PROCÉDÉ MF F CK
chauffée à la température de 80° au moyen d’une lampe à alcool. On donne deux ou trois fumigations pendant trois ou quatre minutes, puis on laisse sécher à l’air la plaque ainsi préparée, et enfin, on la fait mordre à l’eau-forte.
Mais ces fumigations sont d’un emploi difficile, elles donnent souvent trop ou pas assez de résistance au vernis, de sorte qu’il était nécessaire de trouver un autre mordant que l’eau-forte qui pût agir sur le métal sans attaquer le vernis. Niepce trouva l’eau iodée, employée à la température de 10 à 15 degrés au plus, pendant 10 minutes. On fait trois morsures. On termine par une morsure à l’eau-forte faible.
Les procédés de Niepce ont été employés par Riffault, Rousseau et Déveria, Risson et Mante et ont servi à produire plusieurs œuvres dont la plus remarquable est un cahier composé de six planches in-folio, publié en 1855. Le Traité pratique de Gravure héliographique sur acier ei sur verre, publié par Niepce de Saint- Victor en 1856, est orné de gravures obtenues par son procédé.
Pour se passer des fumigations, Niepce eut aussi l’idée d’ajouter à la solution de bitume de Judée dans la benzine, 1 gramme de caoutchouc dissous préalablement dans l’essence de térébenthine. Seulement par ce procédé on ne peut plus chauffer la plaque pour y poser le grain de résine, qu’il faudrait alors poser préalablement. Il fit ainsi le portrait de Napoléon III.
Malgré ceo progrès, le procédé Niepce était insuffisant à cause des retouches au burin qu’il fallait faire aux gravures et qui demandaient le concours de l’homme de l’art.
PHOTOGRAVURE