‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 89 sur 191 · FABRICATION AMÉLIORÉE DU CHOCOLAT · texte numérisé non relu

FABRICATION AMÉLIORÉE DU CHOCOLAT

médecin de la clinique de l'hôpital de la Charité; M. le docteur Jules Pelletan, M. le professeur agrégé Dalmas, M. le docteur Blanche, de l'hospice des Incurables ; M. le docteur Husson; médecin de l'Hôtel-Dieu et du collége royal de Louisle-Grand ; M. le docteur Boucher-Dugua , médecin du collége royal de Bourbon; M. le docteur Ricord , M. le docteur Rattier, M. le docteur Mélique; etc.

La préparation du Chocolat des enfants ne pouvait être confée en des mains plus habiles et plus sûres que dans celles de MM. Debauve et Gallais, dont les laboratoires sont depuis longues années en possession de la faveur du public.

Le chocolat des enfants est livré dans une boîte cylindrique; cette boîte est close par une étiquette gravée, revêtue d'un cachet; eHe renferme une quantité de chocolat suffi sante pour vingt-quatre repas. Son prix est de 4 francs.

Le chocolat des enfants est aussi livré dans des-sacs en papier. Le prix d'un sac contenant la même quantité de chocolat que les boîtes, est de 3 fr. 5o centimes.

D'après. le désir d’un grand nombre de personnes ; il sera livré des sacs d'une plus petite dimension. Prix : 2 francs.

Mañière d'employer le chocolat des enfants.

Une cuillerée à soupe suffit pour un verre dé lait de 155 pr. (5 onces) environ. On délaie d'abord la poudre avec nne cuillerée de lait froid ; quand le lait à employer est bouillant, on y fait fondre la poudre délayée, et on laisse bouillir en re muant toujours, Jusqu'à ce que le liquide ait pris une légère consistance,

Améliorations. apportées dans la fabrication du chocolat.

Aucun des mécaniciens qui se sont occupés de cet objet ne paraissait jusqu'à ce jour avoir cherché à s'éloiguer de l'usage reçu dans les, fabriques de chocolat, et qui consiste à triturer cette substanceavec un cylindre métallique agissant horizontalement sur une pierre à broyer. Il cnbiebaite d'après cela, que nul d’entre eux n’a cru pouvoir réussir en essayant l'emploi de meules ou de molettes, ou, si la chose a été faite, elle n'a pas obtenu de succès.

Il ya, dans les machines dece genre, deux objets bien distincts à remplir : le premier, c'est de donner au cylindre son mouvement de rotation partiel à chaque révolution, ce qui, dans les broieries ordinaires, fait une partie de l’apprentissage de l'ouvrier; le second, c’est de lui imprimer un mouve— ment de va-et-vient parallèle à la pierre et horizontal:

246 QUATRIÈME PARTIE, CHOGOLATIER.

M, Poincelet avait trouvé le moyen de donner le mouvementde rotation partiel au cylindre, dans les machines qu'il a fait exécuter il y a quelques années. Dans ces machines, l'ouvrier emploie sa force seulement à communiquer le mouvement de va-et-vient au cylindre et à un lourd châssis en fer qui le retient dans Ja position parallèle, et pèse de son poids sur la pierre. Un mouvement d'encliquetage caché ;ret placé à l'une des extrémités du cylindre, lui fait faire une petite révolution chaque fois qu'il part. On conçoit que l'ac= tion du cylindre étant régulière et exactement parallèle, il en doit résulter plus de régularité dans le broïement,.et que les molécules du cacao doivent étre amenées à un dégré de ténuité plus uniforme. De plus; le mouvement de rotation étant rigoureusement le méme, en raison de l’egalité des dents du eliquet, cela doit encore contribuer à procurer l'u= niformité de trituration.

Quant à la seconde application de la mécanique aux machines à broyer le chocolat, elle n'a pas pour but} commie-la première, la perfection -de l'opération, mais l'économie dela main-d'œuvre. M. Auger, au moyen d'un manège, et M. Pelletier, par celui d'une pompe à feu, se sont cefforcés de se procurer des moteurs économiques Il ne me paraît pas complètement démontré qu'ils aient réussi à obtenir de l'économie,

M. Legrand à d'abord essayé d'établir, à beaucoup moins is, une machine analogue à celle de M. Poincelet, et il a très-bien réussi. Le cylindre, comme dans celle dé ce dernier, est fixé à l'extrémité d'un châssis en bois perpendiculaire à la pièrré, et surchargé de poids à son extrémité supérieure, pour augmenter la pression du cylindre sur la pierre. ouvrier, pour le faire mouvoir, agit sur une-tra= verse parallèle au cylindre, et attachée au châssis; en la tirant à luiet la repoussaut, il donne le mouvement-de va-etvient. Cette traverse est inobile sur son axe; en Ani faisant faire une révolution d'environ 30 degrés, elle dégage un cliquet d'une roue dentée fixée sur une des extrémités du cylindre. Alors ce cylindre devient libre, et son frottement sur la. pierre lui fait faire une révolution que l'ouvrier arrête aussitôt qu'il le veut en retournant-sa traverse, -ce qui-engage le cliquet. Cette manœuvre exige un léger apprentissage de la part de l'ouvrier, mais deux jours doivent suffire pour y former le plus maladroit. Je l'ai essayé, et une demi-heure aurait suffi pour que je ne me trompasse plus.

Page 1