‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etc (volume 2)Chapitre 32 sur 107 · Î.IACHISE PROPRE A DRESSER LES SURFACES · texte numérisé non relu

Î.IACHISE PROPRE A DRESSER LES SURFACES

la manufacture de Saint-Gobain. Il est inutile d’e.vposer l’économie qui en résulte.

Polissage des glaces par machines.

On a fait à diverses époques bien des tentatives pour polir les glaces par les secours des machines, mais ce n’est que dans ces derniers temps qu’on a enfin résolu le problème. Nous n’avons pas l’intention de faire ici l’iiistoriqiie de cette partie de l’art, et nous croyons devoir nous borner à la description de deux appareils modernes qui ont donné de trèsbons résultats pratiques, nous voulons parler de la machine à polir de la société des manufactures de Saint-Gobain et de la belle machine à dresser les glaces de M. Carillon ; en rappelant toutefois que M. Hoyau a inséré dans le bulletin de la Société d’encouragement, tome 31, p. 155, la description d’une machine à exécuter les surfaces planes, siiliériques, etc., qu’on peut appliquer aussi au polissage des glaces.

Machine propre à dresser les surfaces el à les polir, particulièrement applicable au poli et au douci des glaces et des

miroirs.

Voici la description de cette machine pour laquelle la société des manufactures de Saint-Gobain, a été iu-evetée en 1835:

Les dessins des fig. 217 et 218 représentent cette machine.

ün axe d donne le mouvement à une roue d’angle verticale h, qui le transmet à une autre roue semblable c.

Cette roue est surmontée d’une portion cylindrique creuse dans laquelle peut venir s’appuyer un autre cylindre d à croisillons, et il s’établit un frottement entre les deux surfaces cylindriques quand le frein d’ les serre sullisamment l’un contre l’autre.

A l’aide de ce frottement, la roue creuse c, entraîne celle d, et celle-ci donne le mouvement à un axe vertical e, qui s’élève au dessus d’un cercle qui couronne le bâtis général g.

Cet axe se termine par une manivelle principale f’, ayant un mouvement de va-et-vient de toute l’étendue de son rayon au grand châssis h.

Quatre autres manivelles f, emmanchées par leurs tourillons dans le même châssis, maintiennent riiorizontalité de son mouvement, qui d’ailleurs, est soutenu par des chaînes 1, 2, 3, â, 6, c, 7, variables de longueur à volonté et dont l’extrémité est attachée au plancher supérieur.

Sur le tourillon de la manivelle motrice f' se trouve implantée une roue d’angle horizontale P, engrenant à volonté Fabricant de Verre, Tome 2, 13

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dans deux roues semblables verticales o; à l’aide de l’erabrayoir o'.

Ces roues sont fixées sur des axes n pouvant envoyer le mouvement, à droite et à gauche, à des roues d’angle m l.

Ces dernières font mouvoir des grandes roues droites y qui donnent, chacune, un mouvement plus rapide à quatre i autres roues droites qui font mouvoir les dressoirs ou po- | lissoirs t, garnis, en dessous, de glaces, de tapis, de cuirs ou I de feutres.

On a ainsi un système de quatre polissoirs ayant chacun un mouvement de translation tel que les traces des différents points de frottement changent à chaque instant et ne peuvent ■ pas retomber à la même place, grâce au mouvement de va- i et-vient que possède la table sur laquelle repose la glace à dresser ou à polir.

table : elle est établie sur un châssis en fonte mobile transversalement sur des galets r, qui peuvent rouler sur une ; coulisse dont est surmonté le bâtis général S, fixé invariablement sur le sol.

Le mouvement du châssis est opéré par une courbe en > cœur X, laquelle reçoit le sien d’un axe vertical t, sur lequel se trouve fixée une roue dentée t\ et cette roue prend ellemême le mouvement d’une vis sans fin v que porte le grand j axe a.

En couvrant la surface à dresser ou à polir de matières usantes ou polissantes, comme du grés, de l’émeri ou de l’oxyde rouge de fer, et laissant les dressoirs ou polissoirs reposer librement sur ces surfaces mouillées, on obtient, par ■ leur mouvement, un douci et un poli d’une grande perfec- ! tion, ainsi que l’expérience nous l’a montré déjà depuis long- ! temps.

Description de la machine à dresser les glaces, de

M. Cakillon.

La machine à dresser les glaces, inventée par M. Carillon, ! et représentée en élévation longitudinale, fig. 219, en élé- ' vation vue de face, fig. 220, et en projection horizontale, | fig. 221, est basée sur ce principe de géométrie : une ligne I droite qui se meut sur deux droites parallèles engendre un plan.

A et B sont les deux lignes droites vues en projection horizontale, de profil et par le bout, ce sont deux pièces de fonte dressées en forme de V à la partie supérieure; elles sont fixées entre elles par cinq entreloises G.

gur cçs pièces de fonte sont disposées deux flasques

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