USAGE DU CHOCOLAT
cve à proportion du chocolat que l'on y a mis, le tout dans un petit pot; l'eau étant chaude, on le verse dedans, et on le dé fait avec le moulinet ; on le boit ensuite sans avoir séparé l'é cume, comme on a coutume de faire aux autres préparations.
A Livourne et en d’autres endroits d'Italie où l'on a la coutume de mettre à la glace ou à la neige presque toutes les boissons, pour chercher à remédier aux excessives chaleurs qui règuent en ces pays-là, on boit souvent le chocolat à la glace. Cette manière de le boire n’est pas désagréable; elle diffère particulièrement du café'et du thé qui ne sont bons que chauds, Cependant, c'est plutôt le goût et le plaisir qui l'ont introduite et autorisée, que la raison et la santé.
Usage du chocolat et son emploi mérlical.
Une infinité d'auteurs ont écrit sur son usage et ses propriétés; la plupart, partageant les illusions des enthousiastes , lui ont prêté les plus brillantes propriétés; mais nous vivons dans un siècle où le positif l'emporte sur le merveilleux, et l'expérience sur les hypothèses, toutes si séduisantes qu’elles soient. Nous allons done nous borner à un exposé des faits les plus exäcts, en prenant M. Delcher pour guide. Tout le monde sait que les Italiens, les Portugais , et surtout les Espagnols, prennent continuellement du chocolat, et qu'ils en ont toujours de préparé; on sait aussi que non-seulement ils le prennent fort peu sucré, mais qu'ils en reçoivent méme d'Amérique qui ne contient pas de sucre; c'est plutôt pour eux une boisson qu'un aliment, et par une de ces bizarreries humaines, non-seulèment il ne rompt pas le jeûue, mais les prétres mêmes peuvent én boire avant de dire la messe, ainsi que nous l'avons déjà dits Nous ajouterons ici qu'il paraît; d'après une lettre de Mt de Sévigné, que cette opinion était également partagée en France: « Je’ pris, dit-elle, le chocolat avant-hier pour digérer mon diner, afin démieux souper, et j'en ai pris hier pour me nourrir et pour jeñnêr jusqu'au soir : voilà en quoi je le trouve plaïsant, c’est qu'il agit selon l'intention. »
L'observation a démontré que le chocolat fait à l'eau est plus facile à digérer; on le prépare aussi au lait, à la erême, à l'émulsion d'amandes, etc., en ayant soin de le bien faire mousser dans la chocolatière avant de le servir. Le chocolat est regarcé comme un nutritif et un analeptiquetrès-agréable, qui produit d’heureux résultats, pour rétablir les forces et l'épuisement, sans échauffer ni apiter.comme le café et le thé,
Voilà pourquoi on le donne avec succès aux personnes délicates, nerveuses, dont l'estomac est faible, digère mal, et dont J'appétit setrouve paralysé ; il passe aussi pour apéritif, aphrodisiaque et sudorifique; on le recommande fait au lait à ceux qui sont atteints de consomption ou de phthisie, De savants médecins l'ont recommandé aux asthmatiques et aux personnes maigres, et l’on a cru observer que, par un long usage, il donne cet embonpoint qni semble attester une bonne santé, Laissant de côté tont ce qu'il peut y avoir d’exagéré dans cette diversité de propriétés, nous dirons que l’on confectionne aussi des chocolats médicamenteux en pastilles, dragées, pâtes, ete., contre les vers, la toux, la syphilis, la sécheresse de la gorge, l'expectoration difficile; à cet effet, on a associé au chocolat l'arrow-root, l'osmazome, le café, le lait d'amande, le sagou, le salép de Perse, là gomme, le fer, etc. Nous reviendrons sur ces chocolats, et nous parlerons déleurs propriétés ; nous nous contenterons de dire ici que ces chocolats sont des aliments précieux pour les personnes maigres, délicates, pour les enfants, les femmes, les vieillards , les convalescents et les personnes nerveuses et de peu d'appétit, D'après cela le chocolat convient peu aux personnes grasses, aux tempéraments bilioso-sanguins , etc. Maintenant, la fabrication du chocolat est arrivée à un tel point de perfection à Paris, que son emploïest devenu général.
Quelqnes médecins ont crn que le chocolat, le café, etc., étaient des aliments nuisibles lors des épidémies contagieuses ; c'est une erreur qu'il est bon de détruire : le chocolat et le café ne peuvent être dangereux que tout autant qu'on en fait un abus ; il est d’ailleurs prouvé que dans les maladies pestilentielles d'Espagne, ceux qui ont suivi ce dernier régime n'ont pas été plus épargnés que les autres. En Cadiz, sevilla y otros Pueblos de andalucia, muchos dexeron el chocolate, el café, la carne, ete. Por prevencion y estos fireron iqualmente acometidos del contagio, es un delirio que no debe apoyarse, solo debemos cueder del recto uso y no del abuso de tales alimentos,
Biscuits au chocolat.
Prenez : OEufs frais. , , ;, n°12 Chocolat en poudre tamisée. «+ . 125 gram. (4 onces). Sucre en poudre. . . + x kil. 500 gram. (3 livres).
Farine blutée, très-belle. . . 500 gram. (1 livre). On délaie et l’on bat le tout ensemble dans un mortier pen-