MACHINE A BROYEN LE CHOCOLAT
fer, servant à broyer le chocolat; n, traverse inférieure du châssis E; o,montants du châssis E; p, clavette passant à travers les branches d'une chape fixée à l'extrémité de la bielle, et qui la réunit à la traverse n ; g, bras coudé fixé sur la bielle ; r, centre de mouvement de ce bras; s, vis qui règle la hauteur du bras g: t, autre vis qui varie la position du bec dont le bras g est armé; w, bec en acier ; v, roue de vingt-quatre dents , montée sur l'axe du rouleau » ; w, grand cliquet d'arrêt de la roue v; x, centre de mouvement de ce cliquet; y, petite bascule à trois branches ; z, branche supérieure de cette bascule.
a, ressort qui presse la branche z; l’, seconde branche de la bascule qui presse sur le grand cliquet w; ©, troisième branche qui bute contre une cheville d'arrêt d'; e’, pièce fixée sur l'axe de la traverse f ; elle détermine le mouvement du cliquet w; f', traverse ou poignée à laquelle l'ouvrier applique les mains; g'h", arc de cercle qui peut être décrit par la pièce 2; ÿ, petit galet qui roule sur la branche supérieure du cliquet w; k, autre pièce fixée sur l'axe de la traverse f'; l', ressort qui tend à faire tourner la pièce précédente ; °, cliquet d'arrêt de Ja pièce # ; n’n’, charnières du châssis E ; 0’ p”, arc décrit par la grande branche i de l’équerre ; 7, mentonnet à ressort fixé au milieu de la traverse f”; » r, pièces de repos du cylindre tritureur; ss’, petites pièces d'arrêt qui empéchent le cylindre de s'échapper à l'extrémité de la pierre; € #; feuille de tôle formant les cloisons de séparation des cases BB; uw, bouches de chaleur servant au dégagement de la vapeur produite par le poussier de charbon contenu dans la poêle à feu ; v', galets à l'aide desquels le mouvement se transmet d'un levier au levier suivant; x", boulon servant d'axe au galet ; y’, entaille de la bascule g3 dans laquelle se ment le galet; z', petite manivelle montée sur l'axe du cylindre, et servant à le débarrasser du chocolat qui s'y attache, en le faisant tourner sur la pierre.
Pour complément, nous ajoutons un mot sur la machine de M. Poincelet.
Machine à broyer le chocolat, de M. Poincelet,
Cette machine renferme nn mécanisme ingénieux qui cOntribue à la perfection de la préparation du chocolat. Ellerse compose d'une pierre de liais, sur laquelle se broyent les matières. Le rouleau que l’ouvriér conduit, et qui opère sur celte
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pierre, est suspendu à un châssis qu'il fait mouvoir de l'ayant à l'arrière. Ce châssis est soutenu par deux volutes flexibles, qui s'élèvent de deux fûtsde colonne, et qui, au moyen d’un contré-poids qui lui sert de balancier, donnent au rouleau une légèreté qui en rend la pesanteur presque nulle pour les bras de l'ouvrier. Outre ce grand châssis, il s'en trouve un plus petit ajusté sur le premier, qui, au môyen d'un ressort à pompe, logé dans l'intérieur d'une petite colonne en cuivre, fixée au milieu du grand chässis, permet au rouleau de se prêter à la forme de la pierre, qui est taillée en portion de cercle à sa partie supérieure, et d'appuyer sur les substances à broyer sans un grand effort de l'ouyrier, à cause du propre poids du rouleau et du ressort en spirale qui le soutient. Malgré ces avantages, il fallait encore trouver un antre secours, celui-de faire produire un mouvement fixe et régulier au rouleau à chaque impulsion qu'il reçoit, afin que les matières fussent broyées par petites portions , etsuccessivement, Il fallait aussi, pour les réuiiir et les offrir de nouveau à l'action du rouleau , pouvoir faire rétrograder celui-ci d’un tour entier. A cet effet, deux roues à rochet, de même diamètre et de même division, agissent en sens inverse, en faisant faire au rouleau , à volonté, un vingt-cinquième de tour; deux bascules avec deux tiges de mouvement, pouvant échappér ensemble ou séparément par l'action de la main sur la poignée que tient l'ouvrier, sont, avec quelques pièces accessoires, tout le mécanisme qui complèté cette machine, qui donne une économie de main-d'œuvre de deux tiers.
Description d'un Moulin à broyer le chocolat > mu par un manège, el employé à Barcelone.
M. le comte de Lasteyrie a dessiné ce moulin dans une grande fabrique de chocolat à Barcelone, où il y en avait six de semblables. Une seule mule, attelée à un manège, mettait en mouvement trois moulins, dont chacun donnait cinq mou— tures par jour, composées de 11 à 12 kilogrammes (52 à 24 livres) de cacao chacune. Cette quantité était broyée en deux heures et demie, de sorte que les trois moulins réduisaient en pâte 172 kilogramimes (345 livres) de cacao par jour, tandis qu'un bon ouvrier n'en fait que de 10 kilog. à 12 kilog. 500 gram. (20 à 25 livres).
Ce moulin, placé au premier étage, est mu par un manège établi au rez-de-chaussée. L'arbre vertical A de ce manège