‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 60 sur 122 · PROCÉDÉ NÈGRE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ NÈGRE

vanoplastie, sur toutes les parties du métal mis à nu par le dissolvant, une couche d’un métal moins oxydable que la plaque de métal sur laquelle on opère. Sur le zinc, le fer et l’acier, je fais des dépôts de cuivre, d’argent, d’or, etc. Sur le cuivre et ses alliages, sur l’argent, l’étain, etc., je fais des dépôts d’or.

L’image héliographique forméj&par la matière organique impressionnée étant ensuite enlevée au moyen d’une essence, de la benzine, ou par le frottement, il reste sur la plaque une image formée, d’une part par le métal servant de support remis à nu, et de l’autre par la couche d’un métal différent déposé par la pile. L’action du vernis impressionnable se borne donc, dans cette opération, à la reproduction de l’image héliographique, puisqu'il disparaît de la plaque, et que c’est la couche d’or déposée qui le remplace et préserve de l’acide les parties de la plaque qui doivent rêster en relief.

Je me sers, pour creuser les parties du dessin non garanties par le dépôt galvanique, d’un acide étendu d’eau, qui n’ait aucune action sur le métal déposé, ou d’un courant galvanique. Pour le zinc, le fer et l’acier, je me sers de l’acide sulfurique, si le dépôt protecteur est formé de cuivre ou d’argent, et j’emploie l’acide nitrique pour l’acier, le cuivre, l’argent, etc., si le dépôt protecteur est formé d’or. Le métal à creuser est plongé, comme anode, dans une dissolution ■neutre d’un sel soluble de ce métal ou d’un autre métal de même nature.

Une épreuve tirée à l’encre grasse d’une planche héliographique déjà gravée, ou d’une impression photographique sur pierre lithographique ou sur zinc, et transportée sur métal, donne également, étant irai-

PHOTOGRAVURE

tée comme la réserve héliographique, des planches gravées en creux ou en relief. »

Charles Nègre a reproduit ainsi V Annonciation d’Albert Durer, des monuments de Paris, etc. Il a pris le 13 août 1856 un brevet pour la damasquinure hëlipgraphique. 11 présenta à l’Académie des Sciences, dans la séance du 3 novembre 1856, une planche en cuivre pour le tirage typographique des damasquinures héliographiques sur cuivre.

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