‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 32 sur 191 · CAFETIÈRE À LA DE BELLOY · texte numérisé non relu

CAFETIÈRE À LA DE BELLOY

petite poignée en bois noirci d, ayant la forme d’un vase, Une ouverture longitudinale traverse cette poignée ; on y introduit une sorte de brochette en ferau bout de laquelle on met une tête ronde en étain, de manière à ce que cette tête porte sur le haut de la poignée; l'autre bout entre dans le trou du couvercle, et se soude fortement en dessous.

Les cafetières à la de Belloy ont toujours un fouloir pour tasser le café sur le filtre (fig. 5). Ce fouloir se compose d'une rondelle de fer-blanc mince, emboutie très-légèrement au centre. Comme cet ustensile doit entrer librement dans le cylindre au fond duquel il doit presser la poudre de café, il convient de le couper un peu moins grand que l'ouverture du cylindre: Pour faire agir larondelle, on lui donne un manche d’une longueur relative à celle du cylindre, de telle sorte qu'enfoncé dans celui-ci, le fouloirs’élève jusqu'aux deux tiers de sa hauteur, Le manche est formé d'une lame de fer-blanc repliée sur elle-même, et se terminant en pointe, comme le tuyau d’un soufflet ordinaire, mais non percé; e est la rondelle, f le manche.

Presque toutes les cafetières qui nous occupent sont pourvues d'un second filtre mobile, et dont les trous sont éloignés et grands comme ceux d'une passoire; il sert à diviser l'eau bouillante que l'on verse sur le café; car, sans cette précaution, elle tomberait toute au même endroitet ne l’humecterait pas également. Ce filtre doit être exactement de la grandeur du cylindre dans lequel il s’emboîte, de manière à faire corps avec lüi, et à fermer son orifice. La figure 6 représente ce filtre composé d'un bord y, dont l'extrémité supérieure est légèrement recourhée en dehors. Ce rebord est destiné à retenir le filtre sur le bord du cylindre, bord terminé par un petit rouleau qu'embrasse à demi le rebord du filtre. À l'extrémité inférieure de ce bord est soudée la rondelle 4 de grandeur convenable ,-trouée comme une passoire, et portant au centre une poignée de hauteur égale à celle du bord i. Une languette de fer-blanc, entourant un clou, compose cette poignée. Soudée intérieurement au centre de la rondellé trouée, quand le filtre est de petite dimension, on se contente de replier la languetteet de la terminer d'une bouteille d'étain. Le filtre ne doit en rien géner le couvercle c. Le bord doit être assez élevé pour que l'eau qu'on y introduit ne puisse retomber sur le cylindre : cette hauteurvarie de 11 à 27 millimètres (5 lignes à un pouce) environ,

DÉUXIÈME PARTIE, LIMONADIER.

Ïl ne hous reste plus qu'à décrire la soupape qui accompagne quelquefois les cafetières à la de Belloy : c'est la partie la plus compliquée de leur fabrication: Ce perfectionnement porte uniquement sur la cafetière a (fig. 7), formée alors d’un cylindre semblable, quant à la circonférence, à celle du vase b, et garni pareillement d'un rebord roulé pour soutenir tour à tour le vase b et le couverclee. A quelques millimètres du bord supérieur du éylindre (fig. 4), on soude une lame de ferblanc, placée horizontalement m: puis; au bord opposé ; on place une rondelle qui ferme exactement le cylindre par le bas. On formé ensuite un autre cylindre, d'une largeur égale à la circonférence donnée par la lame mn, et l'on soude solideient l'un des bords de ce cylindre extérieur n au bord de la late : n alors enveloppe, en se renflant, le cylindre, et le dépasse d'environ 27 millimèt. {1 pouce), suivaut la dimension de la cafetière. Un fond de grandeur convenable termine n. Ce cylindre extérieur est destiné à contenir de l'eau chaude propre à réchauffer le café quécontient le cylindre, avec lequel il n’a aucune communication. Voicicomment on introduit cette eau : x porte sur la couture une anse très-courbée en arrière à son extrémité supérieure qui est soudée à plus de 14 millimètres (172 pouce) au-dessous de la jonction de m et de n. Cet intervallé est rempli par une soupape o ayant un petit couvercle qui s'ouvre à charnière du côté de l’anse, Immédiatement au-dessous du couvercle p, et dans l'intérieur de la soupape, n est percé d’un trou asssz grand pour recevoir le bout du petit déigt. L'eau pénètre librement dans l'intervalle qui se trouve entre le cylindre intérieur et le cylindre extérieur, Au-dessous de sa courbure, l’anse porte souvent une lame renflée, longue de 23 à 41 millim, (r pouce à x pouce 172) q; c'est seulement un ornement qui nécessite l’extréme courbure de l’anse qui, sans cela, paraîtrait trop mince.

