‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 36 sur 191 · PROF · texte numérisé non relu

PROF

LÉTÉS DU THÉ. 85

tage, non-seulement d'empêcher la poussière de s'élever, mais

de nettoyer et d'embellir le-tapis, dontelles enlèvent les t

ches en vivifant les couleurs.

Thé Mollapi.

11 faut choisir une quantité plus au moins considérable de pomunes d'api, les pelurer, les couper par quartiers, en ôter les pépins après les avoir fait bouillir pendant quelques minutes dans l'eau ordinaire, et laissé égoutter en les retirant; on les jette ensuite dans du sucre cuit a la nappe, pour achever leur cuisson entière : lorsqu'elles sont refroidies, on les enferme dans des pots que l'on recouvre avec un papier double,

Pour obtenir l'infusion du thé mollapi, on met une petite quantité de pommes et de sirop préparé comme il vient d'être dit, dans un yase de faïence ou de porcelaine ; après avoir versé dessus du thé bouiilant fait d'avance, on laisse un peu refroidir, pour prendre par tasses plusou moins rapprochées….. Boisson agréable.

Propriétés du Thé.

Le thé pris intérieurement en infusion, est une des bois- Ssor

iqueuses les plus répandues en Europe; les Hollandais et les Anglais, dont le sol est constaminent humide, presque tou Jours sous un ciel brumeux et couvert, en font une consommation des plus extraordinaires. La substance qu thé, lorsqu'ilest bon, et qui agit d'une maniè:

‘ontient le aussi énergique sur les membranes de l'estomac, renferme en elle un priucipe absolument pareil à celui du tannin ; quant à son

arôme, il Jui est inhérent et particulier; mais il diffère suivant l’âge de l'arbuste, le temps où ses feuilles ont été récoltées et le sol où 1l a été cultivé; une infinité d'autres circonstances influent encore d'une façon si énergique sur le thé, qu'on a peine à en rencontrer qui soit absolument semblable. Les thés verts, perlés, le heyswen, sont d'une àcreté et d'un arôme beaucoup plus prononcés que les thés noirs; le cougou, le souchong, le pekoé, le thé boui, sont le plus généralement employésetle plus répandus aussi dans le commerce; leur douceur aromatique-particulière les rend beaucoup plus susceptibles de produirennéaction générale sur les fonctions digestives que tous les autres, principalement sur les individus qui n'en font usage que par Circoustance,

Généralement on attribue à la mauvaise qualité des eaux en

Limonadier, 8

Chine, la propension des habitants à faire usage du thé. Si nous’ en croyons les divers rapports de tous ceux qui ont fréquenté les Chinois, on ne peut employer l'eau de ce pays qu près l'avoir soumise à l'ébullition avec une certaine quantité de feuilles de thè : on ne peut cependant pas, parmi les Européens, le considérer d'une nécessité aussi absolue ; car, si d’un côté cette boisson excite la perspiration cutanée, si elle est un stimulant exiyé dans les contrées humides; si elle donne quelque énergie aux tempéraments séreux et lÿmphatiques, on ne peut pas s'empêcher de le considérer aussi comme un liquide chaud relâchant, et par consèquent susceptible d'affaiblir et diminuer les forces vitales: de déterminer l’état d'inertie apathique dans lequel passent leur vie entière ceux qui en abusent. En effet, souvent aussi, lorsqu'on prend du thé trop fort et trop chargé, on épronve des affections spasmodiques nerveuses et une irritation générale qui n'auraient pas lieu si on se contentait de le prendre léger ; c'est même de cette manière seule qu'il convient de l'administrer dans les cas d'indigestion occasionée par la plénitude de l'estomac, après une congestion de liqueurs alcooliques, et surtout du vin, cet organe n'ayant plus besoin d'un stimulant nouveau lorsqu'il a été surchargé de quelque manière que ce soit.

On conseille encore, parce que le thé, dans plusieurs circonstances, active et facilite la digestion, à tous ceux qui déjeünent ou voudraient déjeûner à la fourchette, d’en prendre au lieu de vin; leur tête, à ce que l'on assure, s'en trouverait beaucoup mieux pour les affaires, et leur appétit surtout pour le diner. Nous doutons de la vérité d'une assertion semblable ; au surplus, chacun peut en faire l'expérience ; car, lorsqu'il s'agit d'action sur l'organe central de la digestion, il n'y a que ce moyen de connaître la vérité.

Les thés que l’on donnait, depuis que l’on ne soupe plus, sont un peu tombés en désuétude , et cela devait être; quoique le thé ait prêté son nom à cette manducation opéré dans le milieu de la nuit, comme il fallait l'exécuter sur des viandes froides, des pâtisseries plus on moins difficiles à digérer, des pièces montées, et toutes les pâtes sucrées dites du petit four, les inconvénients qui.en ont été lassuite inévitable ont amené une circonspection beaucoup plus grande, et le thé p'est plus guère en usage que pour le déjeûner-du matin,

PRIX DES DIVERSES ESPÈCES DE THÉ. 87 Thé-liqueur.

Pour obtenir cette agréable boisson, l’on prend 125 gram, (4 onces) de bon thé impérial, à son défant, de thé vert de prefière qualité; on verse dessus un demi-litre d'eau bouillante; après un bouillon , on retire la cafetière du feu, et on la ferme exactement , afin de laisser aux feuilles de thé le temps de se développer et de céder leurs principes solubles. Cette infusion est très-forte; dès qu’elle est tiède, on la verse avec les feuilles déroulées dans-un vase clos contenant neuf litres d'eau-devie, et on laisse macérer pendant huit jours. Si, au bont de ce temps, l'eau-de-vie n’a pas contracté une odeur de thé agréable, tirant sur celle de la violette, c'est que le thé n’est pas d'excellente qualité. Dans ce cas, on prend 6 grammes (2 onces) de thé, on les met dans un double décilitre d'eau bouillante, et l'on y verse ensuite l'infusion alcoolique dont nous avons parlé, pour rester en macération pendant huit autres jours. Alors on distille la liqueur au bain-marie pour en obtenir ciuq litres. Après cela, on fait dissoudre à froid 2 kilogrammes 500 gr. (5 livres} de sucre dans cinq litres d’eau, ou mieux dans cinq litres d’infusion de thé; l'on y ajoute ensuite les cinq litres d'esprit de thé, et l'on filtre. Cette liqueur de thé, ainsi préparée, est douce et fort agréable ; elle est considérée comme un excellent digestif.

Prix des diverses espèces de Thé.

Le (La livre.) HER EL, 4". 1), de 16 f.( 6 à 8). ; id. qualité supérieure . . . de 24 (ro »2). ; In périal où perlé, qualité supérieure.

Poudreäcanon 4... . de 32 CHER ER ER À . ,-de 4o 1 id: qualité supérieure, . . . 50 id. par Caravane. . , .… , 6o Congo en rt -: 12 / Souchong fin. . . . . , , . dé 12 à 16 d id. qualité supérieure. . : 20 Padre souchong, | & : , . . 24 Souchong mandarin . . . . . 3a ( Pouchong, qualité supérieure . . 24 Peccobn. ARE PE NE AE | 24 id. à pointes blanches, qualité supérieure: … + . . , 32 (16). } id, - par caravane. =. 7" lo (20).

Thé mêlé à la manière des Anglais. 20,24,32 (10,12,10} — LT Ver Po < sm Le É 25-10 à Ga

Boîtes à thé en laque de Chine, et en bois blanc de Spa, depüis 6 jusqu'à 50 francs.

Pour n'avoir point à revenir sur la plupart des vases qu’emploie le limonadier pour servir ses produits , nous allons grouper ici les‘principaux, £

Fig. 20: Théière de M. Clauss, de l'exposition de 1834.

Fig. 21. Pot au läit du même, pour prendre le thé:

Fig. 22: Sauriez du même.

Fig. 23. Tasse pour prendre le thé; id. pour le café au lait.

Fig. 24. Cafetière pour prendre les boissons chaudes. Celle pour servir le café doit étre en argent et à manche en bois

Fig. 25. Bouteille en porcelaine ou en terre pour les boissons mousseuses

Fig. afe en cristal propre à rafraîchir l’eau.

Fig. 27, 28 et 29. Carafe, sucriér et verre pour l’eau sucrée , etc,

Fig. 30, Verre pour le vin de Champagne, ete.

Fig. 31, 32 et 33. Carafe et verres pour l'eau-de-vie ét les liqueurs.

26, Car

Fig. 34. Cafetièré pour servir le café.

Fig. 3 3ol pour le panch.

Fig. 36. Cuillère à punch.

Fig. 37. Pince à sucre Nous croyons devoir passer sous silence d'autres objets trop connus pour avoir besoin d'en offrir les figures.

Page 1