‹ Nouveau manuel complet du relieurChapitre 63 sur 70 · RELIURES ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

RELIURES ÉTRANGÈRES

lui faisant couvrir le bout qu'on a laissé pendre, et qu'on a rabattu sur le dos en dehors; on fait entrer son aiguille dans un second trou d, en la faisant sortir de dedans en deliors au point d; on croise l'aiguille sous la première passe e, comme on voit en b, pour lui faire former le nœud ou chaînette c; on ramène la lanière de d en h, pour la faire sortir par le point i; on forme un nouveau nœud ou chaînette , et ainsi jusqu'à ce qu'on soit arrivé à l'autre mors du livre. Alors on fait entrer le bout de la lanière en dedans , et on l'y colle contre le carton. On recouvre les nœuds ou chaînettes, du bout de la lanière qui sort par un mors, embrasse le livre dans l'épaisseur du dos , et est collé en dedans du carton à l'autre mors.

Toute la différence de la tranchefihire double, consiste dans la seconde chaînette , qui se fait de même que la précédente , mais qui est placée de manière qu'elle touche la tranche des feuillets.

Cette construction n'a plus lieu aujourd'hui parce qu'où les relie à la grèque ; elle serait utile seulement pour soutenir la tête et la queue du volume f et garantir les ornements du dos , qui s'useraient bien vite par le frottement. Aujourd'hui , depuis qu'on a imaginé les bosses , elles soutiennent suffisamment le dos en l'air pour qu'on n'ait pas besoin de ces sortes de tranchefiles > qui , quoi qu'en aient dit les anciens, et quoi qu'en disent quelques modernes , déparaient plutôt le volume qu'elles ne le paraient. Ces ornements était places après que la reliure était entièrement terminée, le dos doré et poli , de sorte que l'ouvrage était toujours sali avant d'être rendu.

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