DE LA HOISSOR DITE CAFÉ
éviter au café le contact du métal, ont reçu l'approbation de la société d'encouragement qui a constaté qu'ils conservaient au café tout son arôme et ses principes les plus délicats (fig. 2 et 3.)
M. le chevalier de Lacoux , inventeur , a fait cession de son brevet à M. Chalot, qui fabrique lesdits appareils; on se les procure au seul. dépôt de ses manufactures de porcelaines de Chantilly, rue d'Enghein, n° 10, à Par
De la Boisson dite Café, Cette boisson, connue maintenant d’un grand nombre de peuples, est nommée :
Par les Persans, : . . Cahwa.
— les Egyptiens.. . . Elkarie, — Jes Turcs. . à . , Chauveet Cahue.
— Îles Arabes. , … … Cachua et Coava.
et par les autres peuples d'Europe, Caphé, Café, Coffi, Coffée, Coffea, etc.
Pour opérer un excellent café, il fant d'abord que cette semence soit d’une très-bonne qualité et qu'elle ne soit nullement détériorée, ni qu'elle n’ait point été exposée à l’humidité; ce point est d'autant plus important, que lecafé qui a été mouillé perd ainsi une partie de sa saveur et de son arôme. La torréfaction doit ensuite être soigneusement faite et portée au point nécessaire. Quant au moulinage , Ja poudre doit être égale et un peu fine, afin que l’eau puisse plus facilement en enlever les principes solubles, Dans tous les cas, il ne faut pas soumettre cette poudre de café à l'ébullition, parce que cette décoction est beaucoup plus colorée, a une saveur et un arôme bien moins agréables. Beaucoup de limonadiers la font presque à froid. De nos jours on a inventé des cafet filtres, au moyen desquelles on prépare admirablement les infusions de café, Nous allons donner la description des principales.
Cafetière à La De Belloy.
Ces cafetières sont à un filtre, à un double filtre avec soupape. Elles se composent d'une cafetière inférieure a (fig. 4) et d'un cylindre supérieur b,
Le couvercle e que porte le vase b, doit fermer exactement l'orifice du vase a. Pour ÿ parvenir, on resserre graduellement la cafetière depuis sa base, on bien on la ferme avec un cylindre semblable au vase b, et l'on environne ce cylindre d'une enveloppe renflée , comme nous le dirons plus bas,
Limonadier, 6
Gi DEUXIÈME PARTIE. LIMONADIER.
Le couvercle c sert ainsi aux deux vases, parce qu'après avoir terminé la filtration du café, on enlève b qui n’est plus d’'aucun usage : on place le couvercle sur a qui, alors, ne se trouve plus qu'une cafetière ordinaire.
Ce vase inférieur est pourvu d'an bec allongé, três-renflé à sa base, placé tantôt en face du manche, er par conséquent, au-devant de la cafetière, tantôt sur le côté; assez Communément ce bec porte un petit couvercle cylindrique maintenu par une chaînette scellée sur le bord de Ja cafetière, au point qui correspond au bec. L manche est de deux façons; souvent ou le fait en bois noirci, introduit à force dans un court tuyau de fer-blanc : quelquefois aussi on le prépare avec une lame de fer-blanc, repliée par le haut en manière d’anse.
Le cylindre b est toujours muni, à quelques millimètres de sa base, d'un anneau convenablement soudé : le but decet auneau est d'empêcher le cylindre de glisser trop profondément dans l'ouverture de la cafetière. On laisse, depuis le bord inférieur jusqu'à cet anneau , un intérvalle de plusieurs millimètres d'après les dimensions du vase, Quand la cafetière est grande, l'intervalle dépasse souvent 14 millimètres (172
pouce).
À » ou 5 millim. ft ou 2 lig.) du bord, à l'intérieur de la base e un filtre percé d'une infinité de petits trons.
de b, on pl C'est une rondelle.en fer-blanc, de grandeur convenable, percée à l’emporte-pièce sans interruption; quelquefois cependant, au centre, on laisse une rondelle épaisse de g à 12 millimètres (4 à 5 lignes) de circonférence, tandis que le reste est à jour. C'est sur cesfiltre que l'on place le café en poudre. Le cylindre b porte toujours une anse formée d'une lame de fer-blanc. L'une des extrémités de cette anse est soudée sur l'anneau inférieur dont j'ai parlé plus haut; l'autre est soudée au rouleau que forme le bord du cylindre, replié sur Inimême. Ce rouleau, où anneau supérieur, sert à soutenir le couvercle e. L'anse, large par le bont de 14 à 20 millimètres 6 à 9 lignes) et plus, suivant la dimension du vase, s'amineit graduellement de manière à ne présenter que 7 à 11 millimétres (3 à 5 lignes) par le bas. Elle se place toujours sur la jointure du cylindre.
Le couvercle € est composé d'un cerclé de 7 à 1 rmillime-
tres (3 à 5 lignes), selon que le dessns «est plus on moins étendu, plus où moinsembouti; on perce le céntre-de ce dessus, et l'on introduit daus le trou, aiusi.qu'ilwa étre dit, une