REPRODUCTION DES PLANCHES EN TAILLE DOUCE
vreuse déposée en dessous de la plaque de réception ; car, ainsi qu’on le verra plus loin, ici la plaque est placée la face à reproduire en bas du bain, contre le fond du bac de dépôt.
Lorsque le châssis et la plaque ne font plus qu’un seul corps, on soude un conducteur à une bande de cuivre soudée préalablement au dos de la plaque de réception, à travers un trou ménagé exprès dans le châssis, et le tout est introduit dans le bain électrolytique cuivreux.
Pour arriver à remplir la condition indiquée d’égale épaisseur de la plaque, il faut être sûr que le châssis soit placé dans un plan d’une horizontalité parfaite et qu’aucune impureté ne puisse être emprisonnée. Les bacs qui reçoivent les plaques à châssis sont donc peu profonds, disposés pour ne recevoir qu’un seul châssis et l’anode correspondante qui doit se dissoudre : cette dernière est placée horizontalement sur le fond du bac, après avoir été garnie préalablement d’un conducteur bien isolé, soudé à la face postérieure. La distance de la plaque de réception de l’anode est d’environ 0m,025, et elle est déterminée par des taquets en bois implantés sur le châssis à l’aide de clous. Les dimensions de l’anode varient avec celles de la plaque de réception ; quand elles n’ont pas encore servi, elles ont une épaisseur de 0m,007. Le cuivre de ces anodes est de bonne qualité, ne contenant pas au-delà de 0,5 °/0 d’impuretés ; il est essayé à la balance d’induction du professeur Hughes, lors de la réception en magasin.
La solution du bain se compose de sulfate de cuivre, acidulé par de l’acide sulfurique. La densité de
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la solution est maintenue à 1,15 et contient 5 °/0 d’acide en volume.
Voici quelle est la méthode volumétrique em- I ployée pour déterminer à chaque moment la constance en acide sulfurique de la solution du bain :
On prend une quantité mesurée (environ 5 centimètres cubes) de la solution, extraite du bain à l'aide d’une pipette, et l’on détermine le volume d’une dissolution normale d’hydrate de potasse nécessaire pour la neutralisation. On a établi cette solution normale de potasse de telle sorte que lorsque la proportion d’acide sulfurique du bain est celle qui convient (5 %), il faille pour la neutralisation en user 18 centimètres cubes. Lors donc que l’on trouve qu’on en dépense moins de 18 centimètres cubes pour la neutralisation de la prise d’essai, on reconnaît qu’il y a lieu d’ajouter de l’acide sulfurique au bain de précipitation, et, comme on a reconnu également, par expérience que le rétablissement de la teneur normale du bain se fait en y introduisant 300 centimètres cubes d’acide pour chaque centimètre cube manquant au type de 18 centimètres cubes de l’essai, on régularise facilement la composition en acide du bain et par suite la marche du dépôt. Cet essai donne des résultats suffisamment exacts en pratique et est facile d’exécution.
Le bain de dépôt doit être tenu constamment en mouvement pour obtenir de bons résultats, et ce mouvement est obtenu cà l’aide d’une oscillation du bac monté sur un axe central : la disposition est analogue à l’agencement d’un berceau d’enfant. Le nombre des mouvements de va-et-vient du liquide