‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 35 sur 191 · DEUXIÈME PARTIE. LIMONADIER, L'analyse du thè vert a donné · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. LIMONADIER, L'analyse du thè vert a donné

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PUIS HENGUEER. = © .

Matière volatile et perte . .

Davy a trouvé plus de tannin dans le thé noir que dans le thé vert, tandis que Brande a annoncé le contraire en comparant quatre espèces de thés noirs aveccinq espèces de thés verls. Celui-ci en abandonne le plus à l'eau et à l'alcool, et la décoction du premier donne avee la gélatine un précipité qui fait les 23 et les 28 pour cent; celle du thé vert donne ainsi un précipité de 24 à 31 pour cent.

st en 1666 qu'on a commencé à faire usage du thé en Europe ; depuis, son emploi est devenusi général, qu'on en importe annuellement plusde 10 millions de kilog. (20 millions de livres). C'est à l’occasion d’une. taxe sur le-thé que les Etats-Unis d'Amérique se sont séparés de l'Angleterre.

On attribue an thé des propriétés excellentes contre les indigestions, les faiblesses d'estomac, et pour arrêter les vomissements et même certaines diarrhées. En médecine , on le considère. comme stimulant et stomachique. Il est bon cependant de faire observer que, suivant la différence des tempéraments et les dispositions du corps, il produit souvent une différence d'action telle, .qu'il.est des individus chez lesquels l'excitation est à ce point qu'elle est constamment suivie d'insomnie et d’une irritation nerveuse, En Angleterre, dans les Etats-Unis, etc., l'usage ‘en est généralement répandu das toutes les classes de la société.

Nous allons maintenant faire connaître la mañière d'en préparer l'infusion.

Infusion de thé.

La meilleure manière de bien préparer le thé consiste à prendre une pincée plus ou moins forte de feuilles desséchées; après les avoir mises dans le fond d’une théière, on verse d'abord par-1lessus une demi-tasse d'eau bouillante, on couvre et on laisse infuser pendant quelques minutes, pour la remplir ensuite avec la même eau, toujours en ébullition. La substance aromatique se développe alors graduellement et tout entière. Si l'on veut suivre une autre méthode, et le faire

MANIÈRE DE FAIRE LE THÉ, 83 bouillir, pour le laisser reposer et ensuite refroidrir, quelle que soit la bonté de celui qu'on emploie, on ne produit rien de bon ni d'agréable à prendre ; avec cette infusion on n'a que de l’eau chaude chargée d'une substance odorante, Quant au sucre qu'il convient d'y ajouter pour l'édulcorer, ainsi que la quantité de lait ou de créme, elles ne dépendent que des goûts où des habitudes du consommateur; les gourmets le prennent presque pur, d'autres le mélangent avec un peu de beurre bien frais; mais, comme l'habitude, et plus souvent encore les caprices ne suivent aucune règle déterminée, on ne peut, dans le Cas dont il s'agit, que donner le conseil aux vrais amateurs du thé‘en infusion, de n'y ajouter le lait où la crême qu'après qu'ils sont entièrement refroidis , afin de pouvoir permettre au thé de posséder son arôme dans toute sa plénitude. On assure même que, si l'on ÿ ajoute quelques tartines avec du beurre frais, recouvertes avec dés filets d'an- , c'est le nec plus ultrà de la friañdise d'un déjeuner fait

ch } avec le thé, Autre manière de faire le thé.

On verse de l'eau bouillante dans lasthéière pour l'échanffer. Cette eau est jetée ensuite dans les tasses pour le même motif, Après avoir égoutté la théièr laugé comme il est ci-dessus indiqué. Une forte cuillerée à café fouruit deux tasses d'infusion , si l’on en veut faire pour plusieurs personnes ; mais si lon n’a besoin que de deux tasses seulement, il faut une cuillerée pour chaque tasse,

Je suppose ici vouloir du thé pour six personnes : dans une thèière qui contiendra six tasses, je mets six fortes cuillerées de thé dans la théière: je versé de l’eau bouillante dessus, seulement jusqu'au tiers du vase ; je ferme la théière, et laisse infuser pendant cinq minutes. Je remplis alors la théiére jus qu'en haut, toujours avec de l’eau bouillante; je jette l’eau qui a servi à échauffer les tasses, dans lesquelles , après avoir

, On y met le ché mé-

mis du sucre, je verse l'infusion , en ayant soin de n'emplir

les tasses qu'à moitié. Je comble de nouveau la théière avec de l’eau bouillante, et.de cette nonvelle infusion j'achève de remplir les tasses. J'ajoute pour chaque tasse deux cuillerées à bouche de créme froide, ou le double de lait froid et sans avoir été bouilli; mais la crême est bien préférable. Enfin, je remplis encore la théière, qui cette fois s'est trouvée vide à peu. près de moitié. Je la ferme. Le thé finit ainsi de sin fuser; tandis qu'on boit les premières tasses ; et, pour le se-

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cond tour, la théière se trouve contenir pr tasses dont on a besoin. De cette manière, j'ai fait douze tasses d'infusion égales en force et en goût: Si l'on faisait du thé pour un plus grand nombre de personnes que la théière ne contiendrait de tasses, il faudrait épuiser entièrement l'in- À fusion au premier tour ; lorsqu'il n'en resterait plus, mettre dans la théière à peu près la moitié du thé qu'on avait mis primitivement.

Il est nécessaire surtout que l’eau versée sur les feuilles sèches soit bowillante au plus haut degré, car, de cette chaleur dépend la finesse du bouquet. Le thé préparé avec de l'eau chaude seulement ne se déroule point, et ne donne-à l'infusion qu'une teinture légère et de goût et de couleur.

Cette précaution est d'ailleurs économique; car l'on comprendra facilement qu'il faut moins de thé pour obtenir une infusion forte avec de l’eau bouillante, qu'il n’en faudrait pour obtenir une infusion semblable avec de l'eau chaude seulement.

Lorsqu'un grand nombre de personnes sont réunies pour prendre du thé, ilest nécessaire d’avoir constamment une provision d’eau bouillante sous la main. Pour cela, l'on a des vases fort élégants en métal et bien clos, qui contiennent jusqu'à huit litres de liquide. An dedans se trouve une espèce de geode , fermée à couvercle, qui est destinée à recovoir une boule on une plaque métallique rougie au feu. On y verse de l’eau bouillante pour remplir le vase aux quatre cinquièmes on y place ensuite le fer rougi; au moyen d'un robinet plac

au bas de ce vase, on en retire de l'eau bouillante au fur et à mesure que l’on en a be

oin, tant pour remplir la théière que pour ceux qui désirent prendre du thé plus faible. Ces vases varient par les formes : ils sont très-beanx et d'un usage qui est devenu gèt ral, surtout lors des réunions nombreuses. On fait aussi, en Angleterre, ces bouilloires, dans lesquelles on met du charbon allumé dans l'intérieur; c’est un fort mauvais moyen.

Les personnes qui consomment habituellement du thé en France, ignorent peut-être l'usage qu'elles peuvent faire de ce végétal après l'infasion.

En Angleterre, où tous les parquets sont couverts de tapis, À ! on recueille les feuilles de thé qui sortent de la théière, et \ quand elles sont à moitié séchées, on les sème sur le tapis avant de les balayer. Ces feuilles, aiusi employées, ont l'avan-

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