La face de son anse n porte un bec renflé; mais ce bec ne doit avoir aucune communication avec le cylindre extérieur, parce qu'il ne doit servir qu'à verser le café; quelques précaütions sont donc ici nécessaires : il faut qu'une ouverture soit pratiquée au cylindre inférieur, en face du bec auquel l'a joint parfaitement un tuyau bien soudé. Cette ouverture est grande, car elle a nécessairement une largeur égale à celle de la base du bec. On sent que le café serait versé avec trop de vitesse si cétte ouverture n’était pas resserrée : On y parvieut en plaçant devant elle une pétité plaque en fer-blanc

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carrée, mais échancrée ] alement. Cette plaqne soudée à ses deux extrémités, est libre par ses côtés , et c’est par là que le café s'écoule.

On reproche à toutes les cafetières en fer-blanc de communiquer au café un goût d'encre désagréable, parce que l'acide gallique que contient cette substance dissout le métal, lorsqu'elle le trouve à nu; les petits trous du filtre sont la principale cause de ce mauvais goût, aussi conseillerai-je de préparer le crible en étain fin ou en argent.

Cafetière Morize.

Une cafetière tout-à-fait semblable à la cafetière inférieure de l'appareil à la de Belloy (mais sans soupape) forme également la cafetière inférieure de l'appareil Morize. Cette première cafetière recoit l’eau nécessaire pour le café à préparer. Au lieu de couvercle, on pose sur ce vase une boîte dont le fond est un filtre semé de petits trous. Cette boîte entre à frottement et se pose à recouvrement : elle recoit le café en poudre dans la proportion convenable. Un second filtre semblable au premier quant au fond, mais ayant les parois beaucoup moins longues, se pose sur le premier filtre, comme un couvercle sur une boîte; si ce n’est que le bord entre en dedans, an liemde.poser en dehors de la gorge, c'est-à - dire du bord du premier filtre. Cette disposition est prescrite par le bord à recouvrement.

Une troisième partie est exigée pour compléter l'appareil : c'ést une cafetière de moins grande dimension que la cafetière inférieure, mais d’ailleurs exactement semblable. On ajuste l'orifice de cette cafetière supérieure sur la boîte à filtre, de manière à ce que le fond se trouve en l'air, et que les deux becs des deuxrcafetières Soient en regard l’un au-dessus de l'autre. On place cet appareil sur le feu on sur un réchaud à lampe dont nous allons bientôt donner la description. Lorsque l’ean commence à bouillir, on renverse les deux cafetières de telle sorte que lx cafetière supérieure se trouve dessous, et la cafetière inférieure dessus. Cette dernière, contenant l'eau bouillante, dans cette position, lui permet de traverser la boîte aux deux cribles, et le café tout fait se trouve filtré dans la cafetière inférieure, qui était précédemment la cafetière supérieure. Dès que l'eau est écoulée, on Ôte la cafetière qui la contenait d'abord, et l'on place un couvercle ordinaire sur la cafetière qui contient le café, et par conséquentsur la bot meure sur cette dernière cafetière,

à filtrer qui

ne

Voyons maintenant lé réchaud : placez sur trois petits pieds en bois noirci un plateau circulaire d'une circonférence un peu plus étendue que le fond de la plus grande cafetière, Ce plateau a tout-i ait la forme de ceux qui supportent les vases de cheminée, etc.; il est entouré d'üne grille en fer-blane, travaillée à l'emporte-pièce. Au centre du plateau se trouye un petit vase contenant un peu d'alcool auquel on met le feu. On peut faire le réchaud en tôle vernie:

On reproche deux inconvénients à la cafetière en question: 1° celui de courir risque de se brüler en renversant les deux cafetières; 2° celui de tasser tout d'uncôté la poudre de café en les tournant, ce qui fait que l’eau passe à côté sans se charger des parties aromatiques ; cependant , en agissant avec adresse, on peut éviter ces deux inconvénients.

Outre ces cafetières, nous avons la cafetière Guadét, à tube d’ascension; la cafetière Lemarre; celle de Sunon, qui sont toutes marquées au coin de l'utilité. On en trouvera la description dans le Manuel du Bijoutier et du Joaillier, tome IF, de l'Encyclopédie-Roret. Nousallons nous borner à décrire lessuivantes:

CarenÈRE dite à filtre et à vapeur, dans laquelle l'eau bouillante est élevée par la pression de la vapeur , ét vers moyen d'uñ tuyau, par M. Gandais (Jacques-Augustin), fabricant d'orfévrerie plaquée, à Paris.

ie sur le café au

Description.

(Fig. 8). Elévation extérieure de cette cafetière. Les autres figurés, à gauche, en montrent les parties detachées,

a, espace dans lequel on verse une quantité d'eau en rapport avec le nombre de tasses de café que l’on vent faire.

b, filtre qui se place au-dessus de l'espace a, et sur le fond duquel se met le café en poudre.

c, lampe à esprit-de-vin, qui se met dans le pied de la cafetière, sous l’espace a.

d, tuyau formant l’anse de la cafetière.

e, fouloir qui se met dans le filtre sur Je café : son fond est percé de trous plus grands que ceux du filtre b.

f, robinet pour soutirer le café.

