MACHINE A BROYER LE CHOCOLAT
Le mécanisme se compose. de deux parties distinctes: la pre= mière donne le mouvement, de va-et-vient au rouleau, la secoude détermine son mouvement de rotation alternatif.
Le mouvement de va-et-vient est produit par une combinaison de leviers que l'on aperçoit sous la caisse, et-que nous allos décrire.
Le premier levier 4, tournant autour du point ç, porte à son extrémité un galet d, monté sur un axe e , fixé à l'extrémité du levier; ce galet parcourt une entaille dont la largeur est égale à son diamètre, et. qui est pratiquée dans la branche la plus courte f d'une équerre en fer tournant autour du centre L; cette branche, divisée.en deux autres branches, présente la forme d'une fourche à. deux: dents, comme onle voit dans Le plan, figure G5.
Le levier b ne difière du p lent qu'en ce.qu'il transmet son mouvemeut par l'intermédiaire d'une petite basculeg; mu: die à ses extrémités de deux galets, dont l'un se ineut dans une entaille y, figure 69, percée dans la bascule , et l'autre dans l'entaille de la petite branche f de l'équerre, comme.on l'a déjà expliqué pour le levier :«, Chacun. des leviers «.b porte une plaque ou patin en fer H, sur lequel l'ouvrier pose les pieds, ét qui forme de ces leviers de véritables pédales.
Là grande branche 1 de l'équerre, qui s'élève verticalement, ést percée d'une série de trousassez rapprochés, qui reçoivent une cheville servant à arrêter une bielle horizontale L : cette bielle transmet le mouvementau châssis E, et parsuite au cylin. dre m, à l'aïde d'une traverse n ( fig. 63), qui se meut à pivots dans les deux montants oo du Me La bielle ou tringle en bois L'est unie à la traverse n par un enfourchement ou chape dont les deux brariches, après lavoir embrassée, recoiventune clavette p qui les réunit toutes deux, et fixe ainsi la traverse à l'extrémité de la Bielle. x
L'extrémité dela bielle L (fig. 66) porte un bras coudé g tournant autour du point »; une vis.s, passant dans un trou pratiqué dans le-bras 4, et munie de deux écrous à oreille, l'un au-dessus, l'autre au-dessous du bras 9, sert à le fixér dans la position convenable ; enfin une Vis L'est destinée. à éloigner ou rapprocher un bec en acier 4. Nous verrons quel est l'usage de cette pièce en décrivantle mouvement de la machine.
.Le rouleau ou cylindre 1 porte sur son axe unetroue de Dos unie dents v (fig: 67) qui reçoit Un cliquet d'arrêt w tournant autout g% Point x, et pressé par une petite Lscuté Y
250 QUATRIÈME PARTIF. CHOCOLATIER:
à trois branches. La branche supérieure z est poussée par un ressort a, qui force la branche du milieu b’ à comprimer Je cliquetw; la troisième branche €’ vient butter contre une che ville d'arrêt d’ qui borne la course de la bascule. Le mouvement du cliquet w est déterminé par une pièce e’, fixée sur Y'axe de la traverse on poignée f' (fig. 63 et 66), à laquelle on applique les mains; cette pièce, qui ne peut décrire que l'arc g R, porte un petit galet ? qui presse sur la branche supérieure du cliquetw. Le méme axe est muni d’une autre pièce k’, (fig: 68), pressée par le ressort l, et arrêtée par le petit cliquet m.
Les pièces v, w, x, y, z, &, L',c', d', é, à, sont enfermées dans une boîte que l'on peut ouvrir à volonté.
Sous l’entablement D sont fixées les charnières # » (fig: 62 et 64) du châssis E; des poids GG, placés sur l’entablement, déterminent Ja pression du rouleau sur la pierre F, d'une manière convenable ; quant à la pierre, elle est creusée en are, dont le centre est le même que celui d’oscillation du châssis,
Le jeu de la machine ést simple et aussi facile à concevoir que sa construction. Supposons qu'un ouvrier monté sur les deux pédales «b, foule alternativement l’une et l'autre; en appuyant sur le levier à, il fera marcher l'équerre de o’ en p'; le contraire aura lieu s'il presse la pédale b, et il en résultera un mouvement de va-et-vient du rouleau. Dans lé passage de ce rouleau; d’une extrémité à l'autre de la pierre, le bras coudé 4 prend différentes positions autour de la traverse n, et décrit un petit arc de cercle dont les pivots de cette traverse forment le centre. Pendant ce mouvement, le bec d'acier & accroche un mentonnet à ressort q (fig 66), fixé au milieu de la poignée f”, ce qui oblige cette poignée à tourner et à mouvoir la piècee, qui, en transmettant l'impression qu’ellé reçoit, au cliquet w, dégage ce dernier de la roue dentée v; celle-ci devient libre, et le cylindre tourne par la résistance qu'il éprouve sur la matière à broyer; mais ce dégagement de la roue v ne dure que pendant le passage d’une dent; car aussitôt que le mentonnet à ressort q échappe au bec #, le cliquet w retombe dans la dent suivante, Ce changement du cylindre n’a lieu qu'à chaque allée et venue, et au moment où le cylindre est arrivé présque au terme de sa course, du côté de l'ouvrier. On peut d'ailleurs, par la position du hec2£ du mentonnet, déterminer le changement de position du eylin« dre, à tel point de la course que l’on désire, :