DES PASTILLES A LA GOUTTE, ET AUTRES
Pour faire ces pastilles, il faut choisir de beau sücré royal qui soit sans odeur; on le pile doucement, on le passe à tre vers un tamis de crin un peu gros, ensuité on 16 répasse au tamis de soie pour en séparer le plus fin ; sans cette précaution préalable, la pastille serait compacte, lourde et nullement brillante.
La quantité de sucre que l'on vent employer étant pilée et tauñsée, on le met dans un vase de fui » eéton le délaie avec une eau aromatique quelconque silnetfaut pas qu'il soit trop liquide, car il fondrait, ou la pastille qui en serait faite grainerait et ne produirait qu'une masse informe; s'il était trop épais, ilme pourrait couler. Il faut cependant, si le sucre est trop grossièrement pilé, y ajouter un peu de celui qui a été passé au tamis de soie.
La pâte ainsi préparée, l'on en met une certaine quantité dans un petit poélon à bec. Ce poélon est mis sur le feu, et, quand le sucre commence à frémir autour de la paroï du vase, on donne un coup de spatule dans le milieu, on retire de dessus le feu et l’on coule sur des feuilles de fer-blanc trèsunies. Deux heures aprés, on enlève les pastilles de dessus les feuilles, et on les met le lendemain à l'étuve pour achever de les sécher et de leur donner le brillant et la dureté qui fout leur mérite. Si on les mettait de suite à l'étuve, leur arôme se dissiperait.
Pastilles au curaçao.
On fait la pâte avec du curacao, et on opère comme dessus.
Pastilles & la fleur d'orange.
On fait de la pâte avec de la bonne eau de fleur d'orange, et on opère comme ci-dessus.
Pastilles au jasmin.
On fait la pâte avec de l’eau simple, ét on aromatise avec de l'alcoolat de jasmin.