4, partie supérieure de la cafetière,

Marche de l'opération dans cette cafetière,

On ouvre la cafetière à l'endroit marqué i, on verse l'eau froide dans l'espace «, on place le filtre b au-déssus de cet espace, on allume et où ferme hermétiquement la cafetière,

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Au bout de dix minutes, l’eau a acquis une température de 85° Réaumur : alors, la pression, occasionée par la raréfaction de l'air, chasse cette eau dans le tuyau d, qui est en com. munication avec la capacité a, et quila conduit au sommet de la cafetière, d'où elle retombe sur le café en passant par le conduit à soupape A, pratiqué sous le fond de la partie g. Cette eau bouillante pénètre le café, et en entraîne toutes les parties essentielles.

On est prévenu que l'opération est terminée, par le bruit que fait l'air en sortant du conduit d, après que toute l'eau a fait son ascension. On retire alors, et on éteint la lampe.

Le café filtrant retombe dans l’espace 4, et peut être servi par le robinet f.

CAFETIÈRE pouvant servir d'alambic, dans laquelle l'eau bouillante s'élève, par l'expansion de la vapeur, de la partie inférieure à la partie supérieure, et dans laquelle la lampe à esprit de-vin qui chauffe ce liquide, s'éteinttout-à-coup d'elle-même lorsqu'il n'y a plus d'eau, par M. Durant (Nicolas-Félix).

Caractères distinctifs de cette cafetière,

Cette cafetière, que la fig. 9 montre extérieurement, avec des lignes ponctuées qui indiquent les parties intérieures, pré= sente l'avantage de ne point exiger, comme toutes celies qu’on a imaginées jusqu’à présent, la présence d’une personne pour la rétirer de dessus le feu, ou pour éteindre la lampe aussitôt que l'eau est montée dans le vase supérieur. Dans cette nouvelle cafetière ; aussitôt qu'il n'ya plus d'eau à chauffer, le couvercle de la lampe tombe de lui-même et éteint le feu, sans que personne s'en méle.

Une soupape, adaptée au vase supérieur, ferme hermétiquement et ne laisse rien échapper de la vapeur qui doit faire pression sur l'eau, de manière à la faire monter.

Le tube en fer-blanc, destiné à conduire l’eau en ébullition, se trouve placé intérieurement, et n’est exposé à aucun choc; il présente, par sa forme presque droite, une grande solidité, et sa construction est facile.

Cet appareil peut remplacer un alambic de même capacité ; il suffirait, pour cela, d'adapter un robinet au sommet du vase qui contient l’eau, et d'y ajuster un serpentin qui distillerait le liquide qu'on aurait mis dans ce vase.

Explication des différèentès parties de cette cafetière:

a, base de la cafetière au centre de laquelle on introduit,

par une porte, la lampe à esprit-de-vin b, qui est munie d'un couvercle.

cy vase dans lequel on met de l'eau ; et qui se place au-dessus de: la lampe pour en recevoir la chaleur.

d, divisions tracées dans le vase c, pour indiquér la quantité d'eau que l’on doit mettre selon la quantité de café que l'on veut faire.

e, tuyau en fer blanc plongeant dans le vase c, et par lequel l'eau bouillante s'élève. de ce vase pour se rendre au haut de l'appareil , et retomber sur le café:

f, bassin qui se place dans la partie supérieure du vase c; son fond est perçé d’une infinité de trous, comme la pomme d'un arrosoir.

g, autre bassin moins élevé que le précédent, dans lequel il entre.

Le bassin f a, au centre, un tube dans lequel entre le tuyau e. Le bassin g est aussi muni, au centre, d'un tube dans lequel est enfilé le tube du bassin f.

C'est entre ces deux bassins que se met le café.

h, partie supérieure de la cafetière, ajustée à vis dans le bord supérieur du vase c.

i, cadran dont on voit le plan (fig: ro). 11 est divisé en cinq parties :üneclefk, en forme de robinet de fontaine, est percée, dans sa hauteur, de cinq trous 1, sur uve ligne en spirale, pour indiquer la quantité de café qu'on se propose de faire.

mn ( fig. 8ret 11), coude en cuivre ayant, à une de ses extrémités, "une soupape n.

o, petit récipient placé dans la base de la colonnep, et accroché à l'extrémité d'un levier g, que l'on voit en particulier, sur deux faces ; à droite de la fig. 8.

r, tube renfermant un ressort à boudin qui facilite la descente de la pièce de cuivre m, qui a la forme d'un-fil de laiton.

s, deux anses pour porter la cafetière.

Manière de se servir de cette Cafetière.

supérieure h, en la faisant tourner de gauche à droite; on fait sortir les bassins f, y; on met de l'eau dans la capacité c jusqu'à la hauteur de lune des cinq marques d. On place le café entre les deux bassins f, g, et on

remet le tout eu place. Cela fait, on fait tourner la clef k, de

On dévisse la partie

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