MACHINE A BROYER LE CHOCOLAT: 251 LE
Le petit cliquet m' (fig. 68) sert à arrêter la pièce K', et à tenir le cliquet w dégagé des dents de la rone v, ce qui permet 1 au cylindre de conserver le mouvement de rotation autant de temps qu'on le juge convenable.
| L'opération du broyage se fait de Ia manière suivante : on { prend 185 grammes (6 onces) à peu près de chocolat pilé; on tourne la traverse set on dégage le cliquet w; alors faisant agir les pédales, on donne le mouvement alternatif au chassis, et le cylindre en tournant étend la matière sur la pierre. Lorsqu'elle est suffisamment étendue; l’ouvrier lève le cliquet m° le cliquet w s'engage dans une des dents de la roue v, et le cylindre ne tourne plus, mais il frotte sur la substance.
Les pièces en cuivre r » ( fig. 62, 63, 64), que l'on apercoit à l'extrémité postérieure de la pierre, et qui sont terminées par une échancrure circulaire, sont destinées à recevoir le rouleau lorsqu'il ne travaille plus ; la pierre est alors débarrassée, et on peut profiter de sa chalenr pour mouler le chocolat. Deux autres petites pièces s s’, fixées à l'extrémité antérieure de la pierre, arrêtent le cylindre lorsque, par nn mouvement trop rapide, il aurait pu sortir de dessus la pierre. La petite manivelle x (fig. 63) sert à débarrasser le cylindre du chocolat qui s'y est attaché, en le faisant tourner sur la pierre.
Il nous semble qu'au lieu des poids G, placés sur l’entablement D, et dont l'objet est de presser le cylindre sur la pierre, l’auteur aurait pu employer une tige longue graduée, fixée horizontalement au sommet du châssis E, et portant un poids curseur dont on aurait varié les distances, ce qui aurait pro= duit tous les deprés de pression désirables.
La combinaison des leviers du premier genre, qui transmettent le mouvement an cylindre, est très-ingénieuse, et nous pe connaissons pas d'autres machines où elle ait été appli= quée; elle constitue méme, avec le système qui donne le mouvement alternatif de rotation au cylindre, la partie d'invention da mécanisme de M. Legrand.
Un ouvrier peut, à l'aide déecette machine, fabriquer 20 kil. (4olivres)de chocolatbien broyé dans une journée de 10 heures; sa fatigue est moindre ; à ce qu'assure l’auteur, que s'il eût travaillé avec les bras seulement, et dans ce dernier casil n'aurait broyé que 7 kilogrammes 500 gr, (15 livres) de chocolat,
Explication des figures.
Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dañs toutes les ES : Elévation latérale de l'appareil.
. Plan coupé à la hauteur du milieu des colonnes ou de lo à qe 1K.,; il Jaisse voir la pierre. le rouleau et le mécanisine qui change la position de ce rouleau.
Fi ig. 64. Coupe générale: de la machine:
G5. Plan de leviers.
r. 66. Le bras. coudé fixé sur la bielle et le mentonnet que porte la poignée f, dessinés sur une plus grande échelle.
Fig. 67 et 68. Détails du mécanisme qui détermine le changément de position du cylindre,
Fig. 69. Détails de la monture des galets,
de 1 caisse en bois, formant la base de l'appareil; BB°P”, cases ou Compartiments de la caisse; celle du milieu est destinée à récevoir la poéle à feu; les deux autres servent d’étuves pour y placer le chocolat piles ; CC, colonnes qui tn l'entablément; D, entablement qui couroune l'appareil ; cl sen bo fre pee des charnières à l'entablement D: Fe pierre à broyer; G, poids placés sur l'entablement, et qui opè bi la pression “: étidte sur la pierre ;.HH , patins en fer sur le squels l'ouvrier pose les pieds.
ab, leviers ou pédales dont le mouvement détermine celui du rot Mere c, centre du mouvement du levier a; d, galet du levier précédent; il'se meut dans une entaille pre atiquée à la petite branche de l’équerre, afin de diminuer les frottements ; e, axe de ce galet; f, branche la plus courte d'une équerre 1 bras inégaux , qui change la direction dn mouvement alter natif des pédales; y, petite bascule*qui transmet le mouvement du levier b à l'équerre; k, coude et centre du monvement de cette équerre; ?, grande branche de l'équerre; elle est percée de trous assez rapprochés les uns des autres, afin de varier la distance du point d'attache de la bielle au centre de-mouvement de l'équerre, et donner, par ce moyen, une plus où moins grande étendue à la course du rouleau; 4, grille composée de tringles à crochet, placée dans l'intérieur des cases B, et destinée à recevoir la poéle à feu et les bassins remplis de chocolat pilé; {, bielle horizontale en bois qui trans met le mouvement de l'équerre au châssis E; m, rouleauten
un me