‹ Nouveau manuel complet du relieurChapitre 14 sur 70 · MACHINE A BATTRE · texte numérisé non relu

MACHINE A BATTRE

Depuis quelques années on a imaginé en Angleterre une machine qui dispense les relieurs du battage des livres. Nous avons décrit, p. 4 i, le procédé que doit employer l'ouvrier pour battre lesîivres, et nous avons fait remarquer que lorsqu'il n'est pas soigneux de bien rapprocher les jambes l'une de l'autre, pendant cette manipulation, il est sujet à contracter des hernies. C'est dans la vue d'éviter aux ouvriers ces maladies souvent incurables, que cet instrument à été imaginé.

La fig. 118, pi. 4, fait voir en perspective la Machine à battre, dont toutes les pièces, de même que le bâtis qui les supporte, est tout en fer. Elle se compose d'un fort bâtis très solide sur lequel s'élèvent, au milieu de sa longueur, deux jumelles qui supportent les pivots de deux forts cylindres roulant sur des coussinets de bronze. Ce grand bâtis est désigné par les lettres a, a, etc. ; les deux cylindres fc, &' sont supportés chacun séparément par de doubles coussinets en bronze, de môme que les cylindres d'un laminoir.

Ces cylindres ont un mètre de longueur, abstraction faite de leurs tourillons, leur diamètre est d'environ vingt-sept centimètres ou un tiers de la longueur du cylindre. La force motrice ne s'exerce directement que sur le cylindre inférieur \ le cylindre supérieur n'est mis en mouvement que par le contact médiat ou immédiat du cylindre inférieur, comme on va le voir clans un instant.

Le cylindre supérieur est supporté par ces deux coussinets à l'aide de deux vis o, o, qui s'engagent par une de leurs extrémités dans les écrous taraudés (Lus les coussinets. Ces vis sont rivées par leurs extrémités supérieures, au centre de deux roues /", /", à dentures inclinées, dans lesquelles

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