‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 116 sur 191 · ACTION DÉCOLORANTE DU CHARBON ANIMAL · texte numérisé non relu

ACTION DÉCOLORANTE DU CHARBON ANIMAL

toire, que la Société de pharmacie de Paris proposa, en 1821, un puix dont le sujet était :

1° De déterminer quelle est la manière d'agir du charbon

dans la décoloration, et, par conséquent, quels sont les chan- F gements qu'il éprouve dans sa composition pendant sa réac- : tion;

2° De rechercher quelle est l'influence exercée dans cette

même opération par les substances étrangères que le charbon { peut contenir; , L 39 Enfin, de s'assurer si l'état physique du charbon animal n'est pas une des causes essentielles de son action plus mar- " quée sur les substances colorantes Nous allons extraire du mémoire de M. Bassy, qui remporta le premier prix, les faits principaux qu'il y a consignés, é et les conséquences auxquelles ils l'ont conduit. À Le charbon des os, tel qu'il se trouve dans le commerce, ; ayant servi à l'auteur de terme de comparaison pour évaluer le pouvoir de tous ceux qu'il a soumis aux expériences, il a dû rechercher quelle était sa composition; il l'admit formé gé- | néralement des substances suivantes :

Phosphate de chaux. . - } Carhonate de chaux, . . ; Sulfure de chaux. . . . » . . . 88 À Sulfate de fer, . . . . \ Oxidé' de fers." "7" . Fer à l'état dé carbure silicé, , . , . . 2 Charbon renfermant 6 à 3 p. 100 d'azote. . 10 RCE 100 ; M. Bussy ayant reconnu que, de toutes les substances, la seule qui exerçât une action décolorante était le charbon, il f dut rechercher quel était son mode d'action et l'influence qne pouvaient exercer les matières avec lesquelles il était mélé:il

trouva :

19 Que la propriété décolorante est inhérente au carbon (nom que l’on donne en chimie au charbon pur), mais qu'elle ne peut se manifester que lorsque le carbon se trouve dans certaines circonstances physiques parmi lesquelles la porosité et la division tiennent le premier rang;

2° Que, si les matières étrangères paraissent avoir une influence sur la décoloration, cela tient à ce qu'elles augmenteht la surface du charbon qui est en contact avec leliquide;

2 ue En 4 pese g c:

3° Qu’aucun charbon ne peut décolorer lorsqu'il a été chauffé assez fortement pour devenir dur et brillant; que tous , au contraire, jouissent de cette propriété lorsqu'ils sont suffisamment divisés, non point par une action mécanique, mais par l'interposition de quelque substance qui s'oppose à leur aggrégation;

4% Qué la supériorité du charbon animal, tel que celui du sang, de la gélatine, provient surtout de sa grande porosité, ét qui peut être considérablement accrue par l'effet des matières avec lesquelles on le calcine, telle que la potasse;

59 Que la potasse, dans cette circonstance, ne se borne pas seulement à augmenter la porosité du charbon par la soustraction des matières étrangères qu’il contient ; mais qu'elle agit sur le charbon lui-même, en atténuant ses molécules, et que, par cette raison, l’on peut, en calcinant les substances végétales avec la potasse, obtenir un charbon décolorant ;

6° Que la force décolorante de différents charbons établie pour une substance suit généralement le même ordre pour les autres; mais que la différence qui existe entre eux diminue à mesure que les liquides sur lesquels on les essaie sont plus difficiles à décolorer ;

7° Que le charbon agit sur les matières colorantes en se combinant avec elles sans les décomposer, comme ferait l'4 lumine ,et que l'on pent, dans quelques circonstances, faire reparaître la couleur, et l'absorber alternativement.

Voici l’extrait d'un tableau, donné par M. Bussy, qui pré: sente la différence qui existe entre les pouvoirs décolorants de quelques eharbons, relativement à une dissolution d’indigo et à une de mélasse, *

QUANTITÉIQUANTITÉ| | poins ta | de taueu |, FOucE | Fonce | ESPÈCES DE CHARBON di Aout 1 décolofante | décolorante | : PAL d'ind:3o | de mélusse inde 1 véle Ja charbon Aolbrée 2l décolorée: Indigo. a mélasse, | > EN CRE A PET € D Mt ee tre ER, RER RTE A PA LE SE AS gr. litre. litre. 2 Charbon des os du commerce, . . 1 0,0052 0,008 1 4 | 2 ï - | TA: ET 2 Charbon des os, épuré par l'acide mu- È UD SNA USIE URe 1 0,06 0.015 1,87 1,6 | L n A ,» . . € Î Charbon des os, épuré par l'acide muria- x | | lique etla potasse… . . . . . . 1 1,45 0,18 45 20 | Es | 2° 4 | © Sang calciné avec la potasse, . . . . 1 1,06 0,18 50 20 | à NZ Fe Z Noir de fumée calciné, , . . , . . 4 0,128 0,03 4 3,3 | & | 1 {

| Noir de fumée calciné avec la potasse. . 1 0,55 0,19 15,2 10,6 |

Nota. Les dissolutions colorées qu'a employées M. Bussy, contenaient : celle d’ indigo, un millième de son poids d'indigo:; celle de mélasse était formée d'une partie de mélasse et de 20 parties d'eau.

Dans uu mémoire qui mérita le second prix, M. Payen était arrivé à des résultats à peu près analogues à ceux que nous avons dofñnés d'après M. Bussy, en sorte qu'aujourd'hui la manière d' agir du charbon et les différentes causes qui modifient où qui ajoutent à l'énergie de ses propriétés décolorantes, sont parfaitement connues

Le sang, les blancs d'œ Le n'agissent sur les dissolutions sirupeuses que par l'albumine qu'ils contiennent; celle-ci, se coagulant par une chaleur de fo à 45° Réaumur, suivant M. Chaptal, forme une espèce de réseau qui, enveloppant les particules solides en suspension dans le liquide, les élève à sa surface, et leur donne une consistance qui permet de les enlever plus facilement.

La manière d'agir du lait est tout-à-fait identique à celle du sang et des blancs-d'œufs; c'est alors la matière caseuse qui se coagule,

Sirop acétacé de fenouil.

Ecorces de racines fraîches dé fenouil et de racines de persil, vinaigre fort, de chaque 92 grammes (3 onces); ean de rivière, 560 grammes (18 onces); sucre blanc, 920 grammes (30 onces).

On met les ra

‘ines mondées et coupées dans une cucurbite ; on verse dessus l’eau bouillante et le vinaigre; on bouche le vase, et, après douze heures d'infusion à une douce température, on coule avec expression; on laisse déposer la colature, on la filtre, puis on y fait fondre le sucre et on fait cuire à consistance de sirop.

Sirop acidule de raisin (Parmentier).

On prend 12 kilogrammes (24 livres) de suc de raisin blanc ou noir légèrement exprimé , afin qu'il contienne une moins grande quantité d'extractif, on le met dans une bassine que l'on place sur un feu doux, Lorsque l’ébullition a été continuée pendant quelque temps, on clarifie ce suc avec des blancs-d'œufs, on le passe, puis on le fait cuire en consistance de sirop, qui fournit à peu près Ja sixième partie du suc que l’on a employe.

En refroidissant, ce sirop dépose une matière muqueuse,

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