‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etc (volume 2)Chapitre 33 sur 107 · MACHINE A DRESSER LES GLACES · texte numérisé non relu

MACHINE A DRESSER LES GLACES

(ju! peuvent se mouvoir dans toute leur longueur, et sont jointes entre elles par les entretoiscs G, F, et par le portecharriot H. Ce porle-charriot est la troisioine ligne droite qui détermine le plan.

Le cliarriot Y, qui se meut sur le cliarriot H, est muni de deux coussinets dans lesquels tourne un arbre I; à cet arbre est fixé un rodoir K, qui frotte sur la glace et la dresse.

Sur les entretoises C sont posées des pierres bien jointes qui ne doivent former qu’une seule surface. Ces pierres sont entourées d’une auge en fonte dans laquelle l’eau et le sable du rodage tombent après avoir rempli leurs fonctions; elles sont dressées par la machine même, et c'est sur leur surface parfaitement plane que la glace est scellée. Au milieu de l’arbre I, entre les deux coussinets, est un renflement fileté portant un écrou a; cet écrou est taillé à la partie supérieure comme une roue dentée ; au-dessus de lui est enfilée sur l’arbre, une bague que l’on peut monter ou descendre, mais qui ne peut tourner à cause d’une clavette fixée dans son intérieur, laquelle glisse dans une rainure faite dans l’arbre. Cette bague porte une dent en dessous qui peut entrer dans une entaille de la denture de l’écrou et le fixe; ainsi la circonférence de l’écrou étant divisée en 40 parties, et la hauteur du filet de la vis étant de 6 millim . (2 lignes) il est possible, en ne changeant la position de l’écrou que d’une dent, de

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ne changer la hauteur du rodoir que de - - rrrO^.OOOlS,

ce qui permet de donner exactement aux glaces l’épaisseur convenable ; il est évident, lorsqu’une surface de cette glace sera droite et qu’on appliquera celte surface sur la pierre bien dressée, que la seconde surface de la glace sera parallèle à la première, lorsqu’elle sera terminée.

Maintenant, en décrivant la machine, nous allons expliquer comment on arrive, à l’aide d’un moteur aveugle, à obtenir le résultat qui vient d’être indiqué.

L est un arbre moteur qui reçoit le mouvement d’une machine à vapeur ou d’une roue à eau. M est un arbre portant une poulie de renvoi. N et O sont deux poulies fixées sur la machine ; une courroie est passée sur ces quatre poulies, qui tournent ensemble.

La poulie O’ fixée sur un arbre cylindrique, tourne sur deux coussinets placés sur les fiasques D, E. Sur cet arbre est montée une roue droite P, folle sur l’arbre, ayant à son centre un embrayage à friction ; à côté de cette roue, un manchon Q, pour cet embrayage, peut glisser longitudinalement sur l’arbre, mais il est contraint de tourner avec lui par

148 Quatrième partie.

une clavette engagée dans une rainure qui est pratiquée sur ; i toute la longueur de l’arbre.

Sur ce même arbre est fixée une roue d’angle R, qui ne peut pas tourner sur l’arbre à cause d’une clavette engagée dans la rainure, mais qui glisse sur lui dans toute sa longueur. Cette roue est soutenue par une chaise qui est fixée sur le cbarriot I, et elle donne le mouvement à une autre roue : d’angle S montée sur l’arbre du rodoir K. Cette dernière : entraîne l’arbre du rodoir par son mouvement, mais elle per- | met à cet arbre de monter ou de descendre dans son mamelon.

On voit donc que le rodoir reçoit son mouvement de ro- | talion en même temps qu’il peut monter et descendre pen- | i dant ce même mouvement, et suivant l’épaisseur à donner i aux glaces.

A côté de l’arbre du rodoir est fixée, sur le cbarriot, une trémie Tdans laquelle on met du sable sec; au-dessous de cette | trémie est un auget T’, semblable à celui des moulins à blé, i qui est agité par le mouvement de l’arbre du rodoir sur le- , quel est un babillard ; le sable tombe dans un entonnoir V, i qui est placé au centre du rodoir; en même temps de l’eau arrive dans ce même entonnoir par un tuyau articulé A’, et , se mêle au sable pour tomber sur la glace. |

Lorsque la glace est encore brute, il est nécessaire de di- ! miniier le poids du rodoir, qui ne portant que sur quelques i points, la ferait casser; pour obtenir ce résulat, l’arbre du : rodoir est réuni, à sa partie supérieure, avec un levier B’, par deux petites bielles. Ce levier, dont le point d’appui est I sur le cbarriot J, porte un poids U, qui peut se mouvoir sur j le levier à l’arbre du pignon qui engrène avec une crémaillère h; par le moyen de ce poids que l’on promène à volonté sur I ■ toute la longueur du levier B’, on donne au rodoir le degré i de pression nécessaire sur la glace.

La poulie N est fixée sur un arbre tournant sur deux coussinets placés sur les deux flasques ; sur cet arbre est disposée une roue droite W semblable à la roue P, et portant aussi un embrayage à friction à son centre. Cette roue est folle ! sur l’arbre comme la première; il y a, à côté de celte roue, un manebon X, fig. 221, pour cet embrayage, glissant sur l’arbre, mais tournant avec lui ; à l’extrémité de cet arbre et en dehors des flasques est fixée une poulie Y.

L’entretoise G est surmontée d’un arbre Z, tournant sur des paliers; sur cet arbre est monté, d’un bout, un pignon d’angle d\ et, de l’autre, une roue droite a’, une poulie b' folle

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