‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etc (volume 2)Chapitre 7 sur 107 · GRAVURE SUR VERRE · texte numérisé non relu

GRAVURE SUR VERRE

jours délicate; il faut soigneusement éviter le contact de l’acide, quoique faible, il agit encore fortement sur l’économie animale.

Pour graver facilement sur verre.

Faîtes chauffer le verre , et enduisez-le d’une couche de cire; quand elle sera refroidie, tracez dessus les traits ou dessins que vous désirez , de manière à pénétrer jusqu’au verre; plongez-le ensuite dans l’acide suKurique, et saupoudrez de fluate de chaux. Au bout d’un certain temps, on fait chauffer de nouveau le verre pour enlever la cire et l’on trouve tous les traits reproduits en creux. Cet effet est dû à la décomposition du fluate de chaux par l’acide sulfurique qui met l’acide fluorique à nu , lequel se porte sur la silice , qui est un principe constituant du verre, et n’attaquant que ce qui n’est pas recouvert de cire.

Nous allons ajouter ici la note sur les étiquettes vitrifiées , qui a été publiée dans le Mémorial vniversel de l’Industrie.

Nous ne traiterons point ici de la gravure au touret, parce qu’elle constitue un art particulier.

JEli'Juettes des bocaux ou autres vases en verre de pharmacie , chimie, etc.

Les erreurs dangereuses auxquelles sont exposés les pharmaciens, les chimistes, etc., par suite des altérations que subissent les étiquettes ordinaires ou en papier de leurs flacons , bocaux , ou autres vases en verre , à raison surtout de leur contact avec les diverses substances salines, soit liquides, soit en vapeurs ou en état de gaz, ont fait constamment désirer de pouvoir leur substituer des étiquettes qui ne fussent point sujettes à ces inconvénients. De là, celles peintes ou vernies , celles gravées sur le verre avec l’acide fluorique et avec le diamant, celles en couleurs émaillées fondues sur le vase même, avec ou sans réserve pour les inscriptions, etc.; mais l’application de ces dernières , qui sont trop chères pour être employées généralement, exige des personnes exercées et tout à la fois bien instruites des procédés dont malheureusement le succès n’est pas toujours certain. Il est un moyen plus expéditif , beaucoup moins coûteux , d’une exécution plus facile et en outre immanquable; c’est celui que présente la gravure au tour. A l’aide de cette méthode , on peut se procurer trois sortes d’étiquettes, toutes inaltérables , par les agents les plus actifs, l’acide fluorique excepté. La première se pratique en traçant sur le verre des lettres seulement dépolies; la deuxième en dépolissant une bande du vase, sur la- Fabricant de Verre. Tome 2.

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quelle on réserve le verre , qui , par son état naturel et par conséquent poli , doit former l’inscription ; la troisième en gravant en creux sur le fond du verre dépoli ou non , des lettres que l’on polit ou non, à volonté. Les verres des bocaux et autres vases plus ou moins colorés diversement , offriront, ainsi qu’il est aisé de le sentir, d’autres combinaisons plus ou moins variées de ces mêmes étiquettes. Il n’est pas de chef-lieu de département ou d’autres villes un peu commerçantes dans lesquelles on ne trouve des graveurs sur verre auxquels cette partie de leur art soit assez familière pour pouvoir satisfaire les amateurs. Il n’est pas non plus de gobeletteries en verre ordinaire ou en cristal qui n’occupent quelques artistes de ce genre , et d’où l’on ne puisse , au besoin, se procurer, soit directement, soit par la voie des faïenciers , les différents vases gravés avec étiquettes, à l’instar de ceux en faïence des anciennes officines qui étaient î expédiés avec des étiquettes peintes sur leur couverte. Nous | avons pensé qu’il suffisait d’indiquer cette manière de faire | des étiquettes inaltérables, pour que les personnes intéressées à ne pas commettre d’erreurs ou à ne pas s’exposer aux dangers qui en seraient la suite, s’empressassent de ! l’adopter.

On a déjà eu recours au touret du graveur pour ôter le 1 poli au verre et y tracer des caractères qui ne puissent pas s’effacer.

Ce moyen à la vérité offrait en partie ce qu’on désirait; mais ces caractères ne s’offrant pas assez visiblement à l’œil, i lors du service, on a repris l’usage des étiquettes de papier qui, malgré le vernis dont elles sont enduites, assujettissent encore à des renouvellements très-rapprochés.

Il n’y avait que les oxydes à l’aide desquels on pouvait atteindre le but désiré , celui de fixer sur le verre des étiquettes lisibles et inaltérables; il fallait , pour les unir au verre ! par l’action du feu, faire monter le calorique jusqu’à la fu- ' sion du verre, sans déformer les pièces sur lesquelles on les appliquait, et ramener ensuite ces pièces au point de frigi- i diié ordinaire, sans accident.

Quant à la composition de ces étiquettes, tonte personne instruite en chimie sait que le corps blanc est dû au sable et à l’étain ; que celui de couleur noire dont les caractères sont formés , est obtenu du fer, lesquels réunis à des fondants deviennent homogènes par leur fusion avec le verre qui les reçoit, et sont dés lors ineffaçables.

Luton est parvenu , par une longue étude de l’action du j eu sur le verre, à fabriquer des llacons de toutes dimen-» I

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