‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 76 sur 191 · CONSERVATION DES PAUX DISTILLÉÉS · texte numérisé non relu

CONSERVATION DES PAUX DISTILLÉÉS

Nous allons maintenant énumérer les principales eaux dis. tillées, en suivant l'ordre observé par MM. Henry etGuibourts pous ne parlerons point de l'eau distillée, parce qu'il est aisé de voir que c’est de l’eau volatilisée, et séparée ainsi des substances salines, etc., qu'elle peut contenir. On jette le premier litre, qui passe à la dessiccation.

MM. Chevalier et Idt ont tracé les règles suivantes à observer pour la préparation deseaux distillées; on ne peut trop les recommander :

1° Si la substance a une texture serrée , ou si elle renferme peu d’eau de végétation, il convient de la concasser, de la râper, ou de la diviser en morceaux. et de la laisser quelque temps en contact ayec l'eau , pour qu’elle pénètre la fibre végétale.et facilite la sortie des principes volatils ;

2° Si la plante est peu odorante , il faut cohober souvent, c'est-à-dire redistiller à plusieurs reprises le produit de la première distillation surune quantité de plantes nouvelles ;

3° Si la plante est odorante, en mettre de suite dans l'alambic une quantité suffisante pour la saturation de l’eau ;

4° Avoir soin qu'il y ait dans l'alambic assez d'eau pour que les plantes en soient baignées jusqu'à Ja fin de la distillas tion; plus elles sont succulentes ; moins il faut d'eau;

. 39 Eviter que rien ne, passe de la cucurbite dans le récipient;

. 69 Sil'on craint que par leur coction les plantes se ramollissent au point de former uve pâte au fond de la cucurbite ; les soutenir à l'aide d'un panier d'osier où d’un diaphragme métallique ; 7° Porter l'eau rapidement à l'ébullition et l'y maintenir jusqu'à la fin ;

8° Rafraichir le serpentinle plus souvent possible ;

9° Employer les plantes fraîches de préférence aux plantes sèches, excepté la mélisse qui, par la dessiccation, acquiert de l'odeur ;

10° Filtrer les eaux aromatiques après leur distillation, pour en séparer quelques gouttes d'huile volatile, qui souvent

peuvent j être en suspension, et qui les rendraient même dangereuses. »

Conservation des eaux distillées.

Les mêmes auteurs disent avec raison que les eaux; immé= diatement après leur distillation, n'ont pas -une odeur trèssuave ; que presque toutes ont un goût d'empyreume qui passe

Limonadier, 18

TROÏSIÈME PARTIE. GLACIER.

| avec le témps et qu'on parvient à leur faire perdre de suite en les exposant dans un bain de glace. M. Chevalier a observé qu'à la même époque toutes contiennent un peu d’acétate d'ammoniac. L'eau de fleurs d'oranger, au moment où elle vient d’être faite, est acide. Au surplus, toutes où presque toutes les eaux distillées de plantes présentent, an bout de quelques jours, des flocons mucilagineux qui restent en suspension ou se précipitent, et leur communiquent un goût et une odeur désagréables ; d'après cela, il faut renouveler sou vent ces eaux distillées, les conserver dans un vase de verre ou de faïence, les filtrer souvent pour ôter le mucilage, ne * pasles boucher avec du liège, mais seulement avec du papier; car si on bouche avec du liège, elles prennent bientôt un goût de moisi, ce que l'on peut voir si on a tenu de l’eau de roses ou de fleurs d'oranger bouchée pendant longtemps avec un liège ; aussitôt qu’on veut s’en servir il faut la rejeter et mettre un bouchon de papier, car autrement l'odeur dont nous venons de parler ne tardera pas à se développer. Nous allons maintenant passer en revue les principales eaux

distillées, Eau distillée d'angélique.

| Racine d’angélique sèche et f concassée . . . . . 2 kil. 500 gram. (5 livres).

Éau:. re een acts cos 15. litres, | On fait macérer la racine d’angélique dans l’eau pendant un | ou deux jours, ‘et l'on distille jusqu'à ce qu'on ait obtenu de 12 à 15 litres de liqueur,

On prépare de la même manière :

} | Les eaux d’aunée, | — de valériane sauvage, | | — de calamus aromatieus, etc.

pl Eau de laurierscerise, fl Feuilles récentes de laurier-cerise et (le cueillies au commencement de l'été. à kilog. (2 livres). | Eau . + + + + . + Æ4kil. 500 gram. (9 livres). Distillez pour en retirer r kilogramme {2 livres) de liqueur. Cette eau distillée, contenant de l'acide hydrocyanique , est aussi d'un emploi dangereux : à plus forte raison, celle de Codex qui conseille de ne retirer par la distillation que moitié du produit ci-dessus.

Les eaux des feuilles de pêcher, d'amandier, de cerisier,

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