur ce papier, on doit préalablement l’essuyer avec un linge un peu humide.

Le papier végétal ou papier paille, qui se fabrique dans toutes les dimensions du papier à dessiner, est un des meilleurs transparents qui existent. Il n’a aucune odeur, ne jaunit pas, et reçoit le plus beau dessin possible ; il est à regretter qu’il soit très difficile cà laver dessus. Le papier végétal jaune est d’une admirable transparence.

Le papier verni est sec, cassant, puant, et jaunit beaucoup; il doit être spécialement destiné à recevoir un tracé à la pointe. Cet instrument, en coupant son épiderme, y marque des traits blancs, qui se distinguent parfaitement quand on le retourne sur un cuivre noirci; il est employé de préférence par beaucoup de graveurs.

Le papier glacé est une composition gélatineuse, etendue en feuilles minces comme du papier; il est sec, très clair, et offre au graveur un avantage immense, en lui épargnant le travail du décalque. En effet, en traçant sur ce papier avec une pointe coupante, on le creuse et on peut ensuite, en le frottant de sanguine ou de mine de plomb, qui s’introduisent dans le trait gravé, le retourner sur le cuivre verni et obtenir ainsi une contre-épreuve parfaite.

4° Cire à border.

Le graveur doit être muni de cire dite à modeler (\ ) qui est employée pour élever les bords autour de la

longueur sS°nf t ''T1 “ bât0ns de 25 à 30 centimètres de ongueur sui il ou 41 millimétrés de diamètre- il i, •

jaune, haute sn couleur, d’une bonne odeur, facile à casser ne tT nant point aux dents lorsqu’on la mord. ’

GRAVURE A L’EAU-FORTE

planche entière, ou de la partie de la planche que l’on veut soumettre à l’action de l’eau-forte, et former ainsi une espèce de bassin qui contient l’eau-forte.

Cette cire, dont la consistance varie en raison de l’état plus ou moins chaud de l’atmosphère, est préparée de la manière suivante :

Cire jaune . 6 parties.

Poix de Bourgogne . 8 —

Térébenthine . 3 —

Suif . : . 3 —

Ou bien :

Cire jaune . 5 parties.

Térébenthine . 1 —

On fait fondre ensemble les substances, en ayant soin d’agiter jusqu’au refroidissement. On pourra augmenter de 30 grammes la térébenthine si c’est en hiver et si l'on fait usage de la seconde formule; mais si c’est de la première composition, on diminuera également de 30 grammes la proportion de la poix de Bourgogne.

Voici encore la composition d’une autre cire à border. On prend :

Cire jaune . 5 parties.

Résine commune . 5 —

Suif ou axonge . 2 —

On fait fondre, et la masse fondue est versée dans une terrine pleine d’eau, où, dès qu’elle est refroidie et qu’elle a pris une consistance suffisante, on la pétrit avec les mains, et on la bat avec une masse en bois, pour lui donner une homogénéité parfaite.

5° Flambeau

a vernir.

Le flambeau destiné à produire la fumée pour noircir le vernis, dont on a enduit la planche, appelé aussi bougie d' allume, se compose de 12 à 15 bougies blanches, dites rats-de-cave, tournées et tortillées ensemble, de manière à ne former qu’un corps assez volumineux, pour produire une grande flamme et beaucoup de fumée (fig. 22).

Il est bon de poser le bras du flambeau sur une sorte d’entonnoir de fer-blanc (fig. 23), ou de l’envelopper avec du papier fort, rabattu sur la main en forme d*; bêche, pour recevoir les gouttes de cire et les flammèches qui tombent pendant l’opération. ,

Fis. 23.

Page